Aides à domicile – Loire

À quand la prime Covid ?

Brève
21/12/2020

     La Loire est un des rares départements à ne pas avoir versé de prime Covid aux salariées des services d’aide à domicile. Les structures associatives qui les emploient sont dans une situation précaire et donc attendaient des aides pour payer les primes. Elles n’ont rien eu !

     Le président LR du Conseil départemental et un député LERM se renvoient la balle. Le premier dénonce la stagnation des aides de l’État : « On nous demande de faire toujours plus sans nous dire où prendre l’argent ! » L’autre place « le département (de la Loire) sur le podium de la pingrerie… »

     Les deux sont au moins d’accord sur un point : donner des milliards aux patrons, sous différentes formes. Et cela ne leur viendrait pas à l’idée de prendre là-dedans pour payer les primes des aides à domicile, qui la plupart ne touchent même pas un Smic.

Saint-Just-de-Claix (Isère)

Une longue bataille contre le pollueur Lactalis

Brève
21/12/2020

Mardi 15 décembre, le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, est venu inaugurer en personne la nouvelle station d’épuration de sa fromagerie industrielle “l’Etoile du Vercors”. Cette cérémonie boycottée par tous les élus invités, clôture un long bras de fer entre le maire de cette petite commune, soutenu par la majorité des habitants face au géant laitier, dont l’usine pollue depuis longtemps les eaux de l’Isère. Depuis 2014, Lactalis refusait le branchement de son usine à la nouvelle station d’épuration intercommunale, laissant le coût d’un investissement de 22 millions aux seuls contribuables.

Pendant plusieurs années, refusant le diktat de l’industriel, le maire dû subir les pressions de Lactalis, son chantage à l’emploi, son armada d’avocats mais aussi les pressions constantes d’un Etat aux ordres de l’industriel, avant d’autoriser, de guerre lasse, le permis de construire de la station d’épuration privée imposée par Lactalis.

Le retentissement de cette longue bataille dans les médias a eu au moins le mérite de montrer à quel point ces capitalistes imposent leur dictature à la population avec la complicité de l'État.

Agglomération de Grenoble

Situation révoltante pour les sans-papiers et sans-domiciles

Brève
19/12/2020

Dans le cadre d'une journée internationale des migrants vendredi 18 décembre, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers, militants associatifs et politiques ont manifesté à Grenoble pour exiger liberté de circulation et d'installation, droit au travail et au logement.

Devant la préfecture, qui accumule les obstacles pour ne pas accorder de droits au séjour, les associations d'aide aux réfugiés et aux sans-papiers ont dénoncé l'accueil indigne qui leur est fait, un "accès aux droits perpétuellement entravé", et pour ceux qui ont la chance de ne pas dormir à la rue, des hébergements précaires où règnent promiscuité, manque de produits d'hygiène et de nourriture.

Alors que, dans le département de l'Isère, des familles avec enfants dorment à la rue, près d'un tiers des 680 places d'hébergements hivernaux pour personnes et familles resteraient vides !

Il y a bien une réelle volonté politique de l'État et de la préfecture de ne mettre aucun moyen pour améliorer le sort de ces personnes, alors que l'hiver ne fait que commencer.

Arkema – Pierre-Bénite (Rhône)

Les travailleurs postés se sont fait respecter

Brève
18/12/2020

Une grève à Arkema Pierre-Bénite en 2019

     Mardi 8 décembre, c’était les NAO (négociations annuelles sur les salaires), dans le groupe Arkema. Sur le site de Pierre-Bénite, aucun appel à la grève n’avait été lancé à cette occasion. Mais l’annonce de la direction générale, que cette année, il n’y aurait pas d’augmentation individuelle, a mis le feu aux poudres.

     Spontanément tous les ateliers se sont mis en grève et celle-ci a été reconduite d’une équipe à une autre, parmi les travailleurs postés. La colère était bien réelle et pas uniquement en raison des salaires, mais aussi en réaction à toutes les pressions de l’encadrement, ces derniers mois, sur fond de Covid-19.

      Et la direction du site a dû lâcher du lest. Elle s’est, entre autres, engagée à transformer 8 CDD en CDI, car les embauches étaient une des principales revendications des grévistes. Ils sont contents d’avoir obtenu ces embauches et d’avoir montré qu’ils pouvaient arrêter l’usine et se faire respecter par leur direction. Cela a changé l’ambiance et beaucoup se disent que ce n’est qu’un début.

 

Valence

À la pêche aux voix d’extrême droite

Brève
18/12/2020

Le quartier de Fontbarlettes à Valence

     Pour avoir l’air de faire quelque chose pour la sécurité, le maire LR de Valence, Nicolas Darangon, a décidé de couper les allocations versées par la mairie aux familles des jeunes accusés de causer des troubles.

     Alors que des quartiers populaires comme Fontbarlettes ou Le Plan connaissent un taux de chômage record et s’enfoncent dans la pauvreté, alors que les contrôles policiers violents y sont le lot quotidien de tous les habitants, ce genre de mesures qui punit toute la famille pour le comportement voire la dérive d’un de ses jeunes est bien incapable de régler le moindre problème. D’ailleurs, depuis 2014, le bailleur social Valence Romans Habitat, a déjà expulsé de leur logement une centaine de familles suite aux accusations contre leurs enfants, sans aucun effet sur la délinquance ou sur les nuisances sonores nocturnes.

     Cette mesure sera inefficace mais elle permettra sans doute au maire de récupérer des voix à droite et à l’extrême droite, en appliquant une mesure que préconisent régulièrement ceux qui préfèrent s’attaquer aux plus pauvres plutôt qu’aux responsables de la pauvreté.