Lyon

Urgences en grève pour les effectifs

Brève
02/12/2008

La grève du personnel des urgences du pavillon N, à l'hôpital Edouard Herriot, se poursuit depuis le 8 décembre. Elle est suivie par la quasi-totalité des hospitaliers, toutes catégories confondues, qui assurent le service minimum.

Les grévistes de N en ont assez de travailler de manière quasi-permanente en sous-effectifs. Ils demandent les postes qui leur permettraient d'assurer la sécurité des patients et de leur prodiguer les soins et l'attention qu'ils sont en droit d'attendre.

La grève est reconduite tous les jours en assemblée générale et les actions se sont multipliées : rencontres avec la direction locale, le directeur général adjoint des HCL, manifestations... Mais pour l'instant la direction refuse d'embaucher, sous prétexte que l'hôpital a 120 millions de déficit, et elle propose au personnel de mieux s'organiser !

Dans tous les hôpitaux publics, les effectifs sont insuffisants, ce qui n'empêche pas de continuer à supprimer des postes, comme au CHU de Saint-Etienne où 500 suppressions sont prévues, avec des fermetures de lits. Le gouvernement trouve des centaines de milliards pour les banques. Pourtant il faudrait bien moins que ça pour conserver les postes existants et pour former les chômeurs qui pourraient occuper les milliers de postes manquants dans les hôpitaux.

Lyon

Dans les banlieues populaires, les enseignants restent mobilisés

Brève
01/12/2008

Après le succès de la grève du 20 novembre, dans plusieurs banlieues populaires de Lyon, les enseignants poursuivent le mouvement.

A Vaulx-en-Velin, il y a eu de nouveau des grèves dans les écoles primaires et maternelles, très suivies, mardi 25 et jeudi 27 novembre. Les parents sont eux aussi mobilisés. Une nuit des écoles est prévue mardi 2 décembre et une nouvelle grève jeudi 4, avec "école sauvage" à Lyon.

A Vénissieux aussi, la mobilisation est en cours, avec un rassemblement de plus d'une centaine d'enseignants venus de la plupart des écoles, jeudi 27 novembre. Et là aussi des actions sont prévues jeudi 4 décembre.

Dans les deux communes, les écoles se sont couvertes de banderoles confectionnées par les enseignants et les parents. Quant à Décines, une école est occupée et la journée du 4 décembre se prépare.

Dans ces communes, des écoles prévoient de "geler" le dispositif d'accompagnement individualisé préconisé par le gouvernement, pour protester contre la suppression programmée des postes Rased, qui permettaient d'aider, de manière bien plus efficace, les élèves en difficulté, nombreux dans les banlieues populaires.

Les enseignants et les parents protestent aussi contre la suppression de l'accueil des enfants de deux ans en maternelle, l'augmentation du nombre d'élèves par classe, les nouveaux programmes, et le non remplacement d'enseignants, y compris en congé maternité. Pour obtenir satisfaction, il faudra que leur mouvement s'étende à d'autres communes, et aussi aux collèges et lycées, touchés également par les décisions du gouvernement.

Marseille

Plus de toit pour les ministres du... logement !

Brève
25/11/2008

C'est à Marseille que les ministres européens du logement se sont réunis. Est-ce parce que Marseille compte selon les associations 21% de mal logés ?

Peut-être, mais ce qui est sûr c'est que le sujet prévu pour cette réunion semble particulièrement bien choisi, et le lieu encore mieux !

Effectivement cette réunion de ministres s'est tenue au palais du Pharo qui a perdu son toit, oui, son toit, dans la nuit de dimanche à lundi à cause d'une mini tornade.

Des ministres du logement sans toit, encore plus vrai que vrai.

Alors, maintenant qu'ils ont fait cette expérience, peut-être leur sera-t-il plus facile de trouver des millions pour un toit et un logement décent pour tous et en particulier pour les Roms qui vivent dans des conditions indignes d'une société qui se dit civilisée.

On peut toujours rêver.

Chômage partiel à Renault Trucks : ce n'est pas aux travailleurs de payer !

Brève
20/11/2008

La direction de Renault Trucks a annoncé, mercredi 19 novembre, 90 jours de chômage pour l'année 2009. Les travailleurs concernés par ces mesures sont les ouvriers en production et les salariés ATAM non forfaités des usines de Blainville, Bourg-en-Bresse et, à Vénissieux, l'Usine moteurs et l'emboutissage. Les travailleurs ne toucheront que 61% de leur salaire net. Quant aux intérimaires encore présents dans l'entreprise, leurs contrats devraient être rapidement arrêtés.

La raison invoquée est une baisse des commandes : le marché européen du camion aurait diminué de 55%, pour l'ensemble des marques.

Mais ce n'est pas parce que les commandes baissent qu'il n'y a pas d'argent. En 2008, la direction a versé aux actionnaires 190 millions d'euros en avril et encore 300 millions en octobre. Entre 2001 et 2007, la productivité a plus que doublé, pas seulement par la modernisation, mais aussi en augmentant constamment les cadences de travail, pendant que les salaires stagnaient.

Les travailleurs ont déjà bien assez payé comme ça. Ils ne sont pas responsables de la crise et n'ont pas à payer les pots cassés. Avec les profits accumulés ou versés aux actionnaires, Renault Trucks a les moyens de continuer à payer ses salariés à 100%, y compris les intérimaires.

Lyon

Dégradation des conditions de travail en psychiatrie

Brève
15/11/2008

C'est aux cris de "A l'hôpital, c'est la galère ; en psychiatrie, c'est la misère ; embauchez !" que 200 agents du centre hospitalier de Saint-Jean de Dieu ont à nouveau manifesté jeudi 13 novembre pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Un premier débrayage avait eu lieu le jeudi précédent, suite à une violente agression d'un patient sur une infirmière qui a dû être hospitalisée.

L'insécurité quotidienne que vivent les agents hospitaliers est due au manque criant de personnel et à la saturation des unités de soins qui accueillent souvent un nombre de patients supérieur à leurs capacités d'accueil. Car depuis des années, les gouvernements ont sabré dans les budgets de la santé, particulièrement en psychiatrie, fermant des milliers de lits et supprimant de nombreux postes de soignants.

Le personnel et les syndicats CGT et SUD ont décidé de réagir et de manifester tous les jeudis pour dénoncer la politique de la santé du gouvernement. Pour créer les 77 postes minimum qu'ils estiment nécessaires pour travailler correctement, ils savent que l'argent existe. Il suffit de voir tous les milliards déversés aux spéculateurs responsables de la crise actuelle. Ce n'est pas pour rien qu'un des slogans repris au cours de la manifestation était "L'argent public pour les services publics, pas pour les banquiers".