Oyonnax (Ain)

Visteon : en grève contre des licenciements

Brève
11/06/2007

Depuis mercredi 6 juin les travailleurs de l'usine Vistéon de Bellignat dans l'agglomération d'Oyonnax sont en grève. Ils s'opposent à la suppression de 158 emplois sur un peu moins de 300 ainsi que d'une centaine de postes d'intérimaires. Ils exigent au moins des indemnités de départ décentes. Ce serait bien le minimum pour ce groupe mondial d'équipements automobiles dont le chiffre d'affaire n'a cessé d'augmenter.

L'usine de Bellignat fournit les usines PSA, Renault et Toyota en panneaux de porte, tableaux de bord, éléments de siège. Ces licenciements sont d'autant plus révoltants que les carnets de commandes sont pleins. La raison invoquée par la direction pour supprimer plus de la moitié des emplois, voire pour fermer toute l'usine, c'est sa volonté d'améliorer la rentabilité en regroupant les productions dans ses usines du Nord et du Territoire de Belfort. Cette décision, mûrie depuis longtemps par les actionnaires qui a recruté un directeur pour la mettre en oeuvre, vient s'ajouter à toutes les suppressions d'emplois qui s'accumulent dans la Plastic Vallée.

Mais rien n'est encore joué puisque la grève semble gêner Visteon et pourrait provoquer rapidement l'arrêt de certaines chaînes de montage des clients et donneurs d'ordres, à Aulnay et Mulhouse notamment.

Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema : arrêt de la grève

Brève
11/06/2007

La grève à Arkema a duré du mardi 29 mai au vendredi 1er juin. La direction a de nouveau accordé quelques aménagements supplémentaires mais n'a pas cédé sur l'essentiel des revendications. Des mutations sont proposées chez Total et dans d'autres usines Arkema éloignées. Les grévistes ont décidé la reprise pour que la grève ne s'effrite pas. Mais, même s'ils n'ont pas gagné sur les suppressions d'emplois, ils ont prouvé à la direction qu'ils n'étaient pas prêts à tout accepter sans réagir et qu'ils veilleront à ce que personne ne reste sans solution.

France Telecom sans complexes !

Brève
11/06/2007

France Telecom lance une opération de récupération des vieilles lunettes du personnel à des fins "humanitaires".

D'un côté, la direction voudrait se servir des salariés pour se donner une image philanthropique pendant que de l'autre, elle réalise des profits considérables. Et ceci en supprimant des emplois (en France) et en licenciant (en Espagne, en Pologne, etc...).

En même temps, elle se vante d'aller faire des profits dans les pays africains parmi les plus pauvres du monde. Et c'est là-bas qu'elle veut aller faire sa pub à coup d'opérations charitables à bon compte.

Saint-Fons (Rhône)

Suite d’accidents à Rhodia - Belle-Etoile

Brève
01/06/2007

Le 25 mai a eu lieu le 3ème accident grave en 7 mois. Après un salarié tombé du toit d'un atelier en novembre et un intérimaire gravement brûlé au visage le 16 mai par une projection d'HMD, qui lui a fait en grande partie perdre la vue, cette fois un travailleur a reçu un jet d'eau à 70°C sur le corps et se retrouve au service des grands brûlés à Edouard Herriot.

La CGT de l'usine, dans un communiqué, pense que la succession d'accidents ne peut pas être attribuée au hasard et dénonce la politique de Rhodia "toute en communication mais laxiste dès qu'il y a un coût qui risque de réduire d'une façon substantielle les profits de l'entreprise".

Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema de nouveau en grève

Brève
01/06/2007

En mars-avril, les travailleurs d'Arkema ont fait une semaine de grève avec arrêt total de la production pour s'opposer aux restructurations qui prévoyaient l'arrêt de plusieurs productions et la suppression de 226 emplois, sans compter environ 130 travailleurs d'entreprises sous-traitantes.

La direction avait finalement accepté de suspendre le projet et de nommer des experts. Après le rapport des experts, les nouvelles propositions de la direction sont tombées : il y aura 196 suppressions d'emplois, soit 30 de moins. Même si l'âge de départ en pré-retraite est abaissé et quelques reclassements proposés chez Total et d'autres usines Arkema de la région, ces propositions sont nettement insuffisantes.

Les travailleurs de Pierre-Bénite n'acceptent pas ces restructurations et leurs conséquences. En reprenant le travail le 3 avril ils avaient promis de se remettre en grève si la direction ne proposait rien de satisfaisant. C'est ce qu'ils ont fait : l'usine est de nouveau arrêtée et occupée par les grévistes