Lyon

Perben soigne son image

Brève
10/10/2007

Après que le maire de Lyon, Gérard Collomb, ait aménagé la rive gauche du Rhône, Dominique Perben, qui vise la mairie de Lyon aux prochaines élections municipales, ne veut pas être en reste et propose d'aménager... la rive droite, en particulier le quai situé au niveau de l'Hôtel-Dieu.

Mais de l'hôpital lui-même, dont la fermeture est annoncée, il ne dit rien, ou presque, et de l'avenir des hospitaliers qui y travaillent, encore moins.

Un Bail !

Brève
10/10/2007

La Communauté Urbaine, Marseille Provence Métropole annonce que "les objectifs de production de 6 000 logements dont mille logements sociaux par an, ont été globalement atteints". En fait si en 2006 le financement de 1617 logements sociaux a été validé, ils n'ont toujours pas été construits. Alors que la Préfecture signale qu'elle a 11 500 personnes en liste d'attente pour un logement social, dont certaines depuis sept ans.

A ce rythme la, il faudra au moins dix ans pour simplement loger les demandeurs déjà inscrits.

Villeurbanne (Rhône)

Quelle allure un facteur doit-il avoir pour ne pas être suspect pour la police ?

Brève
10/10/2007

Mercredi 2 octobre, un jeune postier d'origine maghrébine a été arrêté à Villeurbanne car, étant en CDD, il n'avait pas la tenue, et il n'a pas pu fournir de papiers prouvant qu'il était facteur, puisque cela n'existe pas.

L'incident a été rapidement clos puisqu'il a été emmené au bureau distributeur, où ses collègues ont été aussi choqués que lui. Car, même s'il y a, paraît-il, des vols de vélos de facteurs avec le courrier, ce n'est pas un hasard si ce jeune homme a été contrôlé et pas d'autres qui ne portent, pas plus que lui, l'uniforme.

Entre les pressions du gouvernement pour que les policiers fassent "du chiffre" dans l'arrestation des sans-papiers, et les nouvelles lois, comme celle sur les tests ADN, qui stigmatisent les immigrés, tout concourt à faire passer, auprès de la population, et tout particulièrement des policiers, les personnes immigrées ou d'origine immigrée pour des délinquants possibles, surtout s'ils sont jeunes.

Les contrôles au faciès, qui sont quotidiens dans les cités, les métros et les gares, empoisonnent la vie de ceux qui les subissent.

Golfe de Fos-sur-Mer

Pourquoi se gêner ?

Brève
09/10/2007

Puisque benzène, dioxyde de souffre, métaux lourds et ozone prolifèrent autour du golfe de Fos, pourquoi se gêner et ne pas en rajouter avec l'incinérateur géant ?

Le raisonnement des autorités en particulier de la Mairie de Marseille et la préfecture des Bouches du Rhône qui défendent l'installation d'un incinérateur géant non loin de Fos semble plus que simpliste. À l'initiative de l'association "Santé Environnement Provence" plus de trois cent médecins des Bouches du Rhône ont dénoncé les conséquences sanitaires de l'incinérateur sur les populations du golfe de Fos. Ils comparent la pollution due à cet incinérateur à celle d'une cigarette géante, avec à la clé une augmentation des cancers et des troubles respiratoires particulièrement importante autour de ce pôle de la chimie, du pétrole et de la métallurgie.

Delta du Rhône

À la pêche au pyralène

Brève
09/10/2007

La pollution du Rhône au pyralène - classé parmi la douzaine de substances chimiques les plus dangereuses pour l'homme - a atteint la Méditerranée. Ce produit fut massivement utilisé dans l'industrie, essentiellement en tant qu'isolant électrique. Mais en 1979 son utilisation fut interdite dans les encres d'imprimerie et les adhésifs. La vente d'appareils en contenant fut prohibée en France en 1987. Mais il fallut attendre 2003 pour qu'un plan de décontamination et d'élimination des appareils en contenant soit approuvé.

Seulement, dans le Rhône, depuis vingt ans des centaines de kilos de pyralène sont déversés, en toute impunité. Pourtant en 1985, déjà, les premiers constats ont révélé des concentrations bien trop élevées de ce produit toxique dans les poissons du fleuve comme dans les espadons de Méditerranée.

Mais de cette pollution comme des autres, amiante, pétrole... les industriels se moquent éperdument.