Lyon

Le cirque médiatique du ministère du logement

Brève
18/09/2007

La place Bellecour est devenue le symbole de l'habitat précaire. Après les tentes des "Don Quichotte" l'hiver dernier, ce sont maintenant les Algeco du ministère du logement qui sont là pour dix jours.

Christine Boutin, ministre du logement, est venue s'y installer lundi 17 septembre avec ses collaborateurs et le portrait du président, en prétendant que ce remue-ménage médiatique était nécessaire pour faire aboutir l'objectif de Sarkozy de construire 500 000 logements par an. Comme si cela ne dépendait pas d'abord de la volonté du gouvernement !

De toute façon, sur ces 500 000 logements promis, combien seront des logements sociaux ?

Dans le Rhône, la construction de 12 000 logements sociaux est prévue sur la période 2006/2009 alors qu'il y a 50 000 demandes de HLM non satisfaites, et que les besoins sont certainement encore plus grands, vu l'augmentation constante des prix des loyers dans le privé.

Les effets de manche du gouvernement ne trompent personne, et surtout pas ceux qui attendent un logement depuis des années.

Isère

Le mal-logement

Brève
14/09/2007

Une étude d'Epergos, l'organisme isèrois qui gère le 1% patronal pour le logement des salariés du privé, vient de publier une étude sur les besoins à l'horizon 2015. On y apprend qu'en mai de cette année, en Isère, il y avait près de 25 000 demandes de logement social pour un parc de seulement 75 140 logements de ce type, ce qui veut dire 33 demandeurs pour 100 logements existants.

Bien évidemment, la situation des demandeurs de logement dans le parc privé n'est pas plus facile, en tout cas en ce qui concerne le montant des loyers demandés. Si l'on en juge les petites annonces du Dauphiné libéré : pour un appartement de type F4, dans l'agglomération grenobloise, il faut compter entre 700 et 800 euros par mois, pour des surfaces souvent proches des 80m2 et la plupart du temps sans compter les charges.

Le mal-logement, dénoncé déjà dans les années 1950, revient frapper à la porte des couches populaires. Cela seul suffit à juger notre société et ses règles de fonctionnement.

Grenoble

Grand barnum

Brève
11/09/2007

Le quotidien national Libération organise à Grenoble, les 13, 14 et 15 septembre, un forum intitulé "Vive la politique !" Organisé avec le soutien des collectivités locales, dirigées par le Parti Socialiste, il prévoit des débats sur divers sujets, mettant face à face des intervenants de la droite et de la gauche socialiste ou proche des socialistes. Ainsi Michel Destot débattra avec Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou, ou André Vallini, président du Conseil Général, avec Rachida Dati, ministre de la justice.

Le journal Libération, fidèle soutien du Parti Socialiste et de l'économie de marché (ce qui est de moins en moins incompatible...), prétend que ce forum est une des manifestations de la démocratie. Mais des débats entre des gens (hommes et femmes politiques, économistes, et même le dirigeant de la CFDT) qui ont en commun de considérer que l'économie de marché, avec toutes ses tares, est indépassable, ne peuvent guère porter que sur des détails et ainsi tourner le dos aux vrais problèmes. D'autant plus que tout cela a lieu dans la foulée, sinon la lignée, du racolage par Sarkozy des leaders du Parti Socialiste.

Les discussions sur les problèmes urgents de la population laborieuse n'auront donc pas lieu ces trois jours, mais ailleurs, et peut-être plus tôt que ce que ces messieurs ne l'escomptent

Vénissieux (Rhône)

Evacuation d'un campement de Roms

Brève
28/08/2007

Mardi 28 août, tôt le matin, après avoir barré toutes les rues d'accès et encerclé le campement de Roms du Puisoz, plusieurs dizaines de CRS ont procédé à son évacuation. Puis un bulldozer a immédiatement rasé les habitations de fortune.

Ce bidonville, déjà évacué en mai 2006, puis reconstitué, avait grossi après l'évacuation de celui de la Soie, à Villeurbanne, début août. A Vénissieux, les conditions étaient encore pires, sans eau et sans sanitaires, pour environ 300 personnes !

De nouveau, certains sont partis la veille, rejoindre probablement d'autres campements du même type. Et environ 120, parmi ceux évacués par la police, auraient accepté l'aide au retour.

Certaines familles ont connu des évacuations successives, depuis celle de Gerland en 2004, mais elles ne résolvent rien puisque chaque fois d'autres bidonvilles réapparaissent, avec des conditions de logement et d'hygiène indignes d'êtres humains.

Même ceux qui repartent avec l'aide au retour bien souvent reviennent car, si l'Union européenne a facilité leurs déplacements, elle n'a pas amélioré leurs conditions de vie dans leur pays et ils essaient de trouver une vie meilleure en venant ici, même si bien peu y parviennent.

Région lyonnaise

A France Telecom, personnel minimum et rentrées financières maximales

Brève
22/08/2007

Cet été, à France Telecom, dans tous les services d'intervention, les salariés étaient débordés. Il était impossible de faire face à l'afflux de dérangements liés aux intempéries.

Chaque année, les travailleurs sont de moins en moins nombreux alors qu'il y a toujours autant d'orages. C'est ainsi qu'un village d'Auvergne s'est retrouvé privé de téléphone pendant trois semaines cet été.

La seule solution que trouve la direction, ce sont les heures supplémentaires ou les renforts venus d'autres régions. En aucun cas elle n'envisage d'embaucher puisqu'elle continue à prévoir 22 000 suppressions d'emplois.

Mais si les caprices de la météo pénalisent les usagers, ils sont une aubaine en or pour les finances de France Telecom car les interventions sont facturées très cher. Entre les salariés de moins en moins nombreux et les usagers qui payent toujours plus (avec aussi une nouvelle augmentation de l'abonnement en juillet), il n'est pas étonnant que les résultats trimestriels de France Telecom s'envolent !