Lyon

HCL en déficit : il faut donner des moyens aux hôpitaux !

Brève
08/05/2008

D'après les audits qui viennent d'être effectués sur les finances des Hospices Civils de Lyon, ils vivraient au-dessus de leurs moyens. Mais la réalité, c'est que les moyens accordés sont bien au-dessous des besoins !

Déjà aujourd'hui, les hôpitaux publics manquent de lits et de personnel. Mais avec ce que promettent le Directeur général des HCL et le Directeur de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation) cela va encore empirer.

Le nouveau financement "à l'activité" est fait pour favoriser les cliniques privées, qui ne font que ce qui est rentable, laissant aux hôpitaux publics tout ce qui est coûteux, sans le financement nécessaire. L'argent de la Sécurité sociale, au lieu d'être entièrement consacré aux malades, va de plus en plus dans les poches des actionnaires des cliniques privées.

La politique actuelle consiste à pousser les malades vers ces cliniques privées... s'ils peuvent payer les dépassements d'honoraires ! Pour les autres, il restera les délais d'attente des HCL, puisque les économies qu'on leur demande de faire vont encore réduire les possibilités de soigner, tout en aggravant les conditions de travail du personnel.

Beaucoup, aujourd'hui, n'ont déjà plus les moyens de se faire soigner, y compris parmi ceux qui travaillent et cotisent à la Sécurité sociale. Mais c'est la politique du gouvernement dans tous les domaines : prendre dans les poches des pauvres pour enrichir ceux qui n'en ont pas besoin.

Saint-Fons

Le traitement des déchets : ça rapporte aux actionnaires !

Brève
25/04/2008

Prochainement, à la limite de Feyzin et Saint-Fons, sur le site de Belle-Etoile, doit s'installer un centre de traitement de déchets d'équipements électriques et électroniques et de déconstruction de véhicules hors d'usage, par la société SITA France, qui promet la création d'une centaine d'emplois. Souhaitons que, pour ces travailleurs, SITA soit plus regardant sur les conditions de travail qu'elle ne l'est dans d'autres entreprises du groupe déjà existantes.

Mais, si le retraitement des déchets est utile à la collectivité, c'est surtout pour SITA une opération rentable. SITA va en effet profiter d'aides à l'installation et créer, pour partie, des "emplois aidés". Et, comme cette activité s'inscrit dans le cadre du pôle de compétitivité Axelera (dans lequel s'inscrivent aussi Rhodia, Arkema etc...), SITA va toucher des subventions de l'État, de la Région et du Grand Lyon.

Le groupe Suez, dont SITA est une filiale, n'est pourtant pas une PME en difficulté : il a déclaré officiellement 3,9 milliards de bénéfices pour l'année 2007. Une fois de plus, l'argent de la collectivité, qui aurait dû servir au fonctionnement des services publics, va passer dans les poches des actionnaires.

Quand l'argent public est mis au service des intérêts privés

Brève
22/04/2008

Le ministère de l'industrie et la région Rhône-Alpes devraient verser des aides à Renault Trucks, qui pourraient se monter à 7,5 millions d'euros. Cela pour poursuivre ses recherches sur le développement des véhicules hybrides.

Ce soutien financier a été attribué grâce à la labellisation de ce projet par le Pôle de compétitivité "Lyon Urban Trucks & Bus", projet qui irait, paraît-il, dans le sens du Grenelle de l'Environnement.

Tout est bon pour subventionner les entreprises privées, y compris qui font des bénéfices comme Renault Trucks, avec l'argent du contribuable, même quand il s'agit, au nom de l'environnement, de multiplier les transports en camions.

Lyon

Les uns s'enrichissent sur la santé des autres

Brève
07/04/2008

D'après la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Lyon, les remboursements des arrêts de travail dus à des accidents du travail ont augmenté de 18,7 % en 2007.

Ces accidents du travail touchent davantage les jeunes salariés. Et les accidents et maladies professionnelles sont plus fréquents dans le BTP, l'alimentation et les entreprises intérimaires. Les plate-formes téléphoniques sont également montrées du doigt pour les maladies psychiques.

Cette augmentation intervient malgré les réticences de bien des médecins à donner des arrêts maladie, et les pressions, dans certaines entreprises, pour accepter un poste "aménagé" au lieu de s'arrêter en cas d'accident du travail.

Mais ce n'est pas surprenant, avec l'augmentation des cadences, du stress, des heures supplémentaires qui aggravent la fatigue, du nombre d'intérimaires, plus vulnérables quand ils ne connaissent pas bien leur nouveau travail. Les salariés s'usent au travail, la Sécurité sociale aggrave son déficit... et les actionnaires empochent !

Saint-Priest (Rhône)

Centre de tri de Saint-Priest : un coup de semonce

Brève
07/04/2008

Les employés du centre de tri et de la nouvelle Plateforme Industrielle Courrier (PIC) ont fait cinq jours de grève, jusqu'au 4 avril, avec une participation de 20 à 60 % selon les services.

Sur cette plateforme fusionnant les centres de tri du courrier de la région lyonnaise et de Bourg-en-Bresse la mécanisation va faire passer le nombre d'agents de 1200 (dans les différents centres) à 650, en juin. Les conditions de travail sont considérablement aggravées (plus de travail de nuit, cadences, surveillance, temps de trajet...) et pour les autres il faudra se trouver un emploi parmi ceux proposés à la "bourse de l'emploi".

Quant aux salaires, malgré ses bénéfices en hausse, la Poste ne propose qu'une prime de 102 euros bruts.

Malgré la grève et une manifestation à la direction départementale à Lyon, la direction est restée muette. Les grévistes ont suspendu leur mouvement, laissant à la direction le temps de revoir sa copie d'ici le mois de juin. Sinon, la colère sera encore plus grande à ce moment-là.