Lyon

Exigeons la relaxe pour Laura Pfeiffer !

Brève
13/09/2019

La manifestation devant le tribunal

     Jeudi 12 septembre, plus de 300 manifestants, majoritairement des inspecteurs et contrôleurs du Travail en grève, se sont rassemblés devant la Cour d’Appel de Lyon pour soutenir Laura Pfeiffer, l’inspectrice du Travail en charge de l’usine TEFAL à Rumilly (Haute Savoie).

      Celle-ci avait eu le courage en 2013 de dénoncer auprès des organisations syndicales les pressions qu'elle subissait, dans le cadre de ses fonctions, de la part de l'entreprise TEFAL et relayées par sa hiérarchie. Mais l'affaire s'est retournée contre elle... Car en septembre 2016, la cour d'appel de Chambéry condamnait l'inspectrice, pour « recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel » dans le cadre de l’affaire TEFAL.

     Rebondissement en octobre 2018 où la Cour de Cassation a cassé cet arrêt au motif qu’il écartait l’application du statut de « lanceur d’alerte », d’où le retour de cette affaire mais cette fois en Appel à Lyon. Au cours de l’audience, le procureur sans surprise, s’est acharné à dénier ce statut à Laura Pfeiffer. Le jugement sera connu le 24 octobre prochain.

 

Saint-Étienne - Loire

Migrants : quand l'absurde se rajoute à l'inhumain

Brève
12/09/2019

     Mardi 10 septembre au matin, la police nationale intervenait, sur ordre du préfet, pour déloger des familles roumaines qui avaient établi un campement de fortune dans le Parc Couriot de Saint-Étienne. Ces familles, n'ayant nulle part où aller, se sont retrouvées place de l'Hôtel de Ville. Le soir-même, la mairie a envoyé la police municipale pour les faire partir et, n'ayant aucune solution d'hébergement à leur offrir, elle leur a demandé de… retourner au Parc Couriot ! Sur place, la police nationale a d'abord refusé de les laisser revenir, avant de céder de mauvaise grâce.

     Bien sûr, entre-temps, la mairie avait fait mettre à la benne les affaires – tentes, couvertures, draps et autres vêtements – laissées sur place.

     Ubuesque, inhumain et scandaleux !

 

Grenoble

Des papiers et un hébergement pour les jeunes majeurs étrangers !

Brève
12/09/2019

C'est ce qu'ont réclamé plusieurs centaines de personnes, dont plusieurs dizaines de ces jeunes, en manifestant dans les rues de Grenoble, mercredi 11 septembre. Ceux d'entre eux qui deviennent majeurs, hébergés et accompagnés jusque-là par le Conseil départemental, perdent du jour au lendemain leur droit au séjour. Ils sont au moins 70 dans ce cas depuis le mois d'août selon les associations. Du coup, ils perdent aussi tout droit au travail, à une formation en alternance et à un hébergement, et vivent avec une menace constante de reconduite à la frontière.

Devant l'Hôtel du département, avec des salariés en grève d'un des services qui les accompagnent, ils ont dénoncé le sort que la Préfecture et le Département leur font subir. "On est ici pour montrer notre colère" a dit l'un d'eux, exprimant le sentiment de tous. L’État français et ses entreprises, qui ont pillé et exploite toujours nombre de pays dont ces jeunes sont originaires, ont largement les moyens de satisfaire leur demande.

Valence (Drôme)

Une indignation quelque peu tardive...

Brève
10/09/2019

     Alors que le personnel des urgences de Valence est en grève depuis des mois, le maire LR de Valence, Nicolas Daragon, vient de découvrir tout d'un coup que l'hôpital public manque de moyens ; n'écoutant que son courage, il a tapé du poing sur la table en déclarant le conseil de surveillance de l'hôpital "en grève".
     Pendant des années, il n’a rien eu à redire sur la politique de diminution de lits dans les hôpitaux, notamment sous le mandat de Sarkozy. Mais à 6 mois des élections municipales, alors que son ami Wauquiez s'est pris une raclée aux élections européennes, un peu de discours hypocrites, ça ne coûte rien !

Lyon

Orange : attention, bâtiment neuf !

Brève
09/09/2019

L'immeuble SKY

     Depuis le début de l'année, Orange a emménagé dans un nouveau bâtiment à la Part-Dieu, le SKY. A peine arrivés les salariés ont dû essuyer les plâtres. En avril une centaine d'entre eux avaient manifesté contre l'organisation en "flex desk" qui consiste à avoir moins de postes de travail que de salariés, mais aussi à cause des pannes d'ascenseur, du bruit et des contrôles d'accès.

     Depuis, il n'y a pas eu de trêve estivale. Des fenêtres ont explosé et sont tombées, des fuites d'eau se sont répandues, les coupures d'électricité et de réseau se sont multipliées. Par chance aucun piéton n'a été blessé.

     Orange se préoccupe bien de gaver les actionnaires mais pas d'assurer des conditions de travail normales aux salariés qui font sa richesse.