Avalanches - Secours en montagne

Pour une poignée d’euros

Brève
30/09/2019

     L’association des maîtres-chiens d’avalanche de l’Isère vient de lancer une souscription en ligne afin d’acheter le matériel qui leur est nécessaire pour intervenir en montagne et sauver des vies. Les subventions de l’Etat sont insuffisantes et les maîtres-chiens doivent trouver… 5 000 euros ! C’est une somme bien mince, à comparer aux bénéfices que peuvent engranger les stations de skis, alors qu’une grande partie des accidents sont en hors piste autour de ces stations.

     Jusqu’au dernier endroit perdu de montagne, la loi du marché s’applique : les fortunes sont privées, mais ce qui ne rapporte pas d’argent est public ou… confié à la charité.

Université Grenoble Alpes

Le mépris de l’administration pour les étudiants sans place

Brève
28/09/2019

Alors que les cours ont repris depuis près d'un mois, 9 étudiants n'ont toujours pas pu avoir d'inscription à la fac de Grenoble, à l'issue des différentes procédures de sélection dont ParcoursSup.

Sur une université qui compte près de 50 000 étudiants, en accueillir 9 de plus devrait être simple, d'autant que son président s'était enorgueilli de ne pas pratiquer la sélection ! Mais les étudiants sont déterminés à l’aider à se souvenir de son engagement. Plusieurs de leurs syndicats ont organisé des rassemblements pour exiger une entrevue et des solutions réelles.

Car jusqu'alors, pour toute réponse, l'administration conseillait aux étudiants concernés de prendre une année sabbatique ou de s'inscrire comme auditeur libre, donc sans possibilité de décrocher un diplôme à la clé ! On croit rêver.

Lyon

Prix de l'immobilier : Lyon médaille d'argent

Brève
28/09/2019

La ville de Lyon

     Lyon est devenue la deuxième ville la plus chère de France pour l'immobilier. Le prix du mètre carré moyen dépasse les 5000 €. On est loin des 10 000 € atteints à Paris, mais les prix ont augmenté de 5,7% en un an, et vont continuer de flamber.

     Les loyers suivent la même courbe, en moyenne, ils ont gagné 6% en un an à Lyon et en périphérie. Pour les travailleurs dont les salaires sont bloqués quand ils ne régressent pas à cause du chômage et de la précarité, trouver un logement correct et abordable est presque impossible. Le droit de s'enrichir des gros propriétaires et la spéculation financière sur l'immobilier s'opposent au besoin vital d'un logement pour tous, il faudra les supprimer.

Lyon

Exigeons la relaxe pour Laura Pfeiffer !

Brève
13/09/2019

La manifestation devant le tribunal

     Jeudi 12 septembre, plus de 300 manifestants, majoritairement des inspecteurs et contrôleurs du Travail en grève, se sont rassemblés devant la Cour d’Appel de Lyon pour soutenir Laura Pfeiffer, l’inspectrice du Travail en charge de l’usine TEFAL à Rumilly (Haute Savoie).

      Celle-ci avait eu le courage en 2013 de dénoncer auprès des organisations syndicales les pressions qu'elle subissait, dans le cadre de ses fonctions, de la part de l'entreprise TEFAL et relayées par sa hiérarchie. Mais l'affaire s'est retournée contre elle... Car en septembre 2016, la cour d'appel de Chambéry condamnait l'inspectrice, pour « recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel » dans le cadre de l’affaire TEFAL.

     Rebondissement en octobre 2018 où la Cour de Cassation a cassé cet arrêt au motif qu’il écartait l’application du statut de « lanceur d’alerte », d’où le retour de cette affaire mais cette fois en Appel à Lyon. Au cours de l’audience, le procureur sans surprise, s’est acharné à dénier ce statut à Laura Pfeiffer. Le jugement sera connu le 24 octobre prochain.

 

Saint-Étienne - Loire

Migrants : quand l'absurde se rajoute à l'inhumain

Brève
12/09/2019

     Mardi 10 septembre au matin, la police nationale intervenait, sur ordre du préfet, pour déloger des familles roumaines qui avaient établi un campement de fortune dans le Parc Couriot de Saint-Étienne. Ces familles, n'ayant nulle part où aller, se sont retrouvées place de l'Hôtel de Ville. Le soir-même, la mairie a envoyé la police municipale pour les faire partir et, n'ayant aucune solution d'hébergement à leur offrir, elle leur a demandé de… retourner au Parc Couriot ! Sur place, la police nationale a d'abord refusé de les laisser revenir, avant de céder de mauvaise grâce.

     Bien sûr, entre-temps, la mairie avait fait mettre à la benne les affaires – tentes, couvertures, draps et autres vêtements – laissées sur place.

     Ubuesque, inhumain et scandaleux !