Lyon

Des mandarins qui pleurent la bouche pleine

Brève
17/10/2008

Après la grève administrative en septembre de quelques 500 médecins spécialistes et chirurgiens qui exercent en "privé" au sein des hôpitaux publics, ce sont les chirurgiens libéraux et hospitaliers qui sont en grève cette semaine, à l'appel d'un syndicat très corporatif, l'Union des Chirurgiens de France (l'UCDF). A Lyon, cette grève serait suivie à 80 %, dans le privé essentiellement.

Que ce soit en septembre ou aujourd'hui, ces messieurs réclament un meilleur revenu.

Il y a un mois, ils ne voulaient pas d'augmentation de leur redevance pour l'utilisation des équipements publics mis à leur service. Là, ils réclament un meilleur remboursement des actes par la Sécurité sociale, et la liberté d'imposer les honoraires de leur choix.

Ces professionnels exercent sans doute un métier très honorable, mais il ne sont pas pour autant sur la paille.

D'après un rapport de 2007 du "Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie", demandé par le gouvernement, de plus en plus de spécialistes sont en secteur 2 et la progression des dépassements d'honoraires a doublé en quelques années. Il est noté que le revenu moyen annuel d'un spécialiste, charges déduites et avant impôt, est de 113 000 euros, avec une grande disparité il est vrai, mais les chirurgiens sont plutôt dans le haut.

De toutes façons, ces mandarins n'ont pas grand chose à craindre du gouvernement, qui consacre de moins en moins d'argent au public et qui favorise l'installation des cliniques privées, particulièrement à Lyon.

La santé est ainsi devenue "rentable", sur le dos de la Sécu entre autres. Mais certains en redemandent encore plus. Que les usagers aient de plus en plus de mal à se soigner, c'est le cadet de leurs soucis.

Retrait des troupes françaises d'Afghanistan !

Brève
17/09/2008

L'armée française est engagée depuis sept ans en Afghanistan, derrière l'armée américaine, dans une aventure militaire. En décidant d'y envoyer des effectifs supplémentaires, Sarkozy montre sa volonté de contribuer à l'intensification d'une guerre qui a fait des milliers de victimes afghanes et qui vient de montrer qu'elle pouvait aussi faire des victimes parmi les militaires français.

Sarkozy prétend que mener la guerre là-bas est une façon d'assurer la paix ici, en combattant sur le terrain la mouvance terroriste et réactionnaire des talibans. Mais les exactions des troupes impérialistes, leurs bavures, les bombardements faisant de nombreuses victimes civiles poussent, au contraire, vers les talibans tous ceux qui, dans la population afghane, n'acceptent pas l'occupation de leur pays.

Non seulement les puissances occidentales qui occupent l'Afghanistan n'ont en rien amélioré le sort de la population, mais elles protègent un régime corrompu, le règne des seigneurs de guerre. Un régime qui tolère, voire protège, les formes archaïques d'oppression, y compris celles que les talibans ont imposé à toute la société, notamment à l'égard des femmes.

L'armée française n'a rien à faire en Afghanistan, pas plus que les armées des autres puissances impérialistes coalisées. Elle doit être immédiatement retirée de ce pays.

Lyon

HCL : des économies dangereuses

Brève
15/09/2008

Depuis l'ouverture de l'HFME (Hôpital Femme Mère Enfant) il y a six mois, le service de néonatologie n'a ouvert que 33 lits sur les 44 prévus, ceci par manque d'effectifs. A l'ouverture le personnel l'avait dénoncé.

Sur l'ensemble des HCL (Hospices civils de Lyon), les congés maternité n'étant pas remplacés, d'autres lits sont fermés. Du coup les futures mamans sont envoyées dans d'autres départements. Des enfants sont séparés de leur mère après accouchement en étant envoyés dans d'autres villes.

Cette situation existe depuis plusieurs années, surtout pendant la période d'été. Mais à force de fermer des maternités, de ne pas remplacer les absences, c'est toute l'année que l'on manque de places d'accueil.

Des économies inadmissibles.

Région Rhône-Alpes

Choisissez le train... vous prendrez le bus !

Brève
15/09/2008

Depuis début septembre, dans toutes les gares de la région, de nouveaux bus au nom de la Région Rhône-Alpes sillonnent les routes. Ces véhicules remplacent les trains aux heures creuses de la journée, mais ils peuvent aussi, aux heures chargées, se substituer aux trains pour une partie de leur parcours.

Dans ces cas-là, si des voyageurs du train ne trouvent pas de place dans le car, la SNCF n'a d'autre solution que de leur proposer d'attendre le train suivant ! Si ces derniers toussent trop fort devant une prestation aussi peu conséquente, on leur propose un taxi.

Promouvoir les transports en commun pour aller travailler, c'est bien, mais encore faudrait-il que les usagers qui souhaitent les prendre se voient offert un service public digne de ce nom.

Région lyonnaise

SNCF : encore des accidents de caténaires

Brève
02/09/2008

Lundi 1er septembre, deux caténaires rompues ont sérieusement perturbé la circulation des trains dans l'agglomération lyonnaise.

Une première rupture a eu lieu à La Valbonne, sur la ligne Lyon - Ambérieu (qui a déjà connu bien des déboires), qui a ainsi été privée de trains de 3h à 17h. Les cars de remplacement mis en place étaient bien incapables de transporter les 10 000 usagers quotidiens.

La deuxième rupture était à Lyon - Guillotière, avec des incidences sur les lignes de Saint-Etienne, Valence et Grenoble. Là encore, les usagers ont été obligés d'attendre la fin des réparations à 13h, entassés dans la gare de la Part-Dieu.

La SNCF invoque, comme cause possible, les variations brutales de températures et le vent, ou un train dont le pantographe abîmé aurait endommagé les câbles. Ces causes sont plausibles, mais si le matériel était moins usé ou mieux entretenu, ces accidents seraient beaucoup moins fréquents. La multiplication des ruptures de caténaires, et des autres pannes, ressemble surtout à une conséquence de la politique d'économies de la SNCF en matière de maintenance.