General Electric - Villeurbanne

Sérial licencieur

Brève
10/09/2020

L'usine General Electric de Villeurbanne

     Il n’aura pas fallu attendre longtemps après la rentrée…Général Electric vient d’annoncer un nouveau plan de suppressions de postes dans ses branches Grid et Hydro. Villeurbanne et Saint-Priest seront particulièrement touchés.

     Depuis le rachat d’Alstom en 2015, GE n’a cessé de licencier, à Grenoble, Belfort…À Villeurbanne un PSE était prévu depuis un an, puis annulé par la direction, pour en faire un autre de plus grande importance. Pour beaucoup de salariés de Villeurbanne (500 à ce jour), c’est la fin de la boîte. On en saura plus au CCE de vendredi 11 septembre. Mais il n’y a pas d’illusions à se faire.

     Bruno Lemaire vient de dénoncer, à propos de GE, « un effet d’aubaine » dû au coronavirus. Eh oui, d’autant plus embêtant pour le gouvernement qu’il s’agit du secteur « énergie renouvelable » de GE. Le grand patronat fait ce qu’il veut…sauf si un rapport de force des salariés vient le contrecarrer.

 

Fret SNCF – Ouest lyonnais

Du discours à la réalité

Brève
03/09/2020

Un train de fret à la sortie de la gare de l'Arbresle

     Macron et le gouvernement affirment que le transport ferroviaire et le fret font partie des priorités de leur « plan de relance » mais concrètement, il n’y a rien. La ligne Sain Bel – Courzieu, qui achemine le granulat d’une carrière Lafarge, doit ainsi fermer, jetant 9 000 poids lourds par an sur la route. Cette décision serait liée au fait que les travaux de rénovation nécessaires ne sont prévus que pour 2024, trop tard pour le capitaliste qui exploite la carrière.

     Pourtant, il y a des centaines de milliers de travailleurs au chômage, des ouvriers, des ingénieurs,… désireux de travailler. Bien des travaux sont indispensables, dans les transports ou le logement, mais pour que les « plans »  annoncés par l’État ne servent pas à remplir les poches des grands groupes, pour qu’ils servent à créer les emplois nécessaires, il faudra que les travailleurs les placent sous leur contrôle direct.

 

 

Salaise sur Sanne (Isère)

Stockage de nitrate d'ammonium : en Isère aussi !

Brève
29/08/2020

L'explosion de l'usine AZF en 2001

Le nitrate d'ammonium est à l'origine des explosions de Beyrouth le 4 août dernier, et de celle de l'usine AZF à Toulouse en 2001, qui ont fait des dégâts considérables.

Eh bien en Isère, le site "Engrais Sud Vienne", est autorisé à en stocker trois fois plus que ce qui a explosé à Beyrouth. En France la législation sur la sécurité industrielle est, paraît-il, l'une des plus exigeantes. Mais dans ce domaine, comme pour l'ensemble des services publics, les gouvernements ont économisé sur les moyens de l’appliquer. Un expert qualifie même de catastrophique le manque d'inspections des sites à risque qui a diminué de 35% en dix ans.

Les travailleurs de ces sites classés Seveso à hauts risques sont bien placés pour connaitre les manquements à la sécurité. Ces travailleurs doivent pouvoir les dénoncer publiquement, sans risque de sanction, avec l'aide de la mobilisation de la population environnante. Il n'y a pas d'autre moyen pour assurer la sécurité de tous que ce contrôle ouvrier.

Grenoble - Quartier Mistral

Darmanin roule des mécaniques

Brève
27/08/2020

Après la mise en scène choquante des dealers cagoulés et armés de Kalachnikov dans le quartier Mistral, les habitants ont eu droit à une autre mise en scène, orchestrée par Darmanin, premier flic de France, qui a ordonné au Préfet et sa police de parader dans le quartier "pour rétablir l'ordre républicain". Quelle blague !

La police intervient très souvent dans cette cité ouvrière pauvre gangrenée par le chômage, la misère, la délinquance et les trafics. Rien n'y fait. Loin de l'image boboland de Grenoble, ville "verte" de l'écologiste Eric Piolle, l'insécurité inquiète. Rien que pour les deux mois de cet été, on compte sept fusillades dans la ville (dont trois morts et des blessés graves) dues aux règlements de comptes des bandes. Et ce ne sont pas les agitations de Darmanin qui changeront quoi que ce soit.

Tous ces politiciens se fichent, comme de l'an quarante, de la vie des habitants des quartiers populaires. Ceux-ci au travail, comme dans leur quartier ne pourront compter que sur leur seule propre mobilisation collective.

Alinéa – Saint-Étienne

Mulliez, milliardaire destructeur d'emplois

Brève
23/08/2020

Les salariés d'Alinea en grève le 22 août à Saint-Etienne

     Dans le cadre d'un appel national, tous les travailleurs du magasin Alinéa, des "contrats étudiants" jusqu'à la direction, étaient en grève ce samedi 22 août. Ils dénonçaient la magouille de Mulliez, 6ème fortune de France, qui met la chaîne de l'ameublement Alinéa, en faillite avant de racheter lui-même une partie des magasins. A Saint-Étienne, les 75 salariés vont être jetés au chômage et seront parmi les 1000 licenciements prévus en France.

     L'inquiétude est grande dans cette région ravagée par le chômage. L'une des salariées raconte que son mari a lui aussi été licencié il y a trois mois. Que vont-ils devenir ? C'est pourquoi les travailleurs réclament au moins des primes de licenciement plus élevées car, pour le moment, c'est le minimum légal qui est prévu, quelques milliers d'euros même pour les plus anciens.

     Lorsque Mulliez était venu, il y a moins de deux ans, visiter le magasin de Saint-Étienne, il l'a vanté comme un "modèle" pour toute la France et donnait des "chers collaborateurs" à tour de bras… Or, comme le dénonce l'un des salariés, le plan était alors certainement déjà prévu. Les travailleurs sont les premiers concernés mais les derniers informés de ce genre de plan. Voilà pourquoi il faut exiger la fin du secret des affaires et le contrôle des comptes !