Solystic – Alixan (Drôme)

Prendre sur les profits pour maintenir emplois et salaires

Brève
08/07/2020

     La direction de Solystic, une entreprise qui fabrique des machines de tri de lettres ou de colis, a annoncé la semaine dernière un plan de 62 licenciements en France, soit 15 % de l’effectif, dont 45 sur le site d’Alixan. En plus, 27 travailleurs du site de Bagneux en Ile-de-France se verraient imposer une mutation dans la Drôme, et que se passera-t-il pour ceux qui refuseront ?

     Le prétexte avancé est la baisse des commandes. Mais Solystic appartient au géant américain de l’aéronautique, de la défense et de l’électronique Northrop Grumman, dont les actionnaires ont profité de dividendes en hausse ces dernières années : +90 % entre 2014 et 2019. Quand Solystic a eu des réserves financières, Northrop a exigé qu'elle rachète elle-même une part de ses propres actions pour les détruire et en faire monter la valeur pour Northrop.

     Alors les travailleurs n’ont pas à accepter de servir de variable d’ajustement. Northrop doit prendre sur les profits passés et présents, sur la fortune accumulée par ses actionnaires pour maintenir les emplois et les salaires complets, quitte à réduire le temps de travail si l’activité ralentit.

 

Lycée Marie Curie - Échirolles (banlieue de Grenoble)

Handicapés : exercer son métier dans de bonnes conditions, un parcours du combattant

Brève
03/07/2020

Cela fait des années que les enseignants du lycée Marie Curie doivent se mobiliser pour obtenir un allègement de service de 6 H pour deux collègues tétraplégiques.  

Pour le rectorat, pas question de pérenniser ces 6 heures, et c’est tous les ans le même stress. L’administration les pousse à se reconvertir, et refuse de « se satisfaire d’une solution qui serait de retirer du temps de travail aux agents ». Ce mépris récurrent est intolérable.

Cette année encore, devant le rectorat, 50 enseignants en colère ont exigé que soit appliquée la prétendue « bienveillance » à l’égard des handicapés de l’éducation nationale.

Annecy - élections municipales

Un programme taille patron

Brève
02/07/2020

Après 65 ans à la mairie d’Annecy, la droite a été battue aux dernières élections. Le nouveau maire François Astorg, qui a passé le premier tour à la tête d’une liste d’union de la gauche et d’écologistes a ensuite fait alliance avec une liste emmenée par une députée macroniste, qui comptait dans ses rangs une DRH de la plus grosse usine de la ville.

Cela n’a pas semblé suffisant pour rassurer le patronat local. Le nouveau maire a donc pris les devants dans la presse déclarant que « les chars russes n’allaient pas débarquer » avant de d’expliquer que depuis 2003, « il avait formé des dizaines de chefs d’entreprise. » Voilà qui en dit plus que de longs discours, sur la politique que mènera la nouvelle municipalité.

Face à la crise, à Annecy comme ailleurs les classes populaires ne pourront compter que sur leurs propres forces.

Le 30 juin : les soignants à nouveau dans la rue (Rhône)

Brève
29/06/2020

Après le succès de la mobilisation du 16 juin, un certain nombre de syndicats de la santé et de collectifs inter-hôpitaux appellent à nouveau à la grève et à manifester, seul moyen de faire pression sur le gouvernement pour que le « Ségur de la santé » ne soit pas uniquement un catalogue de bonnes intentions.

Manifestation à Lyon : mardi 30 juin à 13 heures, place d’Arsonval (devant l’hôpital Edouard Herriot) en direction de l’Agence Régionale de  Santé, rue Garibaldi.

Lyon – Jeunes migrants

L’État leur rend la vie impossible

Brève
26/06/2020

Manifestation du 30 mai 2020

     Environ 80 étudiants et jeunes travailleurs africains ont manifesté avec RESF devant la Préfecture du Rhône en fin de journée, mercredi 24 juin. Ils exprimaient leur ras-le-bol des rendez-vous impossibles à obtenir, des papiers qui vous attendent sur une pile mais qu’on met des semaines et des mois à récupérer, alors que pendant ce temps les délais courent… Le résultat de ce mépris de l’État, ce sont des situations inextricables pour des mineurs étrangers avec au bout une précarité encore pire. Parmi les situations courantes, des jeunes qui n’ont plus dans les mains de papiers valables et qui perdent leur boulot et les ressources qui vont avec.

     Ils ne réclament que le droit de travailler ou d’étudier comme tout le monde, et ils ont bien l’intention de continuer à se faire entendre.