Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema supprime 226 emplois

Brève
25/03/2007

La direction d'Arkéma a annoncé, jeudi 22 mars, la suppression de 226 emplois équivalents temps pleins (ce qui fait environ 240 emplois réels) sur 574 en production, à l'usine de Pierre-Bénite, sans compter les sous-traitants qui eux aussi seront touchés.

La directrice de l'usine les justifie en invoquant la pérennité de l'entreprise. C'est plutôt la pérennité des dividendes versés aux actionnaires dont il faudrait parler !

En 2004, Total s'est débarrassé de sa branche chimie, devenue Arkéma, qui rapportait moins que le pétrole. Depuis, Arkéma prétendait être en déficit, affirmation que les travailleurs n'avaient aucun moyen de vérifier. Cependant, en 2006 Arkéma a officiellement renoué avec les bénéfices : 45 millions d'euros, soit 2600 euros de bénéfices par salarié.

Les suppressions de productions et d'emplois ne se justifient donc pas par une nécessité vitale pour le redressement de l'entreprise. Le maintien des 240 salariés au travail ne représenterait qu'une petite partie de ces profits. Les travailleurs n'acceptent pas cette décision et veulent le maintien de tous les emplois.

Saint-Genis-Laval (Rhône)

Famar : la direction recule sur les salaires

Brève
21/03/2007

En 2004, Aventis avait vendu son usine de Saint-Genis-Laval à un façonnier : Famar. Depuis, celui-ci prend prétexte du fait que l'entreprise n'est plus que sous-traitante de grands groupes pharmaceutiques, qui fixent les prix, pour ne céder que des augmentations très faibles. Et les nouveaux embauchés le sont à des coefficients et des salaires bien plus bas qu'auparavant.

Cette année, la direction ne proposant que 25 à 38 euros d'augmentation, des ouvriers de production, en particulier des jeunes, se sont mis en colère et, après plusieurs jours de débrayages, en grève. Finalement, après sept jours de grève, la direction a reculé et proposé 45 euros d'augmentation pour les plus bas salaires, avec effet rétroactif au 1er janvier, le paiement de deux jours de grève et des augmentations individuelles pour les embauchés depuis 2004.

Pour beaucoup de jeunes ouvriers, c'était leur première grève. Elle leur a permis de se connaître et de mesurer l'importance de s'organiser et de se battre pour faire reculer leur patron.

Saint-Fons (Rhône)

Cina-Huntsman : les travailleurs en grève contre la fermeture

Brève
31/01/2007

Depuis le 24 janvier, les travailleurs de l'usine Huntsman sont en grève par groupe d'une vingtaine chaque jour. La production est totalement paralysée. Ils veulent des garanties sur les conditions dans lesquelles la fermeture annoncée de l'usine aura lieu fin 2008. Ils réclament en particulier une prime de départ conséquente pour les 217 salariés qui seront licenciés.

Au mois de juin dernier, le groupe chimique suisse Ciba a vendu sa division textile (4000 travailleurs) au groupe chimique américain Huntsman. Fin octobre, Huntsman a annoncé la "réorganisation" de cette chimie textile en supprimant 650 emplois et en fermant plusieurs sites, dont celui de Saint-Fons. Et le siège social France de Ciba, installé sur ce site, va déménager en supprimant au passage une dizaine d'emplois.

A l'usine de Saint-Fons, le carnet de commandes est plein, et la production en augmentation. Ciba et Huntsman sont des groupes largement bénéficiaires et leurs réorganisations sont destinées à augmenter encore leurs bénéfices. Tous deux sont responsables de la fermeture de l'usine de Saint-Fons car, malgré la vente, Ciba est resté son seul client et est toujours propriétaire des locaux. Les travailleurs ne veulent pas être les victimes de leur recherche de profit maximum.

Les travailleurs en lutte appellent la population voisine et le personnel des entreprises chimiques de l'agglomération lyonnaise à venir les soutenir lundi 5 février à 7h devant l'usine Ciba-Huntsman à Saint-Fons.

Bourg-en-Bresse (Ain)

Hébergement d'urgence : les discours et la réalité

Brève
14/01/2007

Suite à l'action des "Enfants de Don Quichotte", le gouvernement a promis d'assurer 25 000 places d'hébergement aux sans-logis. Mais à Bourg-en-Bresse, les salariés et adhérents de l'association OSER sont en lutte depuis plusieurs semaines pour sauver le CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) et deux autres structures d'accueil d'urgence qu'ils gèrent depuis des années. En effet, la DDASS a réduit de 30% en deux ans leur dotation annuelle de fonctionnement et a brutalement supprimé une subvention pour l'une de leurs structures. Déjà l'an dernier, la gestion du numéro d'appel d'urgence sociale, le 115, leur avait été retirée par la Préfecture.

Faute d'argent, le CHRS devra se déclarer en cessation de paiement avant fin janvier et supprimer des emplois, alors que c'est le seul CHRS fonctionnant 24h sur 24 dans l'Ain. Mais les autorités ne semblent pas apprécier l'engagement militant et la détermination dans leurs actions en faveur des sans-logis ou des réfugiés dont font preuve les membres d'OSER...

Entre les discours satisfaits du gouvernement et ses actes sur le terrain, il y a un gouffre. Devant la surdité de la DDASS et du Préfet, les adhérents d'OSER ont installé un campement devant la Préfecture et prévoient une nouvelle manifestation lundi 15 janvier devant la Préfecture.

Isère - Rhône

Non à la poursuite de la privatisation aux VFD

Brève
05/12/2006

Depuis mardi 28 novembre, les travailleurs des cars VFD (qui, avec 660 salariés, assurent le transport des voyageurs sur la majorité des lignes régulières de l'Isère et en partie du Rhône) sont en grève à 75 à 90%, suivant les dépôts. Ils refusent le passage au privé de plusieurs lignes de bus autour de Grenoble, ce qui menacerait 90 emplois dans l'agglomération.

En février 2005, la majorité PS du Conseil Général de l'Isère et les Verts avaient voté la transformation de la Régie VFD (100% publique) en une Société d'économie mixte avec 85% de financements publics. Les salariés avaient alors fait grève pour montrer leur désaccord. Depuis, des avantages acquis ont été retirés aux nouveaux embauchés. Et maintenant commence à se concrétiser le démantèlement par dépôt et par ligne de VFD, car chaque collectivité locale peut désormais lancer un appel d'offres pour réattribuer les lignes sous sa tutelle au plus offrant. Sur les lignes qui passeront au privé il risque d'y avoir des licenciements, la précarisation du contrat de travail et des baisses de coûts sur le dos des salariés pour emporter les appels d'offres.

Il risque aussi d'y avoir des suppressions de lignes et une dégradation du service rendu aux usagers. C'est pourquoi les grévistes s'adressent à eux par tracts et pétitions. Et ils interpellent les élus en dénonçant cette politique qui consiste à faire des cadeaux au privé avec l'argent des contribuables et la dégradation des services publics.