Raffinerie Total de Feyzin (Rhône)

Grève massivement suivie

Brève
18/02/2010

Les travailleurs de la raffinerie Total de Feyzin se sont mis massivement en grève, mercredi 17 février, en même temps que ceux des autres raffineries du pays, en soutien avec les travailleurs de Total à Dunkerque, dont la raffinerie doit fermer.

Mais aussi parce qu'ils craignent pour leur propre avenir, car rien ne prouve que d'autres raffineries ne vont pas suivre. Ceux du Centre de recherche de Solaize étaient aussi présents dans la grève pour les mêmes raisons.

Alors que les syndicats appelaient, nationalement, à 48 heures de grève, les grévistes de Feyzin ont voté la grève illimitée. Car leur colère est grande, et l'annonce de suppressions d'emplois, alors que Total a fait 7,8 milliards d'euros de bénéfices en 2009, ne passe pas.

Grève d'enseignants du Rhône

Ce n'est que partie remise

Brève
15/02/2010

Les enseignants du lycée Picasso de Givors ont poursuivi la grève jusqu'aux vacances. Et à Vénissieux aussi, ceux de la cité scolaire Sembat/Seguin sont entrés dans le mouvement le mardi 9 février pour dénoncer la suppression de six postes, l'augmentation des heures supplémentaires, et des classes qui passeront de 24 à 30 élèves.

Les grévistes se sont rendus dans les établissements voisins où ils ont reçu un bon accueil, car les problèmes se posent partout. Les délégations des différents établissements n'ont obtenu du Rectorat que six heures pour le lycée Picasso !

Cela n'a pas entamé la détermination des grévistes. Tous veulent reprendre le mouvement à la rentrée, avec la volonté d'étendre la contestation.

Givors (Rhône)

Non à la dégradation des conditions d'enseignement !

Brève
07/02/2010

Les enseignants du lycée professionnel Picasso, à Givors, ont fait grève à 98%, jeudi 4 février, pour protester contre la baisse des moyens qui leur seront affectés l'année prochaine : il doit en effet perdre 15% de ses heures d'enseignement, soit 100 heures.

La conséquence, c'est le non maintien des Bacs professionnels en deux ans pour les élèves actuellement en BEP et CAP, la non ouverture des CAP carrosserie et mécanique auto qui avaient été promis, et la hausse des effectifs dans les classes, avec moins de dédoublements. Tout cela dans un lycée classé "site d'excellence et Réseau réussite scolaire", dans un environnement difficile et dans un bassin d'emploi sinistré.

Pour faire des économies à l'Education nationale, le gouvernement choisit d'imposer une dégradation considérable des conditions d'enseignement, y compris pour les jeunes qui ont le plus de difficultés scolaires. C'est cela que les enseignants n'acceptent pas !

Saint-Fons (Rhône)

Collège Alain en grève

Brève
07/02/2010

Jeudi 4 février, les enseignants du collège Alain ont fait grève pour protester contre la diminution des moyens l'année prochaine alors que le nombre d'élèves augmentera et que l'établissement est classé "ambition réussite", ce qui devrait se traduire par plus de moyens pour faire face aux nombreuses difficultés des élèves.

Il y aura une augmentation du nombre d'élèves par classe : 27 élèves en 3ème, cela ne facilitera pas la réussite scolaire. Et pour les enseignants, ce sera une hausse imposée des heures supplémentaires et des suppressions de postes.

Les parents d'élèves, qui soutiennent le mouvement, ne sont pas dupes et ont l'intention de ne pas se laisser faire.

Ardèche

Des licenciements contestés

Brève
04/02/2010

29 anciens salariés des papèteries Canson sont allés aux prud'hommes pour contester leur licencement en 2009, suite à la fermeture d'une des usines d'Annonay. Ils contestent le motif économique, car des intérimaires avaient travaillé pendant le plan de licenciement.

La plupart des licenciés n'ont pas retrouvé de travail. Car l'Ardèche est durement touchée par le chômage, avec des suppressions d'emplois, entre autres, à Inoplast, Canson, Quintenas textile et la fermeture des matelas Simmons. En deux ans, 2000 emplois, sur 18 500, ont été supprimés.

Pourtant, parmi ces entreprises, la plupart appartiennent à des groupes qui ont les moyens de maintenir les emplois et les salaires. C'est pourquoi il est vraiment nécessaire d'imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire.