Région Rhône-Alpes

Les élus de Lutte Ouvrière en Rhône-Alpes

Brève
21/03/2008

Dans la région Rhône-Alpes,

7 candidats de Lutte Ouvrière ont été élus au 1er tour :

- sur des listes Lutte Ouvrière :

Jean-Luc Renault a été réélu à Oullins (Rhône)

et Chantal Gomez a été élue à Echirolles (Isère)

- sur des listes d'union :

Nathalie Arthaud (porte-parole régionale de LO), Stéphane Guyon et Marie-Andrée Marsteau élus à Vaulx-en-Velin (Rhône) sur la liste de Maurice Charrier

Marie-Christine Seemann élue à Vénissieux (Rhône) sur la liste d'André Gerin

et Christine Tulipe élue à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) sur la liste de Yannick Ollivier.

et 6 candidats ont été élus au 2ème tour :

Christian Prada et Christine Estero à Saint-Fons (Rhône) sur la liste de Christiane Demontès

et à Saint-Chamond (Loire), André Moulin (réélu), Carmen Montet, Sauveur Cuadros et Marie-France Khamed sont élus sur la liste conduite par Philippe Kizirian.

Soit 13 élus au total.

Saint-Priest (Rhône)

Face aux grévistes, Arvin Meritor a dû reculer

Brève
21/03/2008

Après trois jours de grève, les travailleurs d'Arvin Meritor ont fait reculer leur direction de manière significative sur les salaires.

Ce qui a provoqué la colère, c'est d'apprendre que les travailleurs de Renault Trucks, à Vénissieux, allaient toucher un intéressement de 1600 euros alors qu'eux devraient se contenter de 1,4 % d'augmentation générale. C'était considéré comme une injustice supplémentaire, après avoir perdu une bonne partie de leurs acquis (les RTT entre autres) quand l'usine Ponts-Essieux de Saint-Priest a été vendue à Arvin Meritor au lieu de rester Renault Trucks.

La grève a démarré mercredi 19 mars à 9h et les grévistes (la quasi totalité des ouvriers embauchés) ont bloqué l'entrée et la sortie des camions, les équipes se relayant de jour comme de nuit. Vendredi il n'y avait plus de travail, et les usines de montage de Bourg-en-Bresse et de Blainville, n'étant plus approvisionnées, étaient bloquées.

La direction a reculé progressivement et a finalement proposé une augmentation générale de 2,2 % avec un talon de 30 euros et une prime de 500 euros en avril. C'est loin de ce qui serait nécessaire pour rattraper les retards de salaires et pouvoir vivre correctement. Mais les grévistes ont décidé de reprendre le travail après le week-end de Pâques car ils considèrent que c'est une première victoire d'avoir fait reculer cette direction qui fait travailler toujours plus pour des salaires toujours aussi bas. Et ils sortent de la grève avec un moral renforcé.

Jura - Ain

Smoby : les travailleurs trinquent, les héritiers prospèrent

Brève
05/03/2008

Après des mois de rumeurs et tractations secrètes entre actionnaires, banquiers et repreneurs potentiels, le tribunal de commerce vient d'annoncer que Smoby-Majorette sera repris par Simba et Ecoiffier, un tandem franco-allemand, avec la suppression de 679 emplois sur les 1080 du groupe.

C'est une véritable catastrophe pour tous les salariés des usines Smoby, Berchet ou Majorette, mais aussi pour les communes du Haut-Jura ou de la "plastic vallée" à Oyonnax, déjà durement touchée par les licenciements.

Cette hémorragie d'emplois est présentée localement comme une quasi-fatalité de la vie économique, conséquence de la concurrence ou de l'endettement du groupe. Tout cela a bon dos !

Smoby, comme Berchet racheté par le premier il y a trois ans, ont rapporté beaucoup d'argent à leurs anciens propriétaires, les familles Breuil et Berchet. Ces dernières années ils ont réalisé des montages juridiques et financiers complexes, toujours guidés par le profit à court terme sans se préoccuper des conséquences pour les travailleurs. Sentant le vent tourner, ils ont revendu leurs entreprises aux plus offrants. Aujourd'hui ce sont les travailleurs qui paient au prix fort.

C'est une triste illustration de la nécessité de lever le secret industriel et le secret bancaire et de rendre transparents les comptes comme les décisions des actionnaires.

De plus, pendant des années les communes de la région ont subi un véritable chantage à l'emploi : pour que Berchet ou Smoby reste dans ces communes, elles devaient mettre la main à la poche. Certaines communes se sont endettées pour financer des travaux. Aujourd'hui, non seulement il n'est pas question du remboursement des sommes versées mais des centaines d'habitants de ces communes se retrouvent sur le carreau.

Marseille

Les grévistes de la RTM avaient eu bien raison

Brève
27/02/2008

Une décision de justice vient d'annuler l'accord passé entre la RTM et Véolia-Transports pour la gestion du nouveau tramway. Par cet accord Véolia-Transports percevait 49 % de la recette du tramway, ainsi qu'une prestation de plus de 800 000 € pour la mise à disposition de trois de ses cadres censés "aider au marketing".

C'était pour s'opposer à cet accord qu'en octobre, novembre et décembre 2005, les traminots de Marseille avaient fait grève 45 jours. Ils y avaient laissé leur salaire, et ils s'étaient entendus traiter de tous les noms d'oiseaux par la municipalité de Gaudin et les médias qui les accusaient de prendre les marseillais en otage et de ruiner les commerçants. Leur grève avait même été déclarée illégale.

Et ne voilà-t-il pas que, près de trois ans plus tard, la légitimité de leur mouvement et de leur revendication est officiellement reconnue.

Mardi, à l'appel de la CGT, il y avait à peu près 50 % de grévistes sur toute la Régie pour demander l'indemnisation des grévistes et des augmentations de salaires.

Les grévistes de la RTM avaient eu bien raison de montrer et de refuser que l'argent public aille engraisser Véolia et Cie.

Bouches-du-Rhône

Travailler plus... pour n'avoir aucun droit

Brève
27/02/2008

Dans les Bouches du Rhône, vingt et un travailleurs agricoles, originaires principalement du Maghreb, ont saisi le Tribunal dministratif pour dénoncer le fait que la préfecture leur refuse une carte de travailleur permanent.

Ces ouvriers travaillent sur les exploitations agricoles du département bien plus que les six mois qui figurent sur leur contrat de saisonnier. Certains font ce travail depuis plus de vingt cinq ans. Ils font huit voire dix mois de durs travaux, cotisent aux prestations sociales, mais ne peuvent les toucher faute d'un contrat de travailleur permanent.

La préfecture tient peut-être à faire une démonstration de ce qu'est le "travailler plus", quand on est en plus "choisi", c'est : n'avoir droit à rien !