Feyzin (Rhône)

En grève pour les effectifs

Brève
14/05/2007

Les cheminots du triage de Sibelin débrayent 3h55 par jour, à plus de 70 %, depuis jeudi soir 10 mai.

Ce qui a déclenché leur grève, c'est un ras-le-bol général, en particulier des effectifs insuffisants. Le manque de personnel fait qu'on leur demande d'être toujours plus disponibles : ils sont appelés chez eux pour changer leurs horaires de travail du lendemain et on leur demande aussi parfois de venir travailler des week-ends où ils auraient dû être en congé. On leur demande de se former pour être superpolyvalents, mais cela se retourne contre eux car ils se retrouvent à être encore plus corvéables. Et la SNCF décide d'en haut des réorganisations qu'il faut ensuite se débrouiller à appliquer avec chaque fois moins de personnel.

C'est pourquoi les grévistes revendiquent l'arrêt des réorganisations et l'augmentation des effectifs.

Rhône

Fermeture d'une usine de chaussures

Brève
25/04/2007

Les 63 salariés de l'usine "Accessoire Diffusion", à Saint Symphorien sur Coise, viennent d'apprendre la fermeture de leur usine de fabrication de chaussures de luxe.

Après deux dépôts de bilan et rachats en 1997 et 2002, le propriétaire actuel a de nouveau déposé le bilan fin janvier et l'entreprise a été mise en observation jusqu'au 31 juillet. Mais sans attendre cette date, un appel d'offre a été lancé avec comme perspectives la liquidation ou la cession de l'entreprise. Le tribunal de commerce doit trancher jeudi 26 avril.

Le seul repreneur s'étant manifesté est le groupe Vivarte, un des leaders de la distribution de vêtements et de chaussures, avec 2500 magasins sous 15 enseignes différentes comme Caroll, Kookaï, André, Minelli... Mais ce n'est pas l'usine qui l'intéresse. Car, le propriétaire actuel ayant séparé la production de la marque et des magasins de vente, Vivarte achèterait la marque et fermerait l'usine.

Les salariés (en majorité des femmes) ont entre 15 et 30 ans d'ancienneté dans l'usine, elles ont toujours travaillé dans la chaussure et, dans cette petite commune des Monts du Lyonnais, elles auront bien du mal à retrouver du travail. L'annonce de la fermeture les a consternées.

Le directeur de l'entreprise, M. Hubert de Chaisemartin, prétend ne pas pouvoir faire autrement à cause de problèmes de trésorerie, qui seraient dus à un conflit l'opposant à un ex-dirigeant. Les travailleurs, payés au SMIC, qui fabriquent des chaussures vendues plusieurs centaines d'euros, ne sont en rien responsables de ces problèmes. Il n'y a aucune raison pour qu'on le leur fasse payer en supprimant leurs emplois !

Pierre-Bénite (Rhône)

Recul de la direction d'Arkema

Brève
03/04/2007

Lundi 2 avril, des dizaines de travailleurs venus en délégation de plusieurs entreprises Arkema du pays, mais aussi de Rhodia, Ciba-Huntsmann, Famar, Renault-Trucks, SNCF, communaux... de la région sont venus soutenir les grévistes d'Arkema - Pierre-Bénite en grève depuis une semaine contre l'arrêt de plusieurs productions entraînant la suppression de 248 emplois.

L'après-midi, la direction d'Arkema a proposé d'annuler le CCE prévu le lendemain et de nommer des experts, comme le demandaient les syndicats. Devant ce recul de la direction, les grévistes ont décidé de reprendre le travail mardi 3, tout en disant qu'il faudrait remettre ça si la direction ne propose rien de satisfaisant.

Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema supprime 226 emplois

Brève
25/03/2007

La direction d'Arkéma a annoncé, jeudi 22 mars, la suppression de 226 emplois équivalents temps pleins (ce qui fait environ 240 emplois réels) sur 574 en production, à l'usine de Pierre-Bénite, sans compter les sous-traitants qui eux aussi seront touchés.

La directrice de l'usine les justifie en invoquant la pérennité de l'entreprise. C'est plutôt la pérennité des dividendes versés aux actionnaires dont il faudrait parler !

En 2004, Total s'est débarrassé de sa branche chimie, devenue Arkéma, qui rapportait moins que le pétrole. Depuis, Arkéma prétendait être en déficit, affirmation que les travailleurs n'avaient aucun moyen de vérifier. Cependant, en 2006 Arkéma a officiellement renoué avec les bénéfices : 45 millions d'euros, soit 2600 euros de bénéfices par salarié.

Les suppressions de productions et d'emplois ne se justifient donc pas par une nécessité vitale pour le redressement de l'entreprise. Le maintien des 240 salariés au travail ne représenterait qu'une petite partie de ces profits. Les travailleurs n'acceptent pas cette décision et veulent le maintien de tous les emplois.

Saint-Genis-Laval (Rhône)

Famar : la direction recule sur les salaires

Brève
21/03/2007

En 2004, Aventis avait vendu son usine de Saint-Genis-Laval à un façonnier : Famar. Depuis, celui-ci prend prétexte du fait que l'entreprise n'est plus que sous-traitante de grands groupes pharmaceutiques, qui fixent les prix, pour ne céder que des augmentations très faibles. Et les nouveaux embauchés le sont à des coefficients et des salaires bien plus bas qu'auparavant.

Cette année, la direction ne proposant que 25 à 38 euros d'augmentation, des ouvriers de production, en particulier des jeunes, se sont mis en colère et, après plusieurs jours de débrayages, en grève. Finalement, après sept jours de grève, la direction a reculé et proposé 45 euros d'augmentation pour les plus bas salaires, avec effet rétroactif au 1er janvier, le paiement de deux jours de grève et des augmentations individuelles pour les embauchés depuis 2004.

Pour beaucoup de jeunes ouvriers, c'était leur première grève. Elle leur a permis de se connaître et de mesurer l'importance de s'organiser et de se battre pour faire reculer leur patron.