Ecoles du Rhône

une rentrée inquiétante préparée avec les moyens du bord

Brève
05/05/2020

Dans les écoles, les équipes enseignantes se préparent comme elle le peuvent à la rentrée du 11 mai, décidée par Macron pour libérer les parents de la garde de leurs enfants et les renvoyer au travail.

Incapable de leur donner les moyens d’une reprise sereine, le gouvernement multiplie les recommandations... le plus souvent inapplicables dans un cadre scolaire : qui donc peut envisager sérieusement d’empêcher les enfants d’entrer en contact pendant les récréations, ou encore d’interdire aux élèves de maternelle d’utiliser le matériel collectif de la classe ? Il faut dire que les recommandations sont gratuites... En revanche, il n’est pas question pour le gouvernement de mettre la main à la poche pour moderniser les installations sanitaires, ni pour embaucher du personnel de nettoyage, ni pour quoique que ce soit.

Blanquer ayant finalement laissé à chaque famille le choix d’envoyer ou non les enfants en classe, il est probable qu’un grand nombre de parents les garderont à la maison dans un premier temps.

Malgré cela, dans la plupart des écoles du département, le retour des élèves ne commencera en fait que le 14 mai et seulement pour certains niveaux. Pas avant plusieurs semaines pour tous les autres. Et même pour ceux qui retourneront à l’école, en raison du manque de locaux, les dernières injonctions du ministère préconisent de séparer les élèves présents en deux groupes, ce qui limite à deux jours par semaine leur présence dans les classes. Au bout du compte et dans le meilleur des cas, pour l’ensemble du mois de mai, les élèves ne pourront profiter que de… six jours de classe !

Dans ces conditions déplorables, les enseignants font leur possible pour inventer de nouvelles façons d’enseigner… afin que l’irresponsabilité du gouvernement ne conduise pas dans les écoles à de nouvelles catastrophes éducatives et sanitaires.

Zone de logistique de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) 

Aucune protection pour ceux qui travaillent

Brève
17/04/2020

plateforme logistique de Saint Quentin-Fallavier

Macron a promis que le 11 mai le travail pourrait reprendre partout avec des masques disponibles pour tous et des tests pour ceux qui présenteraient des symptômes. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En tous cas, ceux qui continuent de travailler aujourd’hui dans des métiers vitaux sont loin d’en avoir systématiquement. C’est le cas des travailleurs dans la logistique alimentaire de la zone de Saint Quentin, comme chez Aldi où ils n’ont ni masques, ni gants, ni gel hydroalcoolique et qu’il est de plus impossible de garder des distances entre travailleurs tant l’entrepôt est bondé de marchandises.

Les patrons de ces groupes sont de dangereux irresponsables et Macron ment comme un arracheur de dents !

Ehpad

Derrière la propagande du gouvernement, toujours la pénurie de tests

Brève
14/04/2020

     Le gouvernement a annoncé, après des semaines de tergiversations, que des tests devaient arriver dans les Ehpad. Mais comme pour les masques, c’est la pénurie.

     Dans les Ehpad de la région, les tests sont réalisés dans des laboratoires privés, mais comme ils manquent de réactifs, ils réalisent d’abord les analyses pour les hôpitaux. En conséquence, les résultats ne sont pas rendus avant 3 à 7 jours. Faute de connaître le statut viral des résidents et soignants, le confinement dans les chambres reste impératif.

     De partout, la crise sanitaire révèle et exacerbe les problèmes de moyens que dénoncent depuis des années les personnels des Ehpad. Pas de masques, pas de tests, les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.

SNF – Andrézieux-Bouthéon (Loire)

L'apprenti sorcier

Brève
07/04/2020

René Pich, le richissime patron de l'entreprise chimique SNF, a décidément l'écriture facile. Alors qu'il qualifiait dans une note destinée aux cadres de "rats qui se terrent dans leur trou" les ouvriers qui refusaient de venir risquer leur vie sur l'autel de ses profits, il a annoncé dans une autre note avoir acheté pour ses salariés des stocks de chloroquine, dont il vante les louanges sans bien sûr rien n'y connaître…

Pour assurer coûte que coûte la production et surtout ses profits, il est prêt à miser sur un médicament dont l'efficacité n'est pas prouvée et qui ne remplace de toute façon pas les masques que les ouvriers n'ont pas. Mal lui en a pris : il a été mis en garde à vue pour "exercice illégal de la médecine".

Reste à ce que les travailleurs le mettent un jour "en garde à vue" pour exercice de l'exploitation à tout crin.

Dassault - Argonnay (Agglomération d'Annecy) - 74

Préparatifs pour produire des Rafales en plein confinement

Brève
30/03/2020

La direction Dassault cherche à faire reprendre le travail à 80 « volontaires » sur l’usine d’Argonay (450 salariés en période normale) dès les premiers jours d’avril. Sur l’ensemble des 9 sites français du groupe, plus de 1100 sur 8500 travailleurs sont eux aussi visés par cet appel à reprendre, alors que la semaine passée au moins 150 d’entre eux étaient déjà touchés par la maladie, sans compter les cas chez les intérimaires et prestataires et sous traitants sur sites !

La direction générale Dassault explique vouloir honorer ses contrats en particulier militaires : par exemple des « Rafales » devant être livrés à l’Inde en avril … Si la pandémie du covid19 ne fait pas assez de victimes, les marchands d’armes s’occuperont des survivants ! C’est ignoble et bien à l’image de la pourriture de ce système capitaliste !