Rhône

Pas de cadeaux pour les plus précaires

Brève
22/08/2007

Depuis plusieurs années, le maire de Vénissieux prend des arrêtés anti-coupures d'eau, de gaz et d'électricité à l'intention des personnes en difficulté de sa commune, arrêtés qui, tous les ans, sont annulés par le tribunal.

Sauf cette année où, le 20 juillet, le tribunal administratif a refusé la demande de suspension faite par le préfet. C'en était trop pour ce dernier qui a immédiatement fait appel, et, le 21 août, le tribunal lui a cette fois-ci donné raison.

Que les plus pauvres puissent bénéficier d'eau, de gaz et d'électricité alors qu'ils n'ont pas les moyens de payer la note, c'est un scandale que le préfet ne pouvait pas supporter. Il est bien dans la ligne du gouvernement Sarkozy : les cadeaux, c'est pour les plus riches !

Manifestation contre la loi sur le service minimum

Brève
02/08/2007

Mardi 31 juillet, malgré la date choisie par le gouvernement pour faire passer sa loi sur le "service minimum" dans les transports, plusieurs centaines de cheminots et de militants ont manifesté devant la Préfecture du Rhône pour protester contre cette atteinte au droit de grève.

Le gouvernement dit vouloir défendre les usagers. Mais en fait, les grèves ne représentent qu'une toute petite partie des dysfonctionnements à la SNCF : d'après la CGT, dans la région de Lyon, le nombre de trains supprimés au 1er trimestre s'élève à 848, dont seulement 44 pour fait de grève.

Le service minimum, c'est tous les jours que les usagers de la SNCF doivent le subir, faute de personnel suffisant pour faire marcher et entretenir le matériel. Ceux qui prennent le train pour aller travailler entre Lyon et Saint-Etienne, Ambérieu ou Roanne peuvent en témoigner !

Le but du gouvernement, qui envisage de restreindre encore les budgets des services publics, n'est pas de défendre les usagers, mais de s'attaquer au droit de grève dans les transports, en attendant les autres services publics, puis l'ensemble des salariés. Mais une loi votée n'est pas définitive, et les luttes peuvent la faire remettre au placard, comme ce fut le cas avec le CPE !

SFR brade ses centres d'appel

Brève
02/08/2007

Le 1er août, le Service clients de SFR Lyon, Toulouse et Poitiers a été cédé à deux sous-traitants : Infomobile (filiale de Teleperformance) pour Lyon et Toulouse, et une filiale de Arvato pour Poitiers.

Après deux mois de lutte, les salariés ont obtenu une indemnité de 3500 euros brut et des indemnités plus importantes que prévu initialement pour ceux qui décideraient de partir avec 10 ans d'ancienneté. Mais ils n'ont pas pu empêcher le transfert : ils sont 1900 salariés concernés, dont environ 600 à Lyon.

Les salariés transférés craignent que, à terme, des emplois disparaissent, ou peut-être même la filiale toute entière.

Dans l'immédiat, les salaires devraient rester les mêmes, mais être bloqués jusqu'à ce qu'ils soient rattrapés par ceux de la convention collective "prestataires de service" à laquelle Infomobile appartient, et qui est bien moins avantageuse que celle des Télécoms, dont dépend SFR. Les salariés risquent de perdre aussi sur les conditions de travail, la garantie maladie et le droit syndical.

Mais ils ont montré leur combattivité pour tenter de rester SFR. Il va leur falloir continuer à se battre pour conserver leurs acquis.

Lyon

A la Poste, l'exploitation commence jeune

Brève
02/08/2007

A la poste Antonin Poncet, à la motorisation, les saisonniers d'été sont embauchés sur la base de 30h50 et non de 35 heures comme les titulaires. Alors qu'ils sont moins rodés à ce travail, ils doivent commencer plus tard et sont censés finir avant les titulaires. Le but, c'est évidemment de les payer le moins possible.

Ainsi, même pendant les vacances, les étudiants peuvent continuer à apprendre... ce que veut dire le mot exploitation, par exemple.

Rhône

D'un bidonville à l'autre

Brève
02/08/2007

Le bidonville du Carré de Soie, à Villeurbanne, établi sur une friche industrielle et occupé par des Roms de Roumanie, était sous la menace d'une expulsion depuis des mois. Elle a eu lieu le 1er août.

Avec un seul point d'eau et 8 sanitaires pour 400 personnes, les conditions de vie y étaient innommables et un cas de tuberculose a été détecté. Certains sont partis avant l'intervention de la police et parmi les 250 restants, une majorité a accepté de rentrer en Roumanie avec une indemnité de 150 euros par adulte et 46 euros par enfant. D'autres ont du travail mais ne trouvent pas à se loger.

Ceux qui ont déménagé sont allés rejoindre, probablement, les bidonvilles du Puisoz, à Vénissieux (150 à 200 personnes) et de Saint-Priest (100 personnes).

Régulièrement des bidonvilles, occupés par des Roms, sont évacués, pour réapparaître plus tard au même endroit ou ailleurs : Surville évacué en 2004, puis le Puisoz en mai 2006, Saint-Priest en septembre et maintenant le Carré de Soie. Les Roms de Roumanie fuient la misère et le racisme qu'ils subissent dans leur pays pour se retrouver ici, toujours sans travail et sans logement. Derrière les belles paroles sur l'Union européenne se cache beaucoup de misère, aussi bien dans les pays pauvres comme la Roumanie que dans les pays riches comme la France.