HCL - Lyon

Urgence à l’hôpital

Brève
28/05/2019

La manifestation du 27 mai 2019

     Des soignants des services d’urgences des hôpitaux Lyon-Sud, Edouard Herriot et Femme-Mère-Enfant se sont rassemblés lundi 27 mai devant la direction des Hospices Civils de Lyon. C’était pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et réclamer des augmentations d’effectifs à la mesure de l’augmentation de la charge de travail. Ils réclament aussi 300€ d’augmentation de salaire mensuel net.

     Une délégation de quinze d’entre eux a été reçue par le secrétaire général des HCL. Deux postes ont été promis à l’HFME, 11 ouvertures de lits - sans augmentation de l’effectif (!) à HEH - ce qui déjà, suite à la mobilisation du printemps dernier, s’était révélé impossible à gérer. Quant aux salaires, la direction s’est retranchée derrière la responsabilité du ministère.

     Si les urgences sont les premiers services à se mobiliser, l’aggravation de la situation est sensiblement la même pour tous à l’hôpital. La dégradation générale des services à la population est la conséquence de la politique gouvernementale de cadeaux par dizaines de milliards au patronat. C’est donc une mobilisation d’ensemble, dépassant les seuls services des urgences qui sera nécessaire pour les faire reculer.

Lyon – SNCF

Les travailleurs ont le droit de tout savoir

Brève
24/05/2019

Une grève à la gare de Perrache contre la suppression de postes aux guichets

     Comme ailleurs à la SNCF, les suppressions de postes se multiplient dans tous les services de Lyon et sa région. Au Plaza, immeuble de Fret-SNCF à la Part-Dieu, 80 suppressions sont annoncées au 1er juillet et d’autres vont suivre. Dans les gares de Perrache ou la Part-Dieu, les cheminots assurant les départs des trains et ceux des guichets sont sur la sellette, représentant des dizaines de postes. Et l’agence de Lyon s’occupant des groupes de voyageurs doit fermer, ce qui concerne 45 personnes.

     Pour mener cette politique écœurante qui alimente Pôle emploi, la direction SNCF entretient le flou. Elle ne donne que très peu d’informations précises : où iront travailler ceux dont le poste est supprimé et à quelles conditions ? Les cheminots concernés ne savent pas ce qu’ils vont devenir dans quelques mois. Ces cachotteries ne servent qu’à masquer les mauvais coups que prépare la direction SNCF, prête à aggraver l’exploitation  pour ses profits comme n’importe quel capitaliste.

     Défendre la fin du secret des affaires et la transparence totale : un objectif à populariser pour les luttes à venir.

Grenoble

Tartuferie patronale

Brève
20/05/2019

Mardi 14 mai, a eu lieu à Grenoble, la première édition des « trophées de la paix économique ». Son objectif : fusionner « les performances des entreprises et la paix intérieure des salariés » ou comment concilier exploitation capitaliste et bonheur des travailleurs !

L’opération était parrainée par le Medef en présence du maire écologiste de Grenoble, du président ex-PS de la Métropole, du Préfet, gendarmerie, Ministère du travail et autres économistes distingués comme le conseiller du roi du Maroc…

Tous ces gens ont côtoyé les représentants de Hewlett-Packard, Schneider, ST Micro, banques, assurances, ...tous connus pour la performance de leurs profits, beaucoup moins pour la zénitude de leurs salariés.

Parmi les prix spéciaux du Jury : GSF, un poids lourd du nettoyage récompensé pour un programme qui prévoit "un échauffement et une mise à disposition d'éléments nutritionnels" pour ses salariés. C'est dire le niveau de la pitrerie !

Boiron - agglomération lyonnaise

Un chantage à l’emploi inacceptable

Brève
18/05/2019

Depuis que la recommandation de la Haute Autorité de Santé de ne plus rembourser l’homéopathie a été rendue publique, l’entreprise Boiron se livre à un véritable chantage à l’emploi, avec le soutien des dirigeants politiques locaux Laurent Wauquiez et Gérard Collomb. Il menace de supprimer 1 000 emplois sur 2 600 en France.

La famille Boiron a construit sa fortune grâce à un quasi-monopole de la production de ces billes de sucre, remboursées par la sécurité sociale sans avoir jamais été soumis aux mêmes exigences de preuve que les médicaments classiques. Cela lui a permis d’occuper aujourd’hui, selon le magazine Challenges, la 101ème place au classement des grandes fortunes françaises, avec 900 millions d’euros accumulés.

Cet argent permettrait de payer les salaires de 1 000 salariés à 2 000€ net, charges comprises, pendant 20 ans : largement le temps de se reconvertir, si besoin, dans d’autres productions.

Lyon

Enfants à la rue : le scandale continue

Brève
18/05/2019

Trois écoles sont occupées depuis plusieurs jours à Lyon par des parents d’élèves et des enseignants, pour offrir un abri à des familles qui n’ont pas de logements. 17 enfants en tout seraient condamnés à vivre dans la rue sans cette mobilisation.

Alors que l’association « Jamais sans toit »  estime à 24 000 le nombre de logements vides dans le Grand Lyon. L’État est tout à fait capable d’exproprier des logements pour des projets d’infrastructures qu’il juge vitales ou profitables au grand patronat. Le droit d’avoir un toit sur la tête est vital pour ces familles et nécessite la réquisition des logements vides.