Territoriaux de Grenoble :  Le maire de Grenoble s'attaque au droit de grève

Echo d'entreprise
25/04/2021

Lors d'une précédente grève

Le maire écologiste Eric Piolle à la tête d'une municipalité EE-LV, LFI, PCF, veut non seulement s’attaquer au temps de travail des agents municipaux, comme le réclame Macron, en volant au moins 4 jours de congés, mais il vient aussi de remettre en cause les modalités du droit de grève des agents des écoles, en s'appuyant sur une vague jurisprudence.

Actuellement, les agents territoriaux peuvent faire grève une heure, une demie journée ou la journée. Mais le maire a décidé d'interdire la grève à l'heure aux employés du périscolaire et de la cantine. Et ceux qui sont en journée continue, eux, n'auront même plus le droit de faire grève à la demi-journée. Ce sera la toute journée ou rien.

Tout cela pour ne pas "entraîner un risque de désordre manifeste dans l'exécution du service", dixit la note de la direction générale !

Cette attaque contre le droit de grève est d’autant plus révoltante qu’elle concerne une catégorie de travailleurs municipaux, constituée très majoritairement de femmes parmi les plus précaires, avec de tout petits salaires, qui ont fait grève et se sont fait entendre ces derniers mois.

Saint-Marcellin (Isère) :  « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s »

Echo d'entreprise
26/03/2021

Samedi 20 mars, à l’appel de la CGT Santé, les travailleurs hospitaliers de Saint Marcellin, Vinay et Saint Sauveur se sont retrouvés sur le marché pour sensibiliser la population sur leurs conditions de travail et l'inaction du gouvernement.

Sous forme d’hôpital de campagne et avec le slogan « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s », ils ont pu discuter de la dégradation chronique des services aggravée par la situation épidémique depuis une année. La population se rendant bien compte de l’épuisement du personnel et de la justesse de leurs revendications les a accueillis chaleureusement. Et face aux manques de personnels à tous les niveaux, elle a été invitée à déposer des CV dans les trois établissements. Mais c’est aussi sur les salaires et la réduction du temps de travail à 32h qu'ont porté les discussions.

Le « Ségur de la Santé » est en effet loin d’avoir permis une revalorisation des salaires compensant les conditions de travail éprouvantes (travail de nuit, week-end, horaires décalés).

NTN-SNR Annecy (Haute-Savoie)  :  Le plan de la direction ne passe toujours pas

Echo d'entreprise
24/03/2021

Après le rassemblement réussi de la semaine dernière devant le siège social de l'entreprise, qui faisait suite à la signature d'une pétition par un millier de travailleurs des différents sites annécien, un nouveau rassemblement a eu lieu mardi 23 mars.

Près de 200 travailleurs se sont retrouvés pour redire leur refus du plan de flexibilité de la direction, qui comporte notamment l'obligation d'une dizaine de samedis travaillés par an. Les grévistes ont revoté le principe de combattre ce plan jusqu'à son retrait, satisfaits d'avoir pu montrer leur colère et leur détermination.

Face à cette pression exercée par le noyau militant, et à un mécontentement massif, la direction fait mine de continuer la « négociation » selon son calendrier. Mais elle a toutefois concédé quelques reculs mineurs. Un encouragement pour tous ceux qui se mobilisent et entendent continuer leur combat jusqu'au retrait total du projet.

Saint-Marcellin (Isère) :  Le courant ne passe plus chez Legrand

Echo d'entreprise
22/03/2021

Jeudi 18 mars, les 188 employés de l’entreprise LEGRAND à Saint Marcellin ont été appelés par la CGT à deux heures de débrayages par équipe pour protester contre les propositions de la direction dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Plus de 80% des ouvriers se sont retrouvés devant la porte pour affirmer que le compte n’y est pas.

La direction propose 0,5 % d’augmentation générale. Les travailleurs ont fait sauter la virgule et demandent 5 %, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 400 euros, sans oublier la prime dite Macron 2021. Les actionnaires du groupe Legrand, spécialiste des installations électriques, n’ont, eux, pas subi les effets de la crise : leurs dividendes ont augmenté de 6 % en 2020 ! Les salariés se sentent donc largement grugés, et ils n’oublient pas les congés annuels et les RTT qu’ils ont perdus pendant le confinement.

Un débrayage réussi…et de bonnes raisons de se sentir renforcés et capables de se faire respecter.

Iveco Bus – Annonay :  Le ras-le-bol s’exprime sur les salaires

Echo d'entreprise
16/03/2021

Lors d'une précédente grève

Un mouvement de débrayages pour les salaires a démarré lundi 8 mars à l’usine Iveco Bus d’Annonay. 1500 travailleurs y produisent des bus et des cars. Lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, les dirigeants d’Iveco ont proposé 0,5 % d’augmentation générale, soit à peine 6 € sur les plus bas salaires, ce qui a été pris comme une insulte.

Iveco fait partie du groupe CNHi, propriété du milliardaire Agnelli. En 2020, CNHi a fait 360 millions d'euros de bénéfices et mis de côté 3 milliards supplémentaires en trésorerie. Ces profits ont été obtenus en supprimant des postes et en volant des jours de congés ou de RTT tout en fabriquant autant de bus. De quoi alimenter la colère.

