SNR (Annecy)

La politique scandaleuse de la direction

Brève
18/03/2020

La direction de SNR, qui emploie environ 2 800 personnes sur l’agglomération d’Annecy a décidé il y a peu la mise en chômage partiel de l’ensemble de ses sites. Mais dès jeudi 19 mars, plusieurs ateliers de production devaient reprendre, au prétexte qu’il s’agirait de secteurs « prioritaires » : des pièces pour automobile !

C’est jouer de façon scandaleuse avec la santé et même la vie des travailleurs et de leur famille et, au-delà, de la population du bassin annecien déjà menacée par l’existence à proximité d’un des premiers « clusters » de l’épidémie.

Et en quoi produire aujourd’hui des roulements pour l’automobile et l’aéronautique, alors que ces secteurs sont pratiquement à l’arrêt, est-elle une activité indispensable ? Tout le pays, et même les services médicaux, manquent du minimum (gel hydro-alcoolique, masques, etc) mais grâce à SNR, il n’y aura pas de pénurie de roulements !

La direction invoque le covid-19, mais n’en a que faire. Elle continue ses petits calculs irresponsables pour réguler sa production et ses stocks. Voilà qui en dit long sur la marche folle de la société capitaliste.  

Coronavirus - Valéo - Saint-Quentin-Fallavier (Nord-isère)

Le profit à n’importe quel prix !

Brève
18/03/2020

Dans cette usine qui fabrique des équipements automobiles, la direction continue d’imposer aux travailleurs du site, notamment aux ouvriers de venir produire des pièces. Cela malgré l’impossibilité de conserver des distances nécessaires entre les salariés pour éviter toute propagation éventuelle du virus, en particulier sur les chaînes de montage.

Cette irresponsabilité et cette cupidité de la direction sur le dos des travailleurs sont révoltantes !

Crise du coronavirus - Sanofi-Pasteur - Marcy-l'étoile (Rhône)

Deux poids et deux mesures

Brève
17/03/2020

Le site Sanofi-Pasteur de Marcy l'Etoile produisant des vaccins et regroupant des laboratoires de recherche, il est compréhensible qu'il continue à fonctionner malgré l'épidémie. Le télétravail est certes privilégié. Mais il sert surtout aux cadres ou aux chercheurs. Pour les ouvriers et de nombreux techniciens de production, le télétravail n'est pas possible. Obligés d'aller bosser, ils subissent de plein fouet le manque d'effectifs, accumulé depuis des années. Riche à milliards, Sanofi aurait pu embaucher, mais dans la pharmacie comme ailleurs, c'est le profit des actionnaires avant tout. Aujourd'hui, ces économies peuvent être criminelles.

Macron a dit qu'on était en guerre contre l'épidémie. En effet, comme à la guerre, les officiers donnent leurs ordres de loin et les soldats se prennent les balles en pleine tête.

Crise du coronavirus - gare Lyon-Part-Dieu

"Mais pourquoi sommes-nous là ?"

Brève
17/03/2020

Mardi matin, la consigne de la gare n’avait pas été fermée, tout comme quelques boutiques alimentaires, encore ouvertes. Et les distributeurs de boissons et de confiseries sont toujours achalandés. Bien des travailleurs dont la fonction n’est pas vitale au déplacement des trains se demandent, « mais pourquoi sommes-nous là ? ». Vendre toujours vendre, comme certaines usines qui tournent encore ou des chantiers qui ne sont pas à l’arrêt. La recherche du profit est criminelle.

Crise du coronavirus - gare Lyon-Part-Dieu

« On peut bien crever »

Brève
17/03/2020

À la gare de la Part-Dieu, le nombre de trains circulant est très limité, et s’il faut assurer le transport des personnes pour qui c’est une nécessité impérieuse, les conditions dans lesquelles sont placés les travailleurs est révoltante. Alors qu’il n’y en a déjà pas assez dans les hôpitaux, il n’y a évidemment pas de masques de protection pour ceux assurant le fonctionnement impératif de la gare. Dimanche, des cheminots ont exprimé leur colère par un droit de retrait. Vendredi dernier déjà, les guichetiers avaient protesté de la même manière. Mais ce n’est que ce mardi matin que les guichets ont fini par être fermés. Et tout le week-end, de nombreuses personnes y sont passées !

Pour les travailleurs des entreprises sous-traitantes de la gare, la situation est encore pire : les vigiles de l’entreprise de sécurité n’ont même pas de gel hydro-alcoolique à disposition, alors qu’ils côtoient les voyageurs tout autant que les cheminots. C’est la « guerre » comme a dit Macron, mais comme toujours, ce sont les soldats qui s’exposent et qui vont en payer le prix.