Famar – Saint-Genis-Laval (Rhône)

125 suppressions d'emplois

Brève
29/07/2020

Le 4 juillet 2019, manifestation des salariés de Famar contre la menace de fermeture

     En redressement judiciaire depuis plus d'un an, l'usine vient d'être cédée à une entreprise libanaise Benta Pharma qui ne reprend que 115 salariés sur 240. Quant à l'avenir de ceux qui restent dans l'entreprise, il est plus qu'incertain car ils seront pendant un an au chômage technique. Il est à craindre que le repreneur ne reste que le temps de toucher l'argent promis par la Région et par l’État.

     Ces licenciements sont essentiellement dus à la politique des grands groupes pharmaceutiques comme Sanofi, Merck Abbot … donneurs d'ordre de Famar qui se désintéressent de la production de médicaments anciens, essentiels, mais pas assez rentables. Dans le même temps, Macron accordait 200 millions de subventions à Sanofi qui licencie, liquide ses sous-traitants alors qu'il fait des milliards de bénéfices.

     Les lettres de licenciements devraient tomber autour du 15 août, une manière sans doute d'éviter une réaction collective des travailleurs. Mais ce n'est peut être que partie remise à la rentrée.

Castorama

« Non au hold-up »

Brève
21/07/2020

     Comme dans tous les magasins du pays, les travailleurs du Castorama de Bron (banlieue lyonnaise) ont entamé lundi 20 juillet une grève pour protester contre la baisse drastique de leur prime d’intéressement. La direction a introduit subrepticement un plafonnement qui fait perdre en moyenne 2 700 euros par salarié. Alors que la pression pour en faire toujours plus est grande, que les salaires sont très bas (1 200 euros pour un ouvrier en logistique), c’est une provocation de trop.

     Castorama appartient au groupe britannique King-fisher. Il compte 80 000 salariés dans le monde et fait des centaines de millions de bénéfices chaque année… mais en baisse. En 2016, un plan de fermeture de magasins Castorama avait été lancé et maintenant, les primes sont menacées. Comme le disent les grévistes de Castorama, « non au hold-up » sur leurs revenus !

Région Rhône-Alpes

14 juillet : le défilé de Macron et celui des soignants

Brève
15/07/2020

Dans la manifestation lyonnaise le 14 juillet 2020

Des civils ayant travaillé durant le confinement ont été invités aux cérémonies militaires du 14 juillet. Venus des quatre coins du pays, cela a permis à toute la presse régionale de participer à une belle campagne de propagande pro-gouvernementale. En faisant vibrer la corde de l'unité nationale, Macron et son gouvernement veulent cacher leur lourde responsabilité dans la crise sanitaire et dans la situation catastrophique des hôpitaux.

Mais l'opération de communication est loin d'avoir convaincu les soignants : des milliers d'entre eux ont manifesté dans le pays pour dénoncer la situation des hôpitaux toujours au bord de la rupture. Ils étaient ainsi plus d’un millier à Lyon, plusieurs centaines à Saint-Étienne. Ces travailleurs ont tenu à affirmer que ni les médailles ni les défilés officiels n’assureront une paie décente et des moyens pour travailler dans des conditions dignes du 21ème siècle.

Chambéry (Savoie)

Un incendie et une inquiétude légitime

Brève
10/07/2020

photo : valerie-mulot

Un incendie s’est déclaré ce 9 juillet à OCV, une entreprise de 200 salariés de la zone industrielle de Bissy qui produit de la fibre de verre. Le feu s’est déclaré dans un atelier désaffecté à l’occasion de son démontage. La fumée dégagée par les résidus et le plastique qui brûlaient était visible dans toute l’agglomération, suscitant une inquiétude certaine.

Dix mois après la catastrophe de Lubrisol, la question de la transparence nécessaire et du contrôle par les travailleurs des sites industriels reste plus que jamais d’actualité.

 

Solystic – Alixan (Drôme)

Prendre sur les profits pour maintenir emplois et salaires

Brève
08/07/2020

     La direction de Solystic, une entreprise qui fabrique des machines de tri de lettres ou de colis, a annoncé la semaine dernière un plan de 62 licenciements en France, soit 15 % de l’effectif, dont 45 sur le site d’Alixan. En plus, 27 travailleurs du site de Bagneux en Ile-de-France se verraient imposer une mutation dans la Drôme, et que se passera-t-il pour ceux qui refuseront ?

     Le prétexte avancé est la baisse des commandes. Mais Solystic appartient au géant américain de l’aéronautique, de la défense et de l’électronique Northrop Grumman, dont les actionnaires ont profité de dividendes en hausse ces dernières années : +90 % entre 2014 et 2019. Quand Solystic a eu des réserves financières, Northrop a exigé qu'elle rachète elle-même une part de ses propres actions pour les détruire et en faire monter la valeur pour Northrop.

     Alors les travailleurs n’ont pas à accepter de servir de variable d’ajustement. Northrop doit prendre sur les profits passés et présents, sur la fortune accumulée par ses actionnaires pour maintenir les emplois et les salaires complets, quitte à réduire le temps de travail si l’activité ralentit.