Elior - Saint-Fons (Rhône) :  “Héros” au travail mais zéro sur la paye

Echo d'entreprise
08/07/2020

Les salariées du nettoyage de l’entreprise Elior, travaillant à l’usine chimique Elkem à Saint-Fons sont en grève depuis trois jours. Elles ont travaillé pendant toute la période de confinement, pris les transports en commun et exposé leur santé comme tous les “derniers de corvée” qui sont montés au front, sans masque au départ.

Dans cette  usine classée Seveso, elles n’ont droit ni à la prime de risque comme les travailleurs d'Elkem, ni à la prime Covid réservée aux seuls nettoyeurs des hôpitaux et cliniques. Toutes ces injustices ajoutées aux salaires minables à vie,  ont fait éclater la colère. En plus des primes, elles réclament 300 euros d'augmentation par mois.

Les actionnaires d’Elior et d'Elkem, planqués à l’arrière doivent passer à la caisse !

Renault Trucks - Vénissieux :  Chômage partiel : l’État paie, les patrons profitent !

Echo d'entreprise
28/05/2020

     À l’Usine Moteurs de Renault Trucks, après avoir fait reprendre le travail en présentant des mesures censées assurer la sécurité des travailleurs, la direction s’est empressée de supprimer une des deux séances de nettoyage prévue dans chaque équipe. Il n'y a pas de petit profit et comme par hasard cela lui permet d'augmenter le nombre de moteurs produits dans l’espoir de revenir à une production la plus proche de celle d’avant la crise.

     Dans le même temps, elle annonce que beaucoup de secteurs seront concernés par des journées de chômage technique, y compris dans les secteurs où la production est augmentée. De cette façon, Renault Trucks fait payer par l’État une partie des salaires des travailleurs… Mais s'il y a moins de travail, le patron doit payer lui-même les salaires en entier mème si on ne vient travailler que certains jours.

La Poste :  Le virus a bon dos

Echo d'entreprise
26/05/2020

     À Lyon, Saint-Étienne,… l’organisation des journées de travail des facteurs a été réorganisée en profondeur dans le cadre de l’épidémie. Auparavant, chacun avait un « jour glissant » par semaine, c’est-à-dire un second jour de repos en plus du dimanche. Mais avec la réduction du nombre de jours de distribution du courrier, ce jour a disparu.

     Les remplacements sur ces « jours glissants » étaient assurés par des travailleurs, souvent en intérim ou en CDD : leurs contrats sont en train d’être arrêtés. A l’échelle du pays, cela pourrait représenter des milliers de postes. Pour ceux qui restent, le travail sera plus intense, notamment avec l’augmentation du nombre de colis et de recommandés, ainsi que les gestes de protection sanitaire.

     Rien d’étonnant à ce que Philippe Wahl, le PDG de la Poste, fasse partie du « club Montaigne », le mal-nommé club de patrons adeptes du travailler plus et gagner moins… pour les travailleurs !

SNCF - Gares lyonnaises :  Derrière la com’, la pénurie et les risques

Echo d'entreprise
07/05/2020

Des beaux ronds dans une gare vide... dérisoires quand la gare sera pleine

Dans sa charte « en train, tous responsables », la SNCF explique que les voyageurs devront tous porter un masque. Mais sur le terrain, les travailleurs des entreprises sous-traitantes n’en ont pas assez : les agents de sécurité de l’entreprise BSL, qui intervient dans les gares lyonnaises, n’ont ainsi pour l’instant qu’un seul masque par jour. Au nettoyage, la situation est similaire.

Le gouvernement a annoncé que les agents SNCF assermentés, tels que les contrôleurs, pourraient infliger des amendes aux voyageurs sans masque, mais aujourd’hui, il est compliqué d’en avoir un, que l’on soit voyageur ou salarié intervenant dans les transports en commun ! Les cheminots reçoivent bien deux masques par jour, mais ce sont de simples masques chirurgicaux. Or, dans un règlement interne de 2007, la SNCF prescrivait des masques FFP2 pour les agents en contact avec le public.

Alors, les chartes et autres stickers collés au sol dans les gares pour montrer les distances nécessaires font jolis, mais concrètement, sur le terrain, les inquiétudes sont grandes.

Renault Trucks - Lyon :  Renault Trucks tombe le masque

Echo d'entreprise
06/05/2020

Pour BFM, tout était prêt pour la reprise

A Renault Trucks, le travail a repris depuis maintenant plus d’une semaine. Et même si au départ la direction a multiplié les réunions pour tenter de rassurer sur la reprise, le naturel a assez vite repris le dessus. La direction avait promis des masques pour tous les salariés. Au début des masques chirurgicaux ont été distribués. Mais ensuite, l’épaisseur des masques a eu de quoi susciter l’inquiétude : bien plus fins que des masques chirurgicaux, plus fins même que le papier toilette. En diminuant d’épaisseur, le prix de ces masques avait-il lui aussi diminué ? Nul ne le sait mais devant les questions que se posaient pas mal de travailleurs, la direction les a retirés de la circulation, en attendant des tests.

De même il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des responsables se plaignent d’un manque de production, alors que nous devons nettoyer nos postes de travail et respecter toute une série de consignes avec le port du masque en permanence.

La direction était pressée de faire reprendre le travail avant même la fin du confinement. Et si elle répétait sans cesse, dans l’usine ou devant la presse, que la santé des salariés était sa première priorité, les responsables ont vite retrouvé leurs préoccupations : nous faire travailler toujours plus avec toujours moins.