Débrayages et discussions continuent cette semaine. La production, habituellement de 6 véhicules par jour, est tombée à 1 seul. En débrayant, les travailleurs affirment qu'il leur faut plus que des miettes pour vivre même s'ils n'ont pas formulé une revendication précise.

Ewellix (Chambéry, zone de Bissy) :  La grève, c’est bon pour le moral…et le portefeuille

Echo d'entreprise
23/02/2021

Les grévistes d'Ewellix en assemblée générale

Mardi 23 février, une centaine de travailleurs du site chambérien d’Ewellix (ex SKF), où sont produits des roulements se sont mis en grève. Une façon de montrer qu’ils n’acceptaient pas les propositions de la direction faites dans le cadre des négociations salariales (NAO) : un 0,5 % qui faisait suite à un zéro pointé l’an passé suivi d’une quasi disparition des primes d’intéressement et aux pertes de revenus liées au chômage partiel. Pour les grévistes, un rattrapage s’imposait face à un directeur qui ne cache pas son mépris et est connu pour avoir mené à bien la fermeture de plusieurs entreprises.

Après une matinée devant le portail, la production étant à l'arrêt, la direction a finalement lâché un peu plus de 2 %, versés de façon fractionnée et en prenant en compte les augmentations individuelles pour lesquelles elle s’est engagée. Le paiement des heures de grève de l’équipe du matin a été obtenu. Même si pour certains le compte n’y était pas, ce qui a été arraché l’a été par la lutte.

La force collective, la camaraderie qui se sont exprimées compteront pour les combats qui restent à mener.

Territoriaux de Grenoble :  Ras-le-bol dans les écoles

Echo d'entreprise
18/11/2020

Mardi 17 novembre, plus de 400 agents d’entretien et de restauration, animateurs périscolaires et ATSEM ont fait grève. 150 d’entre eux, rassemblés sur le perron de l’Hôtel de ville, ont dénoncé leurs conditions de travail, la précarité et les bas salaires, tout en réclamant des embauches. Démissions et arrêts de travail se succèdent car chacun est épuisé.

Pour toute réponse, la mairie écologiste demande aux agents et aux familles de faire des efforts : les agents devraient attendre la fin de la pandémie, quant aux familles, on leur propose de désinscrire leurs enfants de la cantine une fois par semaine, car la mairie n'arriverait pas à recruter.

Si leur réponse n’a surpris personne, les grévistes étaient fiers de s’être retrouvés nombreux pour faire entendre leur colère.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble) :  Débrayages sur les salaires

Echo d'entreprise
01/11/2020

Débrayage en janvier 2019

La direction de STMicroelectronics vient d’annoncer le 28 octobre le blocage des salaires pour l’année 2020. Pourtant, malgré la crise du COVID, les usines ont tourné à plein, les carnets de commande sont pleins et le chiffre d’affaire et les bénéfices de cette année seront comparables aux années précédentes. D’après les chiffres de la CGT, l’entreprise a bénéficié par l’Etat français en moyenne ces dernières années de 342 millions d’euros annuels de subventions diverses (programme spécifique aux nanotechnologies, Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), Crédit d'Impôt Recherche, etc.).

Le PDG justifie le blocage des salaires par l’exigence toujours accrue des marchés financiers et le risque de voir se fermer des marchés aux Etats Unis et en Chine dans un premier temps à cause de la montée des surenchères protectionnistes des Etats.

Les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. Pour que les salaires soient augmentés, ils ont débuté des débrayages sur l’usine de Crolles et dans un atelier sur le site de Grenoble.

Elior - Saint-Fons (Rhône) :  “Héros” au travail mais zéro sur la paye

Echo d'entreprise
08/07/2020

Les salariées du nettoyage de l’entreprise Elior, travaillant à l’usine chimique Elkem à Saint-Fons sont en grève depuis trois jours. Elles ont travaillé pendant toute la période de confinement, pris les transports en commun et exposé leur santé comme tous les “derniers de corvée” qui sont montés au front, sans masque au départ.

Dans cette  usine classée Seveso, elles n’ont droit ni à la prime de risque comme les travailleurs d'Elkem, ni à la prime Covid réservée aux seuls nettoyeurs des hôpitaux et cliniques. Toutes ces injustices ajoutées aux salaires minables à vie,  ont fait éclater la colère. En plus des primes, elles réclament 300 euros d'augmentation par mois.

Les actionnaires d’Elior et d'Elkem, planqués à l’arrière doivent passer à la caisse !

Renault Trucks - Vénissieux :  Chômage partiel : l’État paie, les patrons profitent !

Echo d'entreprise
28/05/2020

     À l’Usine Moteurs de Renault Trucks, après avoir fait reprendre le travail en présentant des mesures censées assurer la sécurité des travailleurs, la direction s’est empressée de supprimer une des deux séances de nettoyage prévue dans chaque équipe. Il n'y a pas de petit profit et comme par hasard cela lui permet d'augmenter le nombre de moteurs produits dans l’espoir de revenir à une production la plus proche de celle d’avant la crise.

     Dans le même temps, elle annonce que beaucoup de secteurs seront concernés par des journées de chômage technique, y compris dans les secteurs où la production est augmentée. De cette façon, Renault Trucks fait payer par l’État une partie des salaires des travailleurs… Mais s'il y a moins de travail, le patron doit payer lui-même les salaires en entier mème si on ne vient travailler que certains jours.