ArcelorMittal – Bourg-en-Bresse :  C'est à ArcelorMittal de payer l'intégralité des salaires

Communiqué
25/02/2017

Depuis l'été dernier, la moitié des travailleurs d'ArcelorMittal est au chômage quasi-permanent. Les services de l'État (la Dirrecte) ont prolongé l'autorisation de recourir au dispositif d'activité partielle. Pour Arcelor, c'est tout bénéfice puisque l’État paie les salaires, assumant à sa place les aléas de la production. Mais pour les travailleurs, cela signifie une perte de 300 à 400 € par mois.

Invoquant la « solidarité », la direction d'Arcelor a passé un accord avec des usines de l'agglomération. Des ouvriers ont été « prêtés » à Nexans ou Renault Trucks. D'autres envoyés dans des usines lointaines du groupe. Interrogée par le journal Le Progrès, la direction d'Arcelor se félicite de cet accord. Mais si les patrons ont bien de quoi se féliciter, il n'en est pas de même pour les travailleurs.

Si ce système de « prêt de salariés » évite des pertes de salaires, c'est au prix de précarité et de stress. Le groupe ArcelorMittal doit payer l'intégralité des salaires sans imposer à quiconque d'aller travailler dans d'autres usines. La solution est de répartir le travail entre tous, à l'intérieur de l'usine, quitte à travailler un ou deux jours par semaine, sans baisser les salaires.

Pour financer une telle mesure, il suffit de piocher dans les bénéfices du groupe : 1,8 milliards de dollars annoncés récemment pour l'année 2016 !

 

Maude Lépagnot, Vincent Goutagny, Electre Dracos, Eric Lahy, Guy Largeron

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