Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Menace de fermeture par un fonds vautour

Brève
23/06/2019

Quand l'usine Famar était à Saint-Fons, et s'appelait Rhône-Poulenc Spécia

     L'usine Famar, qui produit des médicaments pour un certain nombre de grands groupes pharmaceutiques comme Sanofi ou Merck, est mise en redressement judiciaire depuis le début du mois de juin.

     Jusqu'en 2004, cette entreprise faisait partie du groupe Sanofi, qui l'a vendue pour 2 euros à un groupe grec, Famar, spécialiste dans le façonnage des médicaments. C’était tout bénéfice pour Famar qui a encaissé les bénéfices sans rien investir, usant jusqu'au bout les équipements. Avec la crise de 2008, Famar s'est retrouvée fortement endettée auprès des banques. Ces dettes ont été récemment rachetées par un fonds américain KKR.
     Pour ce fonds vautour, l'idée était de revendre les différentes usines. Cela est vrai en particulier à Saint-Genis-Laval, dont le groupe veut se débarrasser rapidement. Alors que plusieurs centaines de médicaments sont en rupture de stock dans les pharmacies, on voit que le but de KKR et au delà des grands groupes pharmaceutiques donneurs d'ordre, n'est pas de produire des médicaments utiles à la population mais de faire des profits immédiats.
     Quant aux salariés de l'entreprise, ils n'ont pas dit leur dernier mot. 

Agglomération de Grenoble

Education : deux journées de grève dynamiques

Brève
18/06/2019

La journée de grève dans l’Éducation du 17 juin contre la loi Blanquer lancée à la faveur de la première journée du baccalauréat a été suivie par de nombreux enseignants de l’agglomération iséroise et de l'académie, avec des taux de plus de 50% de grévistes dans plusieurs établissements. 300 se sont retrouvés en assemblée générale où la reconduction de la grève a été votée.

Ce 18 juin, ils étaient encore plus de 200 à se réunir pour affirmer leur colère et leur détermination. Après être entrés par surprise à l’intérieur du Rectorat, ils ont demandé à être reçus à 35 par la rectrice pour montrer une petite idée des effectifs actuels dans nombre de classes. Une façon aussi de dénoncer les propos du ministre annonçant avant même le début de la journée du 17 que seuls 5 % des enseignants étaient en grève. D’autres actions ont été annoncées.

Agglomération lyonnaise

Réformes Blanquer : c'est toujours Non !

Brève
17/06/2019

devant le rectorat le 17 juin

Tandis que le gouvernement a fait voter la loi dite « école de la confiance », de nombreux enseignants continuent de refuser les réformes en cours dans les lycées, généraux ou professionnels. Ces réformes vont aggraver la ségrégation sociale entre les élèves, entre les lycées et les quartiers. Elles vont réduire les moyens pour travailler en petits groupes et plus généralement dégrader les conditions de travail des enseignants.

Ce lundi 17 juin, premier jour du bac, un nouvel appel à la grève a été lancé par plusieurs syndicats. A Lyon, quelque 600 enseignants ont manifesté. Certains lycées comme Jacques Brel, Marcel Sembat mais aussi René Descartes étaient particulièrement mobilisés. Une assemblée générale a voté la reconduction de cette grève des surveillances pour le 18 juin.

Hôpital psychiatrique du Vinatier - Bron

Réactions contre les coupes budgétaires

Brève
17/06/2019

Un rassemblement des travailleurs du Vinatier lors d'un mouvement antérieur

     La direction de l'hôpital du Vinatier a annoncé l'an dernier son intention de faire 10 millions d'euros d'économies sur le budget.

     En avril, elle a voulu économiser 400 000 € en supprimant les chèques restaurant des 500 agents qui travaillent à l'extérieur de l'hôpital. C'était une perte de 860€ sur l'année pour eux. L'annonce a entraîné une réaction collective : près de 200 travailleurs se sont rassemblés sur le temps de midi. D'autres rassemblements ont eu lieu dans les semaines suivantes.

     Mi-juin, la direction a fini par abandonner son projet. De nouvelles attaques ne manqueront pas de tomber. Nul doute qu'elles déclencheront de nouvelles réactions des travailleurs de l'hôpital.

Anciens verriers de Givors (Rhône)

Le Conseil d’Etat dans le camp des patrons

Brève
15/06/2019

La verrerie de Givors avant sa fermeture et sa démolition

     Les anciens verriers se battent depuis maintenant dix ans, après avoir constaté que de nombreux anciens salariés de cette verrerie, fermée en 2003, étaient malades. Ils avaient été exposés à de nombreux produits dangereux, dont l’amiante.

     Au cours de leur lutte, ils ont réussi à faire condamner l’entreprise pour des cas individuels, reconnus comme maladies professionnelles. L’employeur a même été condamné trois fois pour « faute inexcusable », pour ne pas avoir pris de mesures de précautions contre des dangers dont il avait connaissance.

     Mais les anciens verriers voudraient aussi que le site industriel soit reconnu « amianté », pour que les anciens salariés bénéficient d’un suivi médical et que ceux encore en activité puissent partir en préretraite. Mais alors que quatre autres verreries l’ont été, cette demande a été refusée pour Givors par le ministre du Travail, puis le Tribunal administratif, puis la cour d’appel administrative, et maintenant le Conseil d’Etat, sous divers prétextes, montrant ainsi qu’ils ont choisi leur camp, celui d’un  patronat qui a empoisonné ses salariés pendant des années. Mais les anciens verriers ne lâchent rien et d’autres actions sont en cours.