Technicentre SNCF - Oullins (Rhône)

Amiante : les lenteurs de la justice

Brève
05/04/2019

Une grève aux ateliers SNCF d'Oullins en 2013

     Le 29 mars, le syndicat CGT des cheminots d’Oullins organisait une réunion d’information. Une cinquantaine de cheminots étaient présents ainsi que l’avocate des 294 d’entre eux qui, en mars 2017, ont déposé plainte contre la SNCF pour mise en danger de leur vie avec l’amiante. Pendant des dizaines d’années ces travailleurs ont manipulé des pièces qui en contenaient. Depuis 2007, 14 cheminots en sont morts. Mais Oullins n’est pas reconnu comme «site amianté», bien que la direction de l’entreprise en ait fait un argument pour justifier son déménagement à Vénissieux fin 2019.

     La justice, elle, prend son temps : d'après l’avocate, la procédure peut durer des années. Depuis deux ans, le dossier, d’abord envoyé sur l’île de la Réunion pour y auditionner  un cadre SNCF, serait enfin revenu !

     L'idée d'attaquer la SNCF pour «préjudice d’anxiété» est envisagée. Car la plupart des ouvriers et techniciens d’Oullins  ont été au contact de l'amiante. La direction SNCF, elle, n’a rien à dire d’autre que «Nous laissons l’enquête suivre son cours» !

Saint-Etienne

Des migrants occupent la Bourse du Travail

Brève
03/04/2019

     Suite à leur expulsion d'un squat quelques jours avant la fin de la trêve hivernale, une trentaine de migrants, dont une dizaine d'enfants, se sont retrouvés à la rue. Ils ont alors investi la Bourse du Travail, avec le soutien d'associations et de syndicats.

     Mais ça ne peut pas être une solution durable, et les syndicats demandent, à juste titre, à la mairie et à l'Etat de trouver une solution en urgence, rappelant qu'il y a, à Saint-Etienne, plus de 12 000 logements vides.

     Aussitôt demandé, aussitôt fait : la mairie a décidé d'agir… en portant plainte et en demandant l'évacuation de la Bourse du Travail ! Peu importe, visiblement, que des enfants dorment dehors… "Un toit est un droit", rappelle une pancarte accrochée à la Bourse du Travail. Et ce, que l'on ait des papiers ou non !

Métropole de Lyon - Grève des éboueurs

Ras-le-bol de travailler toujours plus, pour gagner toujours moins

Brève
01/04/2019

     Lundi 1er avril, la grève des agents de la Métropole de Lyon chargés du ramassage des ordures est entrée dans son 13ème jour.

     Depuis 2012, leur charge de travail s’est considérablement alourdie, avec la fin du « fini-parti » : ils ne peuvent plus partir une fois leur tournée terminée ;  les tournées sont de plus en plus chargées, et de plus en plus longues. Pour les ripeurs qui sont à l’arrière des camions, cela signifie de plus en plus d’heures trempés sous la pluie, ou avec les mains gelées qui peuvent à peine bouger.

     Côté salaires, ils sont bloqués depuis des années comme ceux de tous les fonctionnaires, et plusieurs primes qui leur avaient été promises n’ont jamais été versées. Quant aux nouveaux embauchés depuis 2015, ils sont privés de deux primes que touchent les plus anciens.

     Alors, lorsqu’ils revendiquent au moins 200 euros bruts d’augmentation de salaire, c’est un minimum car ce n’est qu’un rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis des années.

Sintertech (Agglomération de Grenoble)

300 familles menacées

Brève
29/03/2019

Mercredi 26 mars, de nombreux travailleurs de Sintertech se sont rassemblés devant le tribunal de Grenoble qui devait se prononcer sur la mise en liquidation judiciaire de cette entreprise qui fabrique des pièces pour l’industrie automobile.
Avec les 200 salariés des deux usines de l’agglomération (Pont de Claix et Veurey) et ceux d’Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées-Orientales, ce sont près de 300 familles qui sont menacées.
Le patron Thierry Morin est entré au tribunal sous les huées. Actionnaire principal de TMC, il a repris l’entreprise en 2013 pour un euro symbolique avant de supprimer, entre autres, plus d’un quart des emplois et la moitié des jours RTT.
Six ans après, la direction invoque la baisse des commandes liée à la crise du diesel. Comme si elle ne l’avait pas prévue et ne pouvait pas se convertir vers d’autres carburants !
“Morin vaut rien” ou “Morin dégage” disaient les manifestant. Ils comptent bien se faire entendre.

Infirmerie Protestante (banlieue de Lyon)

Le personnel gréviste en colère

Brève
29/03/2019

     Depuis le 19 mars et pendant une semaine, le personnel de cette clinique privée à but non lucratif s'est mis en grève car il n’a pas accepté l’accord salarial signé entre la direction et les syndicats n’accordant que 3 % d’augmentation des salaires.

     Comme pour bien d’autres salariés, les salaires sont loin d’avoir suivi la hausse du coût de la vie et les grévistes ont réclamé 15 % d’augmentation, suivant l'exemple des infirmières des blocs opératoires qui venaient juste d'obtenir une prime de plus de 100 euros, après une grève courte et très suivie. Les grévistes se sont retrouvés à plus de 150 tous les jours devant la clinique pour crier leur colère, recevant l'appui des patients et des habitants du quartier. Ils ont tenu bon face aux réquisitions du préfet et au chantage de la direction qui les menaçait de licenciement. Et en une semaine de lutte, ils ont réussi à obtenir plus que 10 ans de négociations programmées : entre 100 et 130 euros nets d'augmentation des salaires.

     La direction craignait la mauvaise publicité de la grève pour son image de marque. Et par cette grève, les agents se sont sentis plus soudés et plus solidaires, ils ont appris la force du collectif et la direction devra désormais en tenir compte.