Agglomération de Grenoble

Syntertech, la colère monte

Brève
18/07/2019

Les grévistes de Syntertech devant le tribunal à Grenoble

Mercredi 17 juillet, pour la troisième fois depuis l’annonce de la mise en liquidation de leur entreprise, des grévistes de Syntertech se sont rassemblés devant le tribunal de Grenoble, à l’appel de la CGT.

Depuis des mois, les travailleurs attendent un repreneur pour cette entreprise sous-traitante de l’automobile. La justice a encore prolongé les délais pour permettre d’étudier les offres d’éventuels repreneurs dont les travailleurs ne connaissent ni les noms, ni les conditions de reprise et si reprise il y a. Secret industriel, leur dit-on, sans honte ! Trois cent familles sont menacées mais l’ex-patron Thierry Morin, actionnaire principal, s’est dégagé de toute responsabilité, aidé par l’Etat et la justice complices.

Bien des travailleurs partagent le sentiment de se faire mener en bateau et savent que seule leur colère et leur mobilisation obligeront tous ces margoulins à répondre à leur propres revendications.

SUEZ – Feyzin (Rhône)

Les travailleurs relèvent la tête

Brève
12/07/2019

Les grévistes de l'entreprise Suez de Feyzin, en juillet 2019

     Les salariés d’une petite entreprise de 53 salariés du groupe Suez, spécialisée dans le recyclage, principalement des réfrigérateurs, viennent de faire grève deux semaines pour 150 euros de plus par mois - la plupart étant payés à peine au dessus du SMIC - et l’amélioration des conditions de travail, qui sont lamentables.

    Pendant leur mouvement ils sont allés s’adresser à des salariés d’autres unités du groupe, ont distribué des tracts devant une usine chimique voisine ainsi qu’aux ronds-points, dénonçant « des salaires de misère, le travail galère et le mépris patronal au quotidien ». Le barbecue organisé a rassemblé en plus des grévistes de nombreux militants syndicaux des alentours.

    Jeudi 11 juillet, les discussions en étaient toujours à 30 euros d’augmentation générale avec des incidences sur des primes liées au salaire de base ainsi qu’avec effet rétroactif au 1er février, ce qui paie en partie les heures de grève. La majorité des salariés a décidé de continuer le mouvement de grève à nouveau lundi pour laisser le temps du week-end à la direction de « réfléchir » aux propositions faites du paiement des jours de grève… Depuis neuf années d’existence du site, c’est la première fois que les salariés relèvent la tête collectivement. En étant unis face à la direction, ils ont réussi à la faire un peu reculer, même si c’est loin du compte, malgré la puissance du groupe Suez.

 

Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Deux mobilisations réussies

Brève
11/07/2019

La manifestation du 4 juillet à Saint-Genis-Laval

     Après que la grande majorité des salariés ait manifesté dans les rue de Saint-Genis-Laval jeudi 4 juillet, ils se sont à nouveau rassemblés ce jeudi 11 juillet devant le siège lyonnais du groupe pharmaceutique Merck.

     Celui-ci est le principal donneur d'ordre de l'entreprise Famar Lyon qui produit encore un grand nombre de médicaments pour son compte. Un grand groupe parmi d'autres comme Sanofi, Abbot... qui, ont fait produire  pendant des années leurs spécialités à moindre coût. Les travailleurs en manifestant devant Merck dénoncent le fait que les grands groupes pharmaceutiques sont tout autant responsables que le fonds d'investissement KKR qui a récemment décidé de se débarrasser des 12 usines du groupe Famar. Dont celle de Lyon en redressement judiciaire depuis la fin du mois de juin. 
     Les salariés entendent défendre leurs emplois, leur mobilisation ne fait que commencer.

Safran – Région lyonnaise

Les capitalistes font la manche

Brève
10/07/2019

L'usine Safran de Villeurbanne le jour de la visite de Macron

     Lors de sa venue à Lyon le 8 juillet, Macron, en visite à l’usine Safran de Villeurbanne, a annoncé comme un grand évènement l’ouverture, en 2024, d’une nouvelle usine Safran à Feyzin, avec 200 emplois prévus. Pour lui c’est la preuve d’une réindustrialisation, qui plus est écologique ! 200 emplois prévus, comparés aux centaines d’autres supprimés et toujours en cours, c’est la méthode coué…

     Mais pour obtenir de ce grand groupe de l’aéronautique qu’il investisse 230 millions d’euros pour une nouvelle usine qui va lui rapporter gros, il a fallu lui promettre 26 millions d’euros d’aides publiques de l’Etat, la Métropole et la Région. Safran a fait près de 2 milliards d’euros de bénéfices en 2018, mais les actionnaires de ces grands groupes en veulent toujours plus. Et ils ont le culot de vouloir se faire passer pour des bienfaiteurs !

Agglomération d’Annecy (Haute-Savoie)

Des subventions en rafale !

Brève
10/07/2019

     Le 6 juillet dernier, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône Alpes,  et Eric Trappier le PDG de Dassault-Aviation se sont retrouvés sur le site de l’usine Dassault d’Argonay pour officialiser le financement par la Région, à hauteur de 10 millions d’euros, du projet « AEROPRINT » piloté par Dassault pour l’installation d’une ligne de « fabrication additive » de pièces mécaniques (c'est-à-dire par ajout de matière en « impression 3D »).

     Cela assure à ce groupe pourtant richissime, près de la moitié du financement de l’investissement nécessaire ! La technologie utilisée est sans doute «additive » mais la recherche des aides publiques par Dassault est vraiment une addiction !