Givors (Rhône)

Non à la dégradation des conditions d'enseignement !

Brève
07/02/2010

Les enseignants du lycée professionnel Picasso, à Givors, ont fait grève à 98%, jeudi 4 février, pour protester contre la baisse des moyens qui leur seront affectés l'année prochaine : il doit en effet perdre 15% de ses heures d'enseignement, soit 100 heures.

La conséquence, c'est le non maintien des Bacs professionnels en deux ans pour les élèves actuellement en BEP et CAP, la non ouverture des CAP carrosserie et mécanique auto qui avaient été promis, et la hausse des effectifs dans les classes, avec moins de dédoublements. Tout cela dans un lycée classé "site d'excellence et Réseau réussite scolaire", dans un environnement difficile et dans un bassin d'emploi sinistré.

Pour faire des économies à l'Education nationale, le gouvernement choisit d'imposer une dégradation considérable des conditions d'enseignement, y compris pour les jeunes qui ont le plus de difficultés scolaires. C'est cela que les enseignants n'acceptent pas !

Saint-Fons (Rhône)

Collège Alain en grève

Brève
07/02/2010

Jeudi 4 février, les enseignants du collège Alain ont fait grève pour protester contre la diminution des moyens l'année prochaine alors que le nombre d'élèves augmentera et que l'établissement est classé "ambition réussite", ce qui devrait se traduire par plus de moyens pour faire face aux nombreuses difficultés des élèves.

Il y aura une augmentation du nombre d'élèves par classe : 27 élèves en 3ème, cela ne facilitera pas la réussite scolaire. Et pour les enseignants, ce sera une hausse imposée des heures supplémentaires et des suppressions de postes.

Les parents d'élèves, qui soutiennent le mouvement, ne sont pas dupes et ont l'intention de ne pas se laisser faire.

Ardèche

Des licenciements contestés

Brève
04/02/2010

29 anciens salariés des papèteries Canson sont allés aux prud'hommes pour contester leur licencement en 2009, suite à la fermeture d'une des usines d'Annonay. Ils contestent le motif économique, car des intérimaires avaient travaillé pendant le plan de licenciement.

La plupart des licenciés n'ont pas retrouvé de travail. Car l'Ardèche est durement touchée par le chômage, avec des suppressions d'emplois, entre autres, à Inoplast, Canson, Quintenas textile et la fermeture des matelas Simmons. En deux ans, 2000 emplois, sur 18 500, ont été supprimés.

Pourtant, parmi ces entreprises, la plupart appartiennent à des groupes qui ont les moyens de maintenir les emplois et les salaires. C'est pourquoi il est vraiment nécessaire d'imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire.

Dagneux (Ain)

Encore des licenciements à Majorette

Brève
03/02/2010

Les travailleurs de la plate-forme logistique de Majorette, à Dagneux, se sont mis en grève lundi 1er février pour obtenir de meilleures indemnités de licenciement. car sur les 71 salariés actuels, 27 seulement conserveront leur travail. Beaucoup d'entre eux étaient depuis 25 ans au moins dans l'entreprise.

Il y a déjà un certains temps que les petites voitures ne sont plus fabriquées à l'usine de Rillieux, qui a compté jusqu'à 1000 salariés. Dès 2001, les licenciements ont commencé et les plans sociaux se sont succédé. Les petites voitures venant désormais de Thaïlande, il ne reste plus que la plate-forme de Dagneux.

Mardi 2, le tribunal de commerce a désigné un repreneur : c'est Smoby Toys... qui avait vendu Majorette il y a deux ans !

Les capitalistes achètent et vendent les entreprises pour tirer du profit à chaque opération, et chaque fois des travailleurs se retrouvent dehors. Les licenciés ont bien raison de demander une partie de tout ce qu'ils ont gagné grâce à leur travail.

Rhône

Une école menacée de fermeture

Brève
03/02/2010

L'école intercommunale de Beaunant est située à la limite de quatre communes du sud-ouest lyonnais : Oullins, Saint-Genis-Laval, Chaponost et Sainte-Foy-lès-Lyon. Les maires de ces communes ne veulent plus entretenir cette école dont les effectifs ne sont pourtant pas en baisse. Les raisons avancées sont la vétusté des locaux et l'insécurité liée aux milliers de véhicules passant chaque jour devant l'école.

En fait l'initiative vient du maire de Chaponost, suivi par les autres, car ces messieurs cherchent surtout à faire des économies. Bien sûr l'Inspection académique ne dit rien : pour elle il y aurait ainsi cinq postes d'enseignants à supprimer de fait.

Mais les parents d'élèves ne l'entendent pas de cette oreille et ils l'ont clairement signifié aux élus le jeudi 28 janvier dernier lors d'une réunion d'information qu'ils ont quittée en manifestant leur refus. Du coup les élus, gênés, ont accepté de repousser leur décision d'un an. Mais les parents ne sont pas dupes. Une pétition de protestation est en cours de signature et ils annoncent qu'ils vont poursuivre leur mobilisation pour défendre leur école.