Hôpital E. Herriot - Lyon

L'urgence, c'est de conserver les emplois

Brève
22/06/2009

Le personnel des urgences chirurgicales est en grève depuis le 21 juin contre la suppression de six postes d'infirmières.

Dans ce service, suite au déplacement d'une activité sur un autre hôpital, les conditions de travail et d'accueil des patients s'étaient nettement améliorées.

Mais la volonté du ministère de combler le déficit de 95 millions des HCL impose de supprimer plus de 200 postes par an jusqu'en 2013. Alors, pour ces gestionnaires qui veulent transformer les hôpitaux en entreprises rentables, peu importe l'intérêt des malades et du personnel. C'est ce que dénoncent les infirmières, les aides-soignants et les médecins des urgences chirurgicales qui réclament le maintien des effectifs.

Rhodia - Saint-Fons

Grève contre les suppressions d'emplois

Brève
18/06/2009

Jeudi 18 juin, une soixantaine de salariés du site Rhodia de Saint-Fons Chimie sont allés perturber la séance du CE extraordinaire, après un appel à la grève et un rassemblement d'une centaine de travailleurs en colère.

Ils se mobilisent contre les projets de fermeture de plusieurs ateliers du site entraînant plus de 80 suppressions d'emplois. Certes, la direction ne parle pas de licenciements secs. Mais des suppressions d'emplois, cela veut dire autant de jeunes qui ne trouveront pas de travail, ce qui est inacceptable en cette période de chômage.

C'est pourquoi les salariés grévistes, avec la CGT, ont décidé de poursuivre la grève jusqu'au lendemain, et que certains secteurs se préparent à prolonger la grève le week-end car ils pensent que seule la lutte pourra faire reculer la direction sur les emplois.

Dans le groupe Rhodia, ce sont plusieurs centaines d'emplois qui vont être détruits sur les sites de Valence, Belle-Etoile ou Rhodia Chimie à Saint-Fons, mais aussi sur les sites de Chalampé en Alsace et Melle dans les Deux-Sèvres. Pourtant le groupe avec 107 millions de bénéfices en 2008 et plus d'un milliard de liquidités n'est pas en faillite et vient même d'acheter une entreprise aux États-Unis en payant cash.

Pour maintenir tous les emplois, il faudra imposer de prendre sur les profits passés et présents.

France Telecom

La santé au travail !

Brève
16/06/2009

Le 11 juin, les élus du Comité d'entreprise de la région Centre-Est de France Telecom ont tenu une conférence de presse devant l'agence Vivier-Merle à Lyon. Ils dénoncent plus de 1200 suppressions de postes en deux ans (aujourd'hui huit à Montluçon, il y a un mois 40 au service 1013 de Lyon), prochainement la fermeture des boutiques de Lyon Vitton et de Saint-Chamond.

Dans les services techniques, la direction pousse à l'utilisation de matériel dangereux comme des "échelles plateforme" lui permettant d'envoyer un agent travailler seul pour des travaux en hauteur, à la place d'une équipe de deux avec un camion nacelle, risquant ainsi la peau des intervenants, histoire de faire des économies. Et France Telecom espère aussi que ses sous-traitants en fassent de même.

Les pressions au travail sont incessantes. Les médecins du travail dénoncent cette situation : 18 suicides en deux ans dans tout le pays et, dans la région Centre-Est, augmentation spectaculaire du nombre des arrêts de travail malgré les pressions de la direction sur les médecins. Les cadres aussi subissent des pressions : ils doivent changer d'affectation tous les trois ans ou partir. Enfin la direction locale de Vivier-Merle a été jusqu'à faire d'énergiques pressions sur le personnel pour qu'il ne vienne pas assister à cette conférence de presse : tout un symbole !

Crémonini (SNCF)

Les grévistes ont gagné

Brève
08/06/2009

La SNCF, dans le seul souci de faire des économies, a confié la restauration à bord des TGV au groupe Crémonini à la place de la société Wagon-lits. Mais à peine en place, Crémonini a voulu imposer un nouveau contrat de travail comprenant, entre autres mauvais coups, une baisse des primes et des amplitudes horaires pouvant atteindre 19 heures.

Les salariés n'ont pas accepté et se sont mis en grève. A la gare de Lyon Perrache, c'est entre 45% et 75% des effectifs qui ont cessé le travail durant 25 jours, week-ends compris. Pendant ces quatre semaines, les TGV Lyon-Paris ont été privés de boissons et de nourriture, faisant perdre à Crémonini un important chiffre d'affaires.

Face à la ténacité des grévistes, Pépy, le patron de la SNCF, s'est invité dans les négociations, une façon de reconnaître la responsabilité de la SNCF dans cette affaire. Crémonini a donc fini par remballer son projet pourri et revenir aux conditions antérieures de salaires, d'horaires et de droits syndicaux, y compris pour les futurs embauchés. Les grévistes peuvent être fiers de leur combativité qui les a conduits à la victoire.

Chassieu (Rhône)

ABB : Les travailleurs refusent de se laisser licencier

Brève
05/06/2009

Mardi 2 juin, 300 salariés de différentes usines ABB ont envahi la salle de réunion du Comité d'entreprise, à Montluel, pour protester contre les 540 licenciements annoncés en France, avec la fermeture de deux usines, à Mâcon et Aulnay-sur-Odon. Et le lendemain, les travailleurs de l'usine de Chassieu, où il y aura 96 licenciements (sur environ 500 salariés), ont de nouveau manifesté et bloqué leur usine.

Ils accusent la direction de l'entreprise de prendre la crise comme prétexte pour supprimer des emplois et fermer des usines. Car le groupe ABB n'est pas une petite PME : c'est un des leaders mondiaux dans les technologies d'énergie et d'automation, qui emploie 120 000 salariés dans une centaine de pays.

Fin 2008, le président d'ABB s'était vanté d'avoir 4 milliards d'euros de réserves de liquidités nettes, qui allaient lui permettre de profiter de la crise pour faire d'éventuelles acquisitions à bas prix. C'est ainsi qu'ABB vient d'acheter la société italienne Comem, spécialisée dans les transformateurs.

Les travailleurs d'ABB ont vraiment de bonnes raisons de ne pas vouloir se laisser jeter à la rue !