Orange - Lyon

Manifestation pour les conditions de travail

Brève
04/05/2019

     Mardi 30 avril, à partir de 11 heures, une centaine d'employés d'un service d'Orange manifestaient devant l'immeuble SKY à la Part-Dieu, le bâtiment neuf où ils sont regroupés depuis peu. Ici, la nouvelle organisation dite "Flex Desk" prévoit moins de places dans les bureaux qu'il n'y a d'employés (8 pour 10). Chaque matin chacun doit chercher un coin pour s'installer. Le seul "espace personnel" est un caisson de 50 cm de coté pour ranger l'ordinateur et quelques rares effets personnels.

     Tout est organisé pour instaurer un sentiment de précarité et faire des économies de mètres carrés. Et il faut badger à tous les étages et éventuellement se voir refusé l'accès, se faire contrôler à l'entrée, passer sous les caméras, etc.

     La direction a joué la surprise et a indiqué que cette organisation n'est pas un "dogme" et que "on peut discuter". Ce qui est vrai... quand il y a cent personnes dans la rue ! La réaction de ce service a été appréciée par les autres occupants de l'immeuble qui vivent la même chose et pourraient bien rejoindre la contestation.

Saint Etienne - La Poste

Mobilisation réussie des facteurs

Brève
03/05/2019

Jeudi 2 mai, 70% des facteurs des trois bureaux de Saint-Etienne et alentour étaient en grève pour dénoncer un profond bouleversement de l’organisation du travail. La direction veut imposer un seul type de tâche : soit le tri/préparation du courrier, soit la distribution. Deux des trois bureaux se verraient aussi imposer la pause « méridienne », un temps de repas non-payé qui rallonge la journée de travail. Cette méridienne existe pour le troisième bureau depuis trois ans et a dégradé les conditions de travail.

En spécialisant le travail, l’objectif de la direction est de supprimer des tournées (12 sur 48 seraient ainsi supprimées sur une partie de la ville de Saint Etienne) et donc des postes. Ceci se traduira par une charge de travail accrue. Les facteurs sont conscients que la spécialisation des tâches va rendre le travail plus répétitif et plus dur physiquement, alors que bien d’entre eux ont déjà des troubles musculo-squelettiques.

Jeudi matin, ils se sont rassemblés à plus d’une soixantaine. Une première journée réussie qui en appelle d’autres.

Cité scolaire Sembat-Seguin – Vénissieux (Rhône)

Une piqûre de rappel

Brève
29/04/2019

Lors de la précédente grève

     Lundi 29 avril, la presque totalité du personnel de vie scolaire et enseignants du lycée général comme du lycée professionnel ont décidé de se mettre en grève pour la journée. Ils protestent contre la dégradation du climat scolaire et la faiblesse des moyens pour la rentrée prochaine, aggravées par les réformes de Blanquer et Macron.

     Cette journée de grève fait suite à celle du 31 janvier. N'ayant toujours pas de réponses concrètes à leurs revendications, ils ont voulu se rappeler aux bons souvenirs du Rectorat en allant manifester sous ses fenêtres avec l'idée d'être reçus. Sur place, on leur a expliqué qu'il n'y avait pas de responsables le matin et qu'il fallait revenir dans l'après-midi.

     Ils ont donc organisé le blocage des entrées et des sorties du rectorat, qui a finalement trouvé un responsable qui a seulement été capable de dire qu'il ne fallait pas être impatients et attendre le mois de juin lors des derniers arbitrages. Les grévistes n'en attendaient pas grand chose et partagent le sentiment qu'il faut maintenir la pression sur le Rectorat. Le fait que la quasi unanimité soient en grève permet de garder le moral.

 

Haute-Savoie

'RER' Genève –Annemasse : "Miction impossible"

Brève
22/04/2019

Ne pas pouvoir satisfaire un besoin naturel, c’est ce qui attend les futurs usagers du CEVA (navette ferroviaire rapide entre Genève Cornavin et Annemasse) : il n’y aura pas de toilettes dans les cinq gares intermédiaires. Seule celle de Genève Eaux Vives sera équipée, mais il faudra payer. Lancy Pont Rouge, déjà en service, sans toilettes donc, n’a même pas la solution boiteuse de remplacement d’autres gares, à savoir les bars voisins : il n’y aucune construction à proximité.

Les exploitants, CFF (Chemins de fer suisses) et SNCF, justifient ces économies en répondant qu’il y a des toilettes dans les rames, aux passages fréquents. Mais les temps d’alerte pour les enfants, certaines personnes âgées ou handicapées, peuvent être très courts et les ennuis tout à fait inacceptables.

Le réseau se dit futuriste, mais, question hygiène et sevice au public, c’est plutôt le retour au Moyen-Age.

Saint Etienne

Les migrants, derniers du culte

Brève
22/04/2019

Suite à l'expulsion des migrants qui occupaient la Bourse du travail puis l'université, un curé de Saint-Étienne a appelé à fermer les églises en dehors des offices, de peur que les migrants ne les occupent. Au-delà du fait que c'est un fantasme, puisque personne, en dehors de lui et du préfet, n'y avait pensé, cela dénote d'une haute conception de la "charité chrétienne".

Lorsque le père Riffard, curé de Montreynaud, avait accueilli des migrants dans son église pour protester contre le sort qui leur est réservé, il n'avait d'ailleurs pas été beaucoup soutenu par sa hiérarchie, y compris lorsqu'il avait été attaqué en justice.

Pourtant, tous les étrangers ne gênent pas l'Église. Lorsque de riches donateurs du monde entier ont versé pour la reconstruction de Notre-Dame, elle n'a pas protesté…