Air Liquide - Feyzin (Rhône)

Grève pour les salaires

Brève
02/03/2010

Des travailleurs de l'entreprise Air Liquide de Feyzin sont en grève depuis plus d'une semaine, en même temps que ceux des trois autres sites de la région (Miribel, Voreppe et Péage-de-Roussillon).

Ils revendiquent, en particulier, une augmentation de salaires de 1500 € brut annuels. Mais pour l'instant, la direction propose moins, bien qu'Air Liquide ait fait 1,2 milliard de bénéfices en 2009. Après la venue régulière d'huissiers, les grévistes qui bloquent l'entrée sont assignés en référé jeudi 4 mars. C'est tout ce que la direction a trouvé à répondre aux revendications !

L'UDCGT du Rhône organise un rassemblement de soutien aux grévistes de Feyzin mercredi 3 mars à 11h devant l'usine. Soyons nombreux à venir les soutenir !

Rénolift - Meyzieu (69)

Après une nuit de réflexion « forcée », Ruget lâche la prime

Brève
23/02/2010

Après avoir retenu trois dirigeants du groupe Ruget toute la nuit de lundi à mardi, les salariés de l'entreprise Rénolift de Meyzieu viennent d'obtenir la prime supplémentaire de 8 000 € qu'ils réclamaient depuis des semaines.

Cette prime n'est qu'une mince compensation pour les 103 travailleurs qui vont perdre leur emploi - et leur revenu - avec la fermeture de l'usine en mars.

Mais il a fallu une longue nuit de réflexion un peu forcée pour que Ruget, qui a déjà ouvert et fermé plusieurs entreprises dans l'agglomération, finisse par la concéder.

Si c'est bien le minimum du minimum que Ruget paie cette prime, il serait encore plus normal que le groupe Schindler, spécialisé dans les ascenseurs et ancien propriétaire de l'entreprise, assure le maintien de tous les emplois. Client quasi-unique de l'entreprise, c'est lui qui a mis Rénolift en difficulté en lui supprimant ses commandes.

Raffinerie Total de Feyzin (Rhône)

Grève massivement suivie

Brève
18/02/2010

Les travailleurs de la raffinerie Total de Feyzin se sont mis massivement en grève, mercredi 17 février, en même temps que ceux des autres raffineries du pays, en soutien avec les travailleurs de Total à Dunkerque, dont la raffinerie doit fermer.

Mais aussi parce qu'ils craignent pour leur propre avenir, car rien ne prouve que d'autres raffineries ne vont pas suivre. Ceux du Centre de recherche de Solaize étaient aussi présents dans la grève pour les mêmes raisons.

Alors que les syndicats appelaient, nationalement, à 48 heures de grève, les grévistes de Feyzin ont voté la grève illimitée. Car leur colère est grande, et l'annonce de suppressions d'emplois, alors que Total a fait 7,8 milliards d'euros de bénéfices en 2009, ne passe pas.

Grève d'enseignants du Rhône

Ce n'est que partie remise

Brève
15/02/2010

Les enseignants du lycée Picasso de Givors ont poursuivi la grève jusqu'aux vacances. Et à Vénissieux aussi, ceux de la cité scolaire Sembat/Seguin sont entrés dans le mouvement le mardi 9 février pour dénoncer la suppression de six postes, l'augmentation des heures supplémentaires, et des classes qui passeront de 24 à 30 élèves.

Les grévistes se sont rendus dans les établissements voisins où ils ont reçu un bon accueil, car les problèmes se posent partout. Les délégations des différents établissements n'ont obtenu du Rectorat que six heures pour le lycée Picasso !

Cela n'a pas entamé la détermination des grévistes. Tous veulent reprendre le mouvement à la rentrée, avec la volonté d'étendre la contestation.

Givors (Rhône)

Non à la dégradation des conditions d'enseignement !

Brève
07/02/2010

Les enseignants du lycée professionnel Picasso, à Givors, ont fait grève à 98%, jeudi 4 février, pour protester contre la baisse des moyens qui leur seront affectés l'année prochaine : il doit en effet perdre 15% de ses heures d'enseignement, soit 100 heures.

La conséquence, c'est le non maintien des Bacs professionnels en deux ans pour les élèves actuellement en BEP et CAP, la non ouverture des CAP carrosserie et mécanique auto qui avaient été promis, et la hausse des effectifs dans les classes, avec moins de dédoublements. Tout cela dans un lycée classé "site d'excellence et Réseau réussite scolaire", dans un environnement difficile et dans un bassin d'emploi sinistré.

Pour faire des économies à l'Education nationale, le gouvernement choisit d'imposer une dégradation considérable des conditions d'enseignement, y compris pour les jeunes qui ont le plus de difficultés scolaires. C'est cela que les enseignants n'acceptent pas !