Marseille

Carrefour embauche... les CRS

Brève
20/02/2008

En grève depuis le 1er février, la grand majorité des salariés du magasin "Carrefour, Grand Littoral" à Marseille posaient le problème de leurs salaires, le plus souvent inférieurs à 1 000 € du fait d'horaires de travail à temps partiel imposé. Ils s'opposaient à une organisation des horaires qui, malgré des horaires partiels, leur accapare des journées entières.

Vendredi 15 février, les grévistes regroupés au rond point à l'arrière du grand magasin essayaient de dissuader les conducteurs de camions de livrer la marchandise.

Une première charge de CRS a envoyé une femme enceinte à l'hôpital. Une deuxième charge, un peu plus tard, a blessé un élu communiste, Joël Dutto qui, lui aussi, a du être hospitalisé.

Le préfet en envoyant les CRS avait obtempéré aux demandes de la direction de Carrefour. Mais le lendemain, samedi 16 février, les grévistes ont obligé la direction du magasin à fermer les grilles du magasin en manifestant dans la galerie.

Et si finalement, lundi 18 février, les salariés de "Carrefour Grand Littoral" ont dû reprendre le travail avec peu de choses, il n'en reste pas moins que des liens se sont noués entre les grévistes et que cette grève a fait largement connaître les conditions de travail et de salaire dans le magasin.

Hôpitaux de Marseille -

Des embauches en CDI !

Brève
20/02/2008

"Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Directeur de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, je vous demande si vous, vous pourriez vivre avec 784 € ... par mois ?" C'est la question qu'une employée de l'hôpital en Contrat d'Accompagnement dans l'Emploi (CAE) a posée au cours du rassemblement de ces contrats précaires à l'appel de la CGT.

Ces contrats arrivent à leur terme et l'État veut s'en débarrasser. Les employés en colère ont occupé la direction de l'Assistance Publique, convoquant de l'étage directorial les journaux et les télés qui ont été empêchés de monter. Les grévistes ont expliqué qu'ils en avaient assez de ces contrats précaires, que certains d'entre eux avaient tout fait des TUC, des CES, des CEC et maintenant des CAE. Ils ont dit qu'ils en avaient assez de la précarité et qu'ils voulaient être embauchés normalement, qu'ils voulaient un travail et un salaire qui leur permette de vivre.

Premier pas, la Direction a renouvelé pour 6 mois ces contrats. Une nouvelle mobilisation est prévue pour ce lundi 25 février.

Trop, c'est trop

Brève
19/02/2008

Pendant tout le voyage de Paris à Marseille, les chauffeurs de cars transportant des supporters du PSG, ou plutôt de sales voyous, ont encaissé des injures racistes allant de "bougnoules" à "négros".

Les chauffeurs, deux d'origines maghrébines, un d'origine portugaise et le dernier Guadeloupéen, ont eu à endurer d'autres cris tels que "allez manger hallal à la mosquée", adressés aussi aux passants à Marseille.

Pour le retour les chauffeurs ont dit stop : ils ont fait jouer leur droit de retrait. Les petits voyous ont donc été laissé en plan sur le parking du stade.

Lyon

La réalité est loin de la publicité

Brève
05/02/2008

Toutes les télés nous ont montré le nouvel Hôpital Femme Mère Enfant (HFME) qui est en train d'ouvrir à Bron, en nous vantant son architecture et son vaste couloir ensoleillé.

L'envers du décor est moins réjouissant. Les agents de Debrousse, Lyon-Sud et E. Herriot qui vont y être mutés n'ont toujours pas, pour certains, leurs roulements de travail, que la direction n'arrive pas à établir à cause du manque de personnel : pour l'instant on ne peut leur promettre ni RTT ni vacances ! Ils ont débrayé jeudi 31 janvier pour protester et se rendre au CHS extraordinaire convoqué à leur demande.

Mais ce ne sont pas les seuls problèmes car il y a plein d'erreurs de conception qui vont compliquer le travail du personnel. Etait-ce donc si compliqué, pour les éviter, de leur demander conseil et de s'intéresser à leur travail ?

Fret : la SNCF se désengage au profit du privé

Brève
05/02/2008

La direction de la SNCF annonce 2000 suppressions d'emplois dans sa branche fret, et elle va fermer entre 2 et 300 gares fret.

Le prétexte, c'est que le fret irait mal. Mais en réalité, c'est la SNCF qui refuse des marchés : elle ne veut plus transporter le bois, ni les eaux minérales, ni d'autres marchandises encore. Si bien que, même dans un triage important comme celui de Sibelin, près de Lyon, l'activité diminue.

Cela revient à donner le marché à des transporteurs routiers, à des filiales de la SNCF ou à des compagnies de chemin de fer privées, qui feront le transport dans des conditions bien moins bonnes pour le personnel et pour la sécurité.