Lyon

Enfants à la rue : le scandale continue

Brève
18/05/2019

Trois écoles sont occupées depuis plusieurs jours à Lyon par des parents d’élèves et des enseignants, pour offrir un abri à des familles qui n’ont pas de logements. 17 enfants en tout seraient condamnés à vivre dans la rue sans cette mobilisation.

Alors que l’association « Jamais sans toit »  estime à 24 000 le nombre de logements vides dans le Grand Lyon. L’État est tout à fait capable d’exproprier des logements pour des projets d’infrastructures qu’il juge vitales ou profitables au grand patronat. Le droit d’avoir un toit sur la tête est vital pour ces familles et nécessite la réquisition des logements vides.

Grenoble

Fortune d'un grand bourgeois : une visite guidée

Brève
09/05/2019

Le Musée de Grenoble présente actuellement une exposition de souvenirs de voyages d'un Grenoblois, Antoine de Galbert-Defforey, grand collectionneur d'art moderne. Ce richissime héritier d’un des fondateurs de Carrefour, n’ayant jamais eu à travailler pour vivre, a pu voyager et acheter des œuvres d'art grâce au labeur des employés de cette enseigne, numéro deux mondial de la grande distribution.

Pour autant, pas de réduction pour les porteurs de la Carte PASS-Carrefour, ni pour les salariés mal payés de Carrefour. Eux, qui tous les jours (ou toutes les nuits) réceptionnent les marchandises, les mettent en rayons, nettoient, sont en caisse etc, devront s'acquitter de 8 euros s'ils veulent voir les fruits de leur travail.

Isère

Guichets dans les gares SNCF : on ferme !

Brève
05/05/2019

Après Vinay et Tullins pourvues de gares «mortes » puisque disposant seulement d’un distributeur, la SNCF annonce quatre nouvelles fermetures des guichets à compter du 1er juin prochain : à Rives, Moirans, Goncelin et Brignoud. Ces gares connaissent pourtant une forte fréquentation des TER, qui est destinée à croître encore, en particulier Moirans, à la jonction des deux lignes Grenoble-Lyon et Grenoble – Valence. Mais la SNCF se moque bien de maintenir des services utiles à la population.

Son argument est que de plus en plus d’usagers utilisent Internet. Certes, de « de plus en plus », mais pas les personnes peu familières avec ce mode de communication.

Alors, pour elles, c’est rester chez soi ou  prendre la voiture ? Le progrès attendra.

Orange - Lyon

Manifestation pour les conditions de travail

Brève
04/05/2019

     Mardi 30 avril, à partir de 11 heures, une centaine d'employés d'un service d'Orange manifestaient devant l'immeuble SKY à la Part-Dieu, le bâtiment neuf où ils sont regroupés depuis peu. Ici, la nouvelle organisation dite "Flex Desk" prévoit moins de places dans les bureaux qu'il n'y a d'employés (8 pour 10). Chaque matin chacun doit chercher un coin pour s'installer. Le seul "espace personnel" est un caisson de 50 cm de coté pour ranger l'ordinateur et quelques rares effets personnels.

     Tout est organisé pour instaurer un sentiment de précarité et faire des économies de mètres carrés. Et il faut badger à tous les étages et éventuellement se voir refusé l'accès, se faire contrôler à l'entrée, passer sous les caméras, etc.

     La direction a joué la surprise et a indiqué que cette organisation n'est pas un "dogme" et que "on peut discuter". Ce qui est vrai... quand il y a cent personnes dans la rue ! La réaction de ce service a été appréciée par les autres occupants de l'immeuble qui vivent la même chose et pourraient bien rejoindre la contestation.

Saint Etienne - La Poste

Mobilisation réussie des facteurs

Brève
03/05/2019

Jeudi 2 mai, 70% des facteurs des trois bureaux de Saint-Etienne et alentour étaient en grève pour dénoncer un profond bouleversement de l’organisation du travail. La direction veut imposer un seul type de tâche : soit le tri/préparation du courrier, soit la distribution. Deux des trois bureaux se verraient aussi imposer la pause « méridienne », un temps de repas non-payé qui rallonge la journée de travail. Cette méridienne existe pour le troisième bureau depuis trois ans et a dégradé les conditions de travail.

En spécialisant le travail, l’objectif de la direction est de supprimer des tournées (12 sur 48 seraient ainsi supprimées sur une partie de la ville de Saint Etienne) et donc des postes. Ceci se traduira par une charge de travail accrue. Les facteurs sont conscients que la spécialisation des tâches va rendre le travail plus répétitif et plus dur physiquement, alors que bien d’entre eux ont déjà des troubles musculo-squelettiques.

Jeudi matin, ils se sont rassemblés à plus d’une soixantaine. Une première journée réussie qui en appelle d’autres.