Marseille La Poste

Les facteurs de Marseille 1° rejoignent leurs collègues du 8° dans la grève

Brève
05/05/2010

Les facteurs du 8ème arrondissement de Marseille sont en grève à 90% depuis le 13 avril contre la suppression d'une dizaine d'emplois et l'aggravation de leur charge de travail.

La Direction pour, dit-elle, s'adapter à la baisse du volume de courrier à distribuer veut supprimer seize positions de travail et les répartit de telle sorte qu'elle affirme n'en supprimer que quatre !

Par dessus le marché, prétendant que cela allégerait la charge de travail, elle veut supprimer 22 jours de repos compensateurs sur 34.

Prés de 200 postiers et usagers ont manifesté jeudi 29 avril du bureau de Poste du centre commercial de Bonneveine à la place de Ste Anne afin de montrer à la Direction de la Poste leur détermination.

Ce mardi 4 mai lors des négociations les facteurs de Marseille 8éme sont venus en masse discuter avec leurs collègues du Centre ville ( Marseille 1°) qui se sont mis à leur tour en grève. À Marseille 1°, les facteurs avaient rencontré les mêmes problèmes de réorganisation, de suppression de congé et de tournées.

La Direction de la Poste qui ne sait pas trop où cela va la mener ose rajouter : "Ce n'est pas une solution ; des discussions de cette importance ne peuvent se concevoir que dans un climat serein."

Qu'est-ce qui l'empêchait donc d'entendre les revendications des facteurs d'une manière sereine il y a 22 jours ?

Toray - St-Maurice-de-Beynost (Ain)

Le cinéma et l'envers du décor

Brève
05/05/2010

A l'en croire, la direction de Toray, ce groupe japonais qui produit du film alimentaire, aurait investi 70 millions d'euros dans un atelier flambant neuf de son usine de l'Ain uniquement pour "pérenniser" les 460 emplois de l'usine !

C'est ce scénario grotesque qu'ont répété Queyranne, pour la Région, et Collomb, pour le Grand Lyon. Même Lagarde, ministre de l'économie, devait saluer "les investisseurs" avant de se désister au dernier moment, car trop occupée à boucler le plan d'austérité contre les travailleurs grecs.

Pas un mot sur le chantage aux collectivités locales pour qu'elles versent plus de 13 millions de subventions. Pas un mot sur le chantage aux salariés pendant des mois, en vain, pour essayer de leur imposer "la remise en cause des droits acquis contre le nouvel atelier". Pas un mot enfin sur les conditions de travail dans le nouvel atelier : 30% de précaires, des pressions accrues pour produire toujours plus et moins de 20 embauches au total.

Andrézieux-Bouthéon (Loire)

Encore une fermeture d'usine dans la Loire

Brève
03/05/2010

Il y a quelques jours était annoncée la fermeture de Kennametal, à Andrézieux-Bouthéon, près de Saint-Etienne, avec 59 suppressions d'emplois à la clef. Après Siemens à Saint-Chamond, Mavilor du groupe ThyssenKrupp à L'Horme, Sullair à Montbrison et Akers à Fraisses, il s'agit là encore d'une usine appartenant à un gros trust. Kennmetal est en effet numéro 1 mondial dans plusieurs secteurs de l'outillage industriel, avec un chiffre d'affaires annuel de 2,4 milliards de dollars.

Il est intolérable que des groupes richissimes profitent de la crise pour licencier des travailleurs, fermer des sites et ruiner un peu plus des régions qui, comme la Loire, sont déjà touchées durement par le chômage.

CAF - Lyon

Souriez, vous êtes filmés

Brève
03/05/2010

La CAF de Lyon vient de refaire ses locaux d'accueil ; ils sont maintenant flambant neuf. Tant mieux.

Mais pour la direction de cette institution, les classes laborieuses doivent apparemment être des classes dangereuses, puisque 23 caméras de surveillance y ont été installées, dont 3 dans les bureaux d'accueil social. Ces caméras ne doivent prendre, paraît-il, que des images et pas de son. Mais personne ne sait par qui elles seront visionnées. Et en tous cas, tous ceux qui viendront raconter leurs problèmes ou leurs soucis seront filmés.

Quant à imaginer que la violence, quand elle existe, peut être générée par l'attente due au fait que le personnel est surchargé, ou par la dégradation des conditions de vie, cela n'est pas à l'ordre du jour.

Sullair - Montbrison (Loire)

Les salariés ont eu raison de se battre

Brève
01/05/2010

Les travailleurs de Sullair étaient en lutte depuis l'annonce de la fermeture de l'établissement, qui fabrique des compresseurs. Sullair est pourtant un puissant trust, au chiffre d'affaires de 600 millions de dollars par an, et l'usine de Montbrison était bénéficiaire.

Au bout de cinq semaines de grève, les 112 travailleurs n'ont pas réussi à empêcher la fermeture du site, mais ils ont obtenu de ne pas partir sans rien : ils recevront des primes supra-légales de licenciement allant de 30 000 à 50 000 euros.

Mais pour cela, il leur aura fallu des semaines de mobilisation, la séquestration du dirigeant pendant près de deux jours, des manifestations et même récemment la destruction de compresseurs pour que le groupe accepte enfin de leur donner ce qui leur était dû.