Centre de tri

Grève aux centres de Tri de Vitrolles et des Arnavants (Marseille)

Brève
31/05/2010

Depuis le 25 mai, les centres de tri de Vitrolles et des Arnavants, qui desservent une partie de Marseille et de son agglomération, sont en grève.

Avec les réductions d'effectifs, il manque 30 à 40 emplois dans chacun des deux centres, et la charge de travail est devenue insupportable. Des machines de tri qui nécessitent deux personnes pour fonctionner tournent avec une seule, les pressions de la hiérarchie se multiplient pour empêcher les travailleurs de prendre la moindre pause.

C'est pour obtenir les embauches nécessaires et des conditions de travail correctes que les postiers se sont mis en grève.

Hôpital du Vinatier - Bron (Rhône)

La prison à l'hôpital, ça passe mal

Brève
30/05/2010

Mardi 18 mai, la première des 22 UHSA prévues en France a ouvert à l'hôpital du Vinatier. Ce sont des services psychiatriques destinés aux détenus, car ils sont nombreux à être malades : un quart des détenus relèveraient de la psychiatrie. C'est à mettre en lien avec les 40 000 fermetures de lits qu'il y a eu sur 20 ans dans les hôpitaux psychiatriques du pays.

La direction, pour trouver des volontaires acceptant d'aller travailler "en prison", a dû promettre une prime de 234 € par mois. Mais, finalement, elle ne sera plus que de 117 €. Aussi le personnel de l'UHSA s'est mis en grève mardi 18 mai, jour de l'ouverture du service. Ils étaient au portail avec des tracts appelant l'ensemble du personnel à manifester le vendredi.

Ce jour-là une centaine d'agents hospitaliers étaient présents pour dénoncer, lors de l'inauguration par Bachelot et Alliot-Marie, les restrictions budgétaires et la stigmatisation des malades mentaux.

La Duchère - Lyon 9ème

Encore des logements sociaux qui disparaissent

Brève
20/05/2010

Le 19 mai, la barre 220 de La Duchère a été démolie. De 2003 à 2012, 1730 logements sociaux auront été détruits dans ce quartier populaire de Lyon. Sur ce nombre, seuls 350 seront reconstruits en tant que tels, alors que les autres seront en location privée ou en accès à la propriété, autrement dit pour une population plus aisée. Dans l'agglomération de Lyon, entre les tours et les barres démolies à Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Bron et La Duchère, ce sont des centaines de logements sociaux qui disparaissent.

Car il y a bien moins d'appartements dans les petits immeubles reconstruits, et une bonne partie ne sont pas des appartements sociaux au nom de la "mixité sociale". Le résultat, c'est que les familles ouvrières ont de plus en plus de difficultés pour trouver un logement assez grand et bon marché, alors que de plus en plus de travailleurs ne peuvent plus payer les loyers prohibitifs du secteur privé.

La seule vraie mixité sociale, ce serait d'imposer de construire, y compris dans les communes bourgeoises, des logements sociaux, en grande quantité, de bonne qualité et à bas loyer, accessibles aussi aux plus pauvres. Cela coûterait de l'argent ? Mais chaque jour, nous voyons que de l'argent il y en a pour sauver les profits des banquiers et des capitalistes !

Bourg-en-Bresse (Ain)

La "faute inexcusable" d'Eurovia

Brève
12/05/2010

La famille d'un ouvrier de la société Eurovia, décédé d'un cancer de la peau après 20 ans de travail sur les routes à épandre du bitume chaud, avait porté plainte contre l'employeur, filiale du géant du BTP Vinci. Les dangers du bitume sont connus depuis longtemps. Mais cela n'a pas empêché Eurovia de faire travailler les ouvriers sans aucune protection.

Le TASS (Tribunal des affaires de sécurité sociale) de Bourg-en-Bresse vient de donner raison à la famille en reconnaissant "de la part d'Eurovia une faute inexcusable".

Bien qu'Eurovia ait fait appel, ce jugement propose un début de jurisprudence, comme l'a souligné le président du tribunal. Il pourrait permettre de limiter, voire d'interdire l'utilisation du bitume sans précaution comme cela a été le cas pour l'amiante. Personne ne devrait risquer sa vie en travaillant.

Gémenos (Aubagne)

Les travailleurs de Fralib se sont fait respecter

Brève
11/05/2010

A Gémenos, les travailleurs de l'usine Fralib, qui fait partie de la multinationale Unilever, ont mis fin à leur grève après 58 jours.

Ils ont obtenu un certain nombre de reculs de leur direction : celle-ci doit retirer toutes les sanctions qui avaient en partie provoqué la grève, elle augmente les salaires de 30 Euros (soit le double de ce qui était prévu à l'origine), elle limite les retraits de salaire pour fait de grève. Au total, et grâce à l'argent collecté auprès des travailleurs de la région, les grévistes perdront moins d'un demi mois de salaire pour près de 9 semaines de grève. Certes, la revendication de 200 Euros pour tous n'est pas atteinte, mais à la reprise du travail mercredi 5 mai c'était la direction qui faisait grise mine.

Les Fralib sont fiers d'avoir tenu tête à un patron particulièrement arrogant et provocateur, ainsi qu'à une multinationale riche à milliards. Et ils sortent renforcés de leur lutte.