Entreprise Kem One : Arkema et Klesch complices dans la mise en œuvre d’une faillite programmée

Communiqué
27/03/2013

Au nom de Lutte Ouvrière, je tiens à apporter notre solidarité aux 1300 travailleurs de Kem One, dont ceux de Saint-Fons et de Balan, menacés de perdre leur emploi dans cette période où le chômage explose dans tout le pays.

La mise en redressement judiciaire de Kem One, demandée lundi 25 mars à Lyon par le nouveau patron Klesch et entérinée par le tribunal de commerce, n'est absolument pas une surprise. La faillite de Kem One était de fait programmée quand Arkema a décidé de céder son pôle vinylique à un « dépeceur d'entreprises » bien connu. Les conditions mêmes de cette cession, gratuitement et avec la mise à disposition d'une trésorerie de 100 millions d'euros, le montrent amplement.

Les travailleurs s'étaient opposés par de nombreux débrayages, dès le départ, à ce qu'ils pressentaient être un plan de suppression d'emplois déguisé. Il n'a pas fallu huit mois pour que leurs craintes deviennent réalité.

Montebourg, à Lyon lundi, s'est dit « extrêmement préoccupé par la situation de Kem One ». L'attitude du gouvernement face aux licenciements à Petroplus, ArcelorMittal, PSA et d'autres... montre que ce ne sont que des mots creux.

Arkema est entièrement responsable de cette situation : il doit reprendre les usines dont il avait fait cadeau à Klesch et garantir un emploi à chacun des travailleurs de Kem One.

Vincent GOUTAGNY