Boehringer – Lentilly (Rhône)

Une première grève d’avertissement

Brève
01/02/2021

Les grévistes de Boehringer Lentilly le 1er février 2021

     Depuis 2017 que le groupe Boehringer Ingelheim a acquis auprès de Sanofi l’ensemble de sa branche santé animale (Mérial), les restructurations et les ventes de sites se succèdent. Un des projets en cours est le transfert de la production du site de Lentilly (40 personnes) sur celui de Saint-Priest et, alors que rien n’est officiellement annoncé, l’avenir de la partie conditionnement, expéditions (100 personnes) est incertain.

     La plupart des salariés vivent avec leur famille non loin du site et n’imaginent pas faire deux heures de trajet supplémentaire par jour ni de voir remises en cause leurs garanties collectives en étant vendus à un sous-traitant.

     En tout cas cette première grève, rassemblant près de 80 % du personnel, a montré la détermination des travailleurs face à la famille Boehringer et à son conseil Mac Kinsey.

Hospices civils de Lyon

Quel gâchis !

Brève
30/01/2021

Un rassemblement devant l'hôpital E; Herriot en 2017

     Une transplantation des deux membres supérieurs a eu lieu à l’hôpital E. Herriot : une prouesse médicale qui a fait la Une de la presse et dont les HCL se sont très largement congratulés. Et en moins d’un an, des chercheurs ont été capables de trouver un vaccin contre le Covid.

     À côté de ces prouesses, on manque de lits d’hospitalisation, de matériel, de personnel et de vaccins pour endiguer cette pandémie. Car dans ce système capitaliste, on privilégie les profits privés au détriment de l’intérêt général.

     Ce système est vraiment à renverser !

Fontaine (agglomération de Grenoble)

Le préfet de l'Isère a dû céder devant la mobilisation

Brève
28/01/2021

Début janvier, la grève de la faim d'un boulanger de Besançon, et une importante mobilisation, avaient obtenu de la préfecture la régularisation de son apprenti guinéen ; comme des milliers de jeunes étrangers en France, il était tombé en situation irrégulière le jour de sa majorité.

Le même scénario vient de se produire pour un jeune Malien qui avait dû arrêter son apprentissage dans une boulangerie de Fontaine. Devenu majeur, la préfecture refusait de lui accorder un titre de séjour. Malgré les multiples démarches du boulanger, le préfet de Grenoble restait ferme sur sa décision.

"Faudrait-il que moi aussi je fasse une grève de la faim ?", avait-il déclaré, en référence à son collègue de Besançon. Eh bien là aussi, la mobilisation qui s'est mise en place pour le jeune Mamadou a fait céder le préfet, qui vient de lui délivrer un titre de séjour d'un an !

Ce combat doit continuer, car des milliers d'autres jeunes se retrouvent en situation irrégulière le jour de leurs 18 ans.

Usine chimique du Pont-de-Claix (banlieue de Grenoble)

Le marché du poison “agent orange” rapportait

Brève
26/01/2021

50 ans après les faits, un procès historique vient de s’ouvrir à Paris à l’initiative d’une Franco-Vietnamienne, soutenue par de nombreuses associations, qui assigne en justice 14 multinationales de l'agrochimie pour avoir produit un défoliant “l’agent orange”.

Durant la guerre du Vietnam (1960-75), l’armée américaine a déversé par avion des tonnes de cette arme chimique contenant de la dioxine, l’un des poisons les plus toxiques qui a empoisonné la population sur plusieurs générations.

En France à Pont de Claix, dans l’usine Progil de l’époque, un atelier “les hormones” fut spécialement conçu pour la fabrication du 2,4-D et du 2,4,5-T constitutifs de l’agent orange. Ce produit partait directement à Saïgon, via Rotterdam.

Gouvernement et patrons français, qui ne seront pas sur le banc des accusés, ont pourtant aussi des comptes à rendre sur cet empoisonnement.

Lyon

Non aux centres de rétention pour les migrants

Brève
25/01/2021

     A Lyon, la construction d’un nouveau centre de rétention administrative (CRA) est lancée, avec ouverture prévue en 2022 : c’est une véritable prison où l’État peut enfermer, jusqu’à 90 jours, des migrants qui n’ont commis aucun vol, aucun crime, mais qui n’ont pas le bout de papier en règle qui leur permettrait de vivre ici.

     Les différents CRA qui existent déjà, dont celui de l’aéroport Saint-Exupéry, sont des lieux où les conditions de vie et d’hygiène sont indignes, et qui ont favorisé la transmission du covid ces derniers mois.  Par ailleurs, des faits de violences physiques de la part des policiers, ou d’humiliations comme des fouilles à nu, sont régulièrement rapportées. Ces lieux sont à l’image de la barbarie que représentent les frontières et la chasse aux migrants actuelle.

     Lutte ouvrière s’associe à l’appel à un rassemblement pour l’arrêt de cette construction et pour la fermeture de tous les centres de rétention, ainsi que pour la régularisation de tous les sans-papiers :  

samedi 30 janvier à 10h place Bellecour,