Lyon 8ème

Les SDF pas les bienvenus

Brève
31/03/2010

Actuellement, des salariés de l'association REGIS campent devant la Mairie du 8ème en signe de protestation.

Cette association gère un centre d'hébergement d'urgence dans le quartier de Perrache, qui abrite 60 personnes. Le lieu actuel devant être rendu le 31 mars, un projet de s'installer durablement dans l'ancienne clinique Monplaisir avait abouti... jusqu'à ce que la Mairie du 8ème s'y oppose. Du coup le Grand Lyon a accepté de prolonger l'occupation du lieu actuel, mais cette solution n'est que provisoire.

Pour justifier sa décision, la Mairie du 8ème prétexte le nombre déjà important de logements sociaux dans l'arrondissement. C'est un fait, mais ce n'est pas dans le quartier de Monplaisir qu'ils se trouvent ! Certains auraient-ils eu peur qu'un hébergement de SDF ternisse l'image d'un quartier où les logements sont devenus parmi les plus chers de Lyon ?

Lennox - Mions (Rhône)

Cynisme patronal

Brève
29/03/2010

Lennox, deuxième fabricant mondial de climatiseurs, vient de licencier la moitié des 110 ouvriers de son usine de Mions, dans la banlieue lyonnaise. La plupart des travailleurs licenciés ont quitté leur poste il y a moins d'un mois.

Mais les commandes n'ayant pas diminué, ceux qui restent sont submergés d'heures supplémentaires. Comble du cynisme : cette semaine les licenciés ont reçu une lettre recommandée leur proposant de revenir travailler à l'usine... en intérim !

Une nouvelle illustration qu'il est vital d'imposer l'interdiction des licenciements et un contrôle sur toutes les décisions du patronat.

Bastia

Mobilisation contre les reconduites à la frontière.

Brève
28/03/2010

Lors de la manifestation du 23 mars à Bastia sur les retraites, la banderole de tête dénonçait l'arrestation et la prochaine expulsion d'un homme, Mohamed Fadli. Celui ci devait passer devant le juge des libertés le lendemain, le 24 mars.

En 1992 Mohamed avait quitté l'Algérie ravagée par le terrorisme. Réfugié en Espagne, avec sa famille, il obtient des papiers en règle. Il y travaille jusqu'à la perte de son emploi. C'est alors qu'il rejoint le frère de sa femme en Corse en 2004 et qu'il se retrouve sans papiers.

À Bastia, ce 22 mars, il est arrêté en prenant le bus, puis parqué dans le centre de rétention. Et cela, malgré les engagements verbaux de la Préfecture qui avait promis de ne pas l'expulser et d'instruire tranquillement son dossier.

Le lendemain mercredi 24, devant le palais de justice une foule importante composée de ses compagnons de travail, ses voisins, les enseignants dont ceux de ses enfants, s'était massée. A la joie de tous il fut libéré!

La mobilisation continue. En effet RESF et les organisations syndicales seront reçues à la Préfecture le mercredi 31 mars à 9h30. Elles appellent la population à les accompagner pour défendre Mohamed et aussi pour dénoncer les 180 reconduites à la frontière en Haute Corse et autant en Corse du Sud qui ont déjà eu lieu.

SNCF - Lyon

Une nouvelle gare... sans le personnel nécessaire

Brève
15/03/2010

Le 8 décembre, une nouvelle gare, flambant neuve, a ouvert place Jean Macé. Pour les usagers des TER, c'est un progrès. Mais au niveau du personnel, la SNCF n'a pas mis les moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

Déjà, sur les 20 millions qu'a coûté ce chantier, la contribution de la SNCF n'a été que de 1,5 %. Puis pour l'accueil du public, un seul poste a été créé. Aussi dès 16h30 il n'y a plus personne au guichet au moment où il passe le plus de trains, le seul cheminot présent assurant à ce moment-là la surveillance sur le quai !

A l'initiative de militants de la CGT, des cheminots sont allés à la rencontre des usagers avec une pétition réclamant la création de deux postes. C'est le minimum pour que les usagers soient accueillis dans de bonnes conditions.

Sullair Europe - Montbrison (Loire)

Nouvelle séquestration de dirigeants

Brève
12/03/2010

Après les dirigeants de Siemens, à Saint-Chamond, c'est au tour du tout nouveau co-gérant de Sullair Europe d'avoir connu une première nuit de réflexion forcée dans les locaux de l'entreprise.

Sullair est une filiale, qui fabrique des compresseurs, du trust UTC, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 40 milliards d'euros et un résultat net de plus de 3 milliards d'euros en 2008. Or, malgré la fortune de ce trust, l'usine de Montbrison va être fermée, en licenciant 112 personnes. Les travailleurs réclament donc qu'au moins ils partent avec une prime un peu décente. En particulier, ils réclament une indemnité pour préjudice moral, qui viendrait s'ajouter aux primes de licenciement légales. C'est bien le minimum, mais pour la direction, c'est non, et elle a le culot de réclamer en plus que les salariés reprennent vite le travail, pour honorer les commandes.

Face à un patron qui fait le sourd, les travailleurs s'apprêtaient jeudi soir à passer une deuxième nuit à l'usine avec lui. Espérons que, après cela, le co-gérant aura d'autres propositions à faire. En attendant, pour son arrivée à Montbrison, il a eu le baptême du feu... de la colère des travailleurs.