STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble)

La direction tente de bâillonner les grévistes

Brève
01/12/2020

À l’appel des syndicats de ce site de 4000 travailleurs, des salariés, essentiellement ceux de production, participent à des débrayages depuis plusieurs semaines. L’annonce de 0% d’augmentation a mis le feu aux poudres. C’est d’autant plus révoltant que l’entreprise, qui a tourné à plein pendant le confinement, annonce des bénéfices équivalents à ceux de l’année dernière.

Pour combattre ce mouvement, elle a augmenté le nombre de vigiles qui fouillent quotidiennement les grèvistes. Pour perturber la distribution de tracts elle a modifié les entrées du site sous prétexte de prévention d’attaque terroriste !

Comble du cynisme, elle a demandé aux militants de se passer du gel hydroalcoolique entre chaque tract alors qu’elle était réticente pour faire appliquer des mesures de distanciation sur le site.

La direction n'est pas sereine et montre son vrai visage, face à des salariés qui relèvent la tête. ST fait des profits et distribue de généreux dividendes à ses actionnaires, ceux-ci doivent passer à la caisse et augmenter immédiatement les salaires !

Pontcharra (proche Chambéry)

Lydia vit ici, travaille ici, elle reste ici !

Brève
30/11/2020

Rassemblement de soutien à Chambéry, samedi 27 novembre

C’est avec joie et larmes que Lydia Guinnou-Veyrat et ses collègues de travail ont appris la bonne nouvelle : l’obtention d’un titre de séjour pour cette aide-soignante d’un Ehpad de Pontcharra, petite ville de l’Isère, proche de Chambéry.

Originaire du Bénin, venue en France en mai 2019, et après le décès de son mari français, Lydia avait obtenu un CDI et espérait le renouvellement de son titre de séjour. Mais le préfet de Savoie, département où elle habite, en avait décidé autrement en lui signifiant une OQTF (obligation de quitter le territoire) au prétexte qu'elle « ne justifiait d'aucune insertion particulière dans la société française » ! Un comble pour une aide-soignante qui n’a pas ménagé sa peine en pleine épidémie.

Face à la mobilisation de ses collègues de travail et à la vague d’indignation bien au-delà de la ville, Olivier Véran et Marlène Schiappa, se disant “émus” par la situation de Lydia, annoncèrent qu’ils lui avaient décroché un titre de séjour. Mais personne n’est dupe et tous savent que sans leur mobilisation, Lydia n’aurait rien eu.

AESH – Académie de Lyon

Une régression et des licenciements inacceptables

Brève
26/11/2020

     Dans l'académie de Lyon (Rhône, Loire, Ain), 26 AESH (Accompagnants d'élèves en situation de handicap) vont être licenciés. Ils ont refusé de signer un "avenant" à leur contrat, dégradant leurs conditions de travail.

     Auparavant, ces AESH avaient un emploi du temps fixe. Ils pouvaient ainsi non seulement s'organiser pour les déplacements, mais cela permettait de mieux suivre les enfants handicapés dont ils avaient la charge. À présent, ils sont attachés à une zone, et donc peuvent être envoyés du jour au lendemain dans une école plus lointaine, et pourront avoir à s'occuper de plus d'enfants dans une même semaine. Par exemple, un AESH de Saint-Étienne pourra être envoyé à Bourg-Argental, à plus d'une demi-heure d'une route peu sûre. Et, avec à peine plus de 800 € de salaire, tous ne disposent pas d'une voiture.

     Attaquer les conditions de travail des AESH, licencier ceux qui ne veulent ou ne peuvent s'y résigner, dégrader l'accompagnement des élèves handicapés, un bon exemple de "l'école inclusive" prétendument chère au ministre.

Général Electric - Villeurbanne

Grève reconductible

Brève
23/11/2020

Les grévistes de General Electric Villeurbanne le 23 novembre 2020

     Lundi 23 novembre, les salariés de GE Villeurbanne se sont mis en grève complète, pour protester contre la suppression de la moitié des postes de l’usine (260 postes). La grande majorité des travailleurs de la production ont arrêté le travail, beaucoup de salariés des bureaux étant en télétravail.

    Après trois lettres adressées à Bruno Le Maire, sans réponse, et des solutions alternatives proposées par les syndicats, refusées par la direction, la grève totale et reconductible a été décidée.

     Assurément le plus sûr moyen de se faire entendre.

 

EHPAD "Les Girondines" (Lyon)

Un débrayage pour dé-confiner la prime

Brève
17/11/2020

Débrayage à l'Ehpad "Les Girondines" le 16 novembre 2020

     Depuis le mois d'août, les salariées de cet EHPAD réclamaient le paiement égal et intégral de la "prime Covid" : 1500 € pour un temps plein.

     Les plus précaires n'avaient rien touché. De plus, la direction déduisait de cette prime, une autre prime, de 500 €, qu'elle avait déjà versée précédemment. Pourtant, l'ARS a versé à la structure les sommes correspondant à la "prime Covid".

     Pendant plusieurs mois, la direction a tout fait pour gagner du temps : promesses, divisions, etc. Mais ces travailleuses se sont organisées, ont décidé un débrayage pour lundi 16 novembre à la relève, et fait venir la presse. Elles menaçaient de partir en grève complète. Au dernier moment, la direction acceptait de rendre les 500€ déduits et de revoir la liste des précaires présentes en mars-avril pour qu’elles touchent la prime.

        Elles ont vérifié qu'en se serrant les coudes, elles sont une force. Ce sera utile à l'avenir car une prime ne fait pas tout.