Sans-papiers - Agglomération de Grenoble

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Brève
03/07/2019

C'est ce qu'ont scandé, mardi 2 juillet, devant la préfecture de Grenoble les personnes rassemblées à l'appel de la CGT des Travailleurs Sans-Papiers, pour dénoncer la politique de l'Etat vis-à-vis des travailleurs en situation irrégulière.

Le préfet, aux ordres du gouvernement Macron, refuse quasi systématiquement de les régulariser, émettant des Obligations de Quitter le Territoire, alors qu'ils sont en France parfois depuis de très nombreuses années, qu'ils travaillent, et qu'ils ont des promesses d'embauche officielles.

Derrière les chiffres et les quotas que mettent en avant les politiciens, il y a des hommes et des femmes qui doivent vivre dans une précarité constante et dans la peur, subissant la rapacité d'employeurs sans scrupules.

Mobilisons-nous devant ce terrible mépris, sans nous laisser diviser, pour augmenter la pression sur la préfecture.

Wauquiez et les fermetures de guichets

Un moratoire en trompe l’œil

Brève
03/07/2019

     Wauquiez, président de la région et la SNCF ont suspendu pour trois mois la fermeture des guichets des gares. C'est le résultat de la mobilisation des cheminots et des usagers, en Haute-Loire entre autres, fief de Wauquiez.

     En 2019/2020, 17 fermetures supplémentaires sont programmées. La SNCF et la Région, qui finance les TER, veulent économiser toujours plus aux dépens des travailleurs et des voyageurs. Ainsi, quand un directeur SNCF a annoncé aux employés la fermeture de la boutique Vitton (la dernière de l'agglomération lyonnaise), il a dû passer au milieu des nombreux clients. Il y a bien souvent deux heures d'attente.

     Ce moratoire doit permettre, selon Wauquiez, « d'arrêter de faire des fermetures qui ne sont pas concertées ». Ce n'est pas l'arrêt de l'hémorragie. Si Wauquiez est d'accord, il y aura fermeture. Il approuve d'ailleurs la suppression des agents sur les quais. Les travailleurs et les usagers ne peuvent pas compter sur ce politicien en mal de popularité après la claque des européennes. Ils devront poursuivre leurs mobilisations et chercher à les étendre.

SNCF Auvergne – Rhône-Alpes

Non aux fermetures des guichets dans les gares

Brève
01/07/2019

La manifestation du 28 juin 2019

     Vendredi 28 juin, plus de 200 cheminots de la région ont manifesté au départ de la gare de Perrache en direction de l'hôtel de Région. Ils dénonçaient les suppressions de postes et les fermetures des guichets dans les gares. À une époque où le chômage frappe des millions de travailleurs, où on nous alerte sur le réchauffement climatique, la SNCF soutenue par l'Etat, supprime des milliers de postes et réduit le nombre des TER. La région qui finance les TER et qui est dirigée par Wauquiez est complice de la SNCF.

     Partout en France, cette politique entraîne la réaction des travailleurs du rail et des voyageurs. Il faut que ces réactions s'étendent. C'est l'ensemble des travailleurs qui sont attaqués.

Saint-Fons - Vallée de la chimie (Rhône)

Publicité mensongère !

Brève
28/06/2019

L'usine Solvay à Saint-Fons

     Dans le Progrès, les patrons de la chimie se vantent d'une opération de recrutement organisée le 27 juin, en collaboration avec la Métropole de Lyon, la ville de Saint-Fons et la société privée Aglae Events, qui fait ses choux gras sur les chômeurs. Une opération aux frais du contribuable, sans doute?

     Le titre trompeur ("le secteur recrute près de 300 postes") masque une réalité sociale moins idyllique. L'essentiel des emplois proposés sont précaires, et sur les sites chimiques il y a plus d'emplois supprimés que d'embauches. Alors pourquoi les patrons ne commencent-ils pas par embaucher tous les travailleurs précaires et les sous-traitants qui font tourner les usines de la vallée de la chimie depuis des années ?

     C'était surtout une opération de recrute… MENT.

 

Placoplatre, Chambéry (Savoie)

La coupe est pleine

Brève
25/06/2019

Photo Le DL/Guy JACQUEMARD

Plusieurs dizaines de travailleurs de l’usine Placoplatre, qui fait partie du géant Saint-Gobain (180 000 employés et plus de 40 milliards de chiffre d’affaires), se sont mis en grève lundi 23 juin. L’arrêt a touché toutes les équipes, intérimaires compris, et a reçu le soutien d’agents du nettoyage qui interviennent sur le site.

Les grévistes protestent contre le chronométrage mis en place, les changements d’organisation sur les postes, le manque d’effectifs, les heures supplémentaires imposées et les lignes qui tournent après la fin de poste. Une façon aussi d’exprimer leur ras-le-bol de ne pas être écoutés par la direction. Certains sont bien conscients que les profits de Saint-Gobain sont le fruit pourri de toutes ces attaques et disent leur écœurement de ce système dans lequel les actionnaires raflent toute la mise, alors que toute la richesse est produite par les travailleurs.

Par ce coup de semonce envers la direction, les grévistes affirment : « même si vous ne voulez pas nous écouter, nous on se fera entendre ».