Sullair Europe - Montbrison (Loire)

Nouvelle séquestration de dirigeants

Brève
12/03/2010

Après les dirigeants de Siemens, à Saint-Chamond, c'est au tour du tout nouveau co-gérant de Sullair Europe d'avoir connu une première nuit de réflexion forcée dans les locaux de l'entreprise.

Sullair est une filiale, qui fabrique des compresseurs, du trust UTC, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 40 milliards d'euros et un résultat net de plus de 3 milliards d'euros en 2008. Or, malgré la fortune de ce trust, l'usine de Montbrison va être fermée, en licenciant 112 personnes. Les travailleurs réclament donc qu'au moins ils partent avec une prime un peu décente. En particulier, ils réclament une indemnité pour préjudice moral, qui viendrait s'ajouter aux primes de licenciement légales. C'est bien le minimum, mais pour la direction, c'est non, et elle a le culot de réclamer en plus que les salariés reprennent vite le travail, pour honorer les commandes.

Face à un patron qui fait le sourd, les travailleurs s'apprêtaient jeudi soir à passer une deuxième nuit à l'usine avec lui. Espérons que, après cela, le co-gérant aura d'autres propositions à faire. En attendant, pour son arrivée à Montbrison, il a eu le baptême du feu... de la colère des travailleurs.

IVG

Restons vigilants

Brève
08/03/2010

C'est ce qu'a rappelé le Planning familial lors d'une journée organisée le 6 mars à Lyon. Car, si la loi de 2001 concernant l'avortement et la contraception n'est pas officiellement remise en cause, il y a des retours en arrière dans de nombreux départements. Des hôpitaux et des maternités où existaient des CIVG ferment, des médecins et infirmières qui partent en retraite ne sont pas remplacés...

A Lyon, grâce à leur mobilisation, le personnel, le Planning et des militants ont obtenu que le CIVG de l'Hôtel-Dieu (qui ferme) soit transféré à Edouard Herriot. Mais avec les économies faites dans le domaine de la Santé par le gouvernement, on peut craindre que les conditions de fonctionnement ne soient pas les mêmes qu'aujourd'hui.

C'est pourquoi le Planning appelle à la vigilance et à la défense, non seulement du droit à l'IVG, mais aussi de tous les services publics.

Conforama - Caluire (Rhône)

En grève contre les baisses de salaires

Brève
08/03/2010

Samedi 6 mars, près de la moitié des employés du magasin Conforama de Caluire Saint-Clair étaient en grève. Rassemblés devant le magasin, ils distribuaient aux clients un tract dénonçant les baisses de salaires que leur patron veut leur imposer.

Ce sont des travaux dans le magasin qui servent de prétexte, car selon le patron, le chiffre d'affaire va baisser. Il a donc prévu de se rattraper en voulant baisser la part variable des salaires, part liée au volume des ventes. Cela pourrait représenter une perte de 10% : inacceptable pour les grévistes ! Ils dénonçaient aussi les salaires des magasiniers, souvent en dessous de 1000 €, et réclamaient 50 € d'augmentation.

Conforama appartient au groupe PPR (Pinault, Printemps, La Redoute) propriété d'un des plus gros milliardaires français. Un groupe qui a largement de quoi maintenir et même augmenter les salaires.

AtosOrigin - Villeurbanne (Rhône)

Salaires : Atos Au Régime

Brève
07/03/2010

AtosOrigin, l'un des premiers groupes mondiaux de services informatiques, travaille pour de nombreuses grandes entreprises ou pour équiper des grands événements mondiaux, comme les jeux olympiques d'hiver à Vancouver. Elle vient d'annoncer un bénéfice de 35 millions d'euros pour 2009, en hausse de 40%.

Cela ne l'empêche pas de ne proposer que 0,45% d'augmentation, et uniquement pour les salaires inférieurs à 30 000 € par an, ce qui ne concernerait pas grand monde dans une société qui emploie une grande majorité de cadres et d'ingénieurs. Mais cette austérité salariale n'est pas pour tout le monde puisque le PDG, Thierry Breton, ancien ministre et ex-PDG de France Telecom, a vu, lui, ses revenus augmenter.

Les salariés ont répondu à cette provocation en débrayant deux fois en un mois. A Villeurbanne, sur 250 salariés, ils étaient 80 grévistes le 9 février et 110 le 4 mars. Nationalement, la direction reconnaît une participation de 2200 salariés. Sa seule réponse pour l'instant, c'est des propositions de discussions, aussi des salariés parlent de nouveau de se mobiliser.

Lyon

Inspecteurs et contrôleurs du travail en colère

Brève
03/03/2010

Mardi 2 mars à 19h, les inspecteurs et contrôleurs du travail ont occupé les locaux de leur direction départementale à Villeurbanne. Cette direction n'existe plus : elle est remplacée par une unité territoriale de la DIRECCTE (Direction Régionale de l'Entreprise, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi), une administration qui se veut maintenant au service des entreprises, mais pas à celui de la défense des droits des travailleurs.

Ils dénoncent les suppressions de postes, le non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite, le manque de personnel de catégorie C (les secrétaires) et l'impossibilité de remplir correctement leurs missions : celle d'informer les salariés de leurs droits, celle aussi de faire respecter le code du travail dans les entreprises. Un exemple : ils estiment que sur 100 infractions au droit du travail, deux seulement aboutissent à un procès verbal !

Ils dénoncent aussi la volonté du gouvernement actuel de les transformer en auxiliaires de la police dans sa chasse aux sans-papiers car ils ont, eux, le droit de pénétrer dans les entreprises, droit que pour le moment les policiers n'ont pas.

Et ils ont à faire face au mépris affiché de leur direction, mépris quelque peu tempéré mardi soir quand, à plusieurs dizaines, ils ont envahi le bureau du directeur local pour l'interpeller jusqu'à une heure avancée de la soirée.