Agglomération de Grenoble :  Les locataires HLM vont payer pour les patrons du BTP

Echo d'entreprise
29/04/2020

La SDH (Société dauphinoise pour l’habitat) est un gros bailleur social privé du groupe “Action Logement”, piloté par le MEDEF. Elle vient d’annoncer la prise en charge “des surcoûts générés par les mesures de protection sanitaire sur ses chantiers”, un cadeau aux entreprises du BTP qui oscille entre 700 000 et un million d’euros, afin, dit-elle, “de préserver leur équilibre financier déjà très éprouvé”.

Le patronat du BTP bien arrosé par l’Etat, la Région et la Métro (communauté d’agglomération) sera donc aussi “aidé” par l’argent des loyers des locataires modestes des HLM à qui, bien sûr,  on n’a pas demandé l’avis.

Quant aux employés de la SDH, comme les gardiens d’immeubles, ils ont reçu seulement deux masques... fait main.

APF – Annonay (Ardèche) :  Reprise sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
23/04/2020

     APF fabrique des bâches et liner en plastique pour piscines. Comme d’autres, l’usine a repris (le lundi de Pâques !) sans attendre la levée du confinement. Des mesures de sécurité minimales ont été prises. Elles n’annulent pas les risques et rendent le travail encore plus difficile. Le travail est physique, avec masques et lunettes, on étouffe vite, alors qu’il ne fait pas encore très chaud. Et en plus de la production, c'est aux ouvriers de désinfecter les postes régulièrement.

     Un atelier a repris avec des horaires de plus de 47h par semaine. Et les ouvriers sont sollicités pour venir le samedi. Sous prétexte de sécurité, la machine à café est supprimée, ainsi que la pointeuse… alors que le pointage se fait sans contact ! Le patron espère rendre plus difficile le décompte des heures, un moyen de voler les ouvriers.

     Produire du matériel de piscine en pleine épidémie, n'a rien de nécessaire. Les machines d’APF pourraient servir à produire des blouses pour les hôpitaux si les travailleurs en décidaient.

Solvay Saint-Fons (Rhône) :  Une épidémie porteuse d’opportunités pour le patron

Echo d'entreprise
23/04/2020

Sur le site de Saint-Fons, qui produit entre autres de la vanille de synthèse, le mois de mars a vu battre des records de production. Pour certains produits, Solvay a pu conquérir des parts de marché face à des concurrents forcés d’arrêter leurs activités avec la crise sanitaire. Une production d’autant plus rentable avec la chute du prix des matières premières. Cette guerre économique, Solvay la mène avec la santé des travailleurs en produisant coûte que coûte malgré le confinement.

En même temps, Solvay donneur d’ordre impose à certaines entreprises sous-traitantes de mettre une partie de leurs travailleurs en congés ou en chômage partiel. En maintenance par exemple, seules les tâches urgentes sont assurées. Les premiers perdants sont les travailleurs de ces entreprises, qui ne toucheront que 84 % de leurs salaires, et sans les primes.

Le gagnant c’est Solvay, qui va économiser sur les contrats de prestation en ne payant pas ces heures… tout en gardant le même niveau de production et de bénéfices. Tout cela aux frais de l’État et de l’Unedic, qui payent le chômage partiel !

Hôpital du Vinatier – Bron (Rhône) :  Covid...age de lits, non merci !

Echo d'entreprise
22/04/2020

des manifestants de l'hôpital du Vinatier

     A l'hôpital psychiatrique, une centaine de soignants se sont rassemblés, mardi 21 avril, à l'initiative des équipes d'unités qui sont visées par une fermeture. Lors de l'action, les slogans étaient : "fermeture de lits = patients en danger",  "covid...age de lits, non merci"...

     Pour justifier ces fermetures, la direction prétend qu'il faut libérer du personnel pour faire face à l'absentéisme. C'est un mensonge, car l'absentéisme est à peine plus grand qu'habituellement. La direction a déjà fermé 80 lits depuis le début de la crise et 80 patients ont été mis dehors précipitamment. Certains ne donnent plus de nouvelles. La direction prétend rouvrir ces unités après la crise. Personne n'y croit. Elle profite sans doute de la situation pour accélérer les fermetures de lits à l'hôpital.

     Elle a à cœur de rembourser un emprunt de 10 Millions d'euros auprès des banques. C'est donc pour assurer une rente aux financiers qui étranglent l'hôpital, que des postes de soignants sont supprimés et des patients mis dehors. La réaction du personnel témoigne du ras-le-bol de cette politique inhumaine. Heureux de s'être retrouvés nombreux malgré la période, les agents se sont rassemblés de nouveau mercredi à une cinquantaine et ils ont décidé de se retrouver de nouveau jeudi, et tous les mardis et jeudis suivants.

 

   

 

Renault Trucks – Vénissieux :  Les pièces avant la santé des salariés

Echo d'entreprise
21/04/2020

Un rassemblement à la PR à Vénissieux

     Le secteur des pièces de rechange n’a jamais cessé de travailler, avec 250 salariés, soit la moitié de l’effectif. La direction ne se contente pas de faire servir les pièces urgentes pour les véhicules en panne, mais aussi les pièces pour le renouvellement des stocks.

     Il a fallu des protestations et des délégations pour que la direction prenne un minimum de précautions comme la fourniture de gel hydro-alcoolique, le nettoyage des engins de manutention et une fin de poste anticipée pour que les équipes ne se rencontrent pas sur le poste... Mais le fait qu’il y ait plus d’une vingtaine de salariés en arrêt pour suspicion de contamination, certains avérés puisque testés, les autres ne l’ayant pas été, montre que ce minimum est bien insuffisant. Et c’est seulement le 20 avril que des masques ont commencé à être distribués !

     Pour faire passer la pilule, Renault Trucks va verser une prime de 50 € par jour travaillé entre le 18 mars et le 16 avril. Cela ne fera pas oublier les risques encourus par ceux qu’on a obligés à travailler dans de telles conditions, tout ça pour maintenir les profits de Renault Trucks.