Territoriaux de Grenoble :  Ras-le-bol dans les écoles

Echo d'entreprise
18/11/2020

Mardi 17 novembre, plus de 400 agents d’entretien et de restauration, animateurs périscolaires et ATSEM ont fait grève. 150 d’entre eux, rassemblés sur le perron de l’Hôtel de ville, ont dénoncé leurs conditions de travail, la précarité et les bas salaires, tout en réclamant des embauches. Démissions et arrêts de travail se succèdent car chacun est épuisé.

Pour toute réponse, la mairie écologiste demande aux agents et aux familles de faire des efforts : les agents devraient attendre la fin de la pandémie, quant aux familles, on leur propose de désinscrire leurs enfants de la cantine une fois par semaine, car la mairie n'arriverait pas à recruter.

Si leur réponse n’a surpris personne, les grévistes étaient fiers de s’être retrouvés nombreux pour faire entendre leur colère.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble) :  Débrayages sur les salaires

Echo d'entreprise
01/11/2020

Débrayage en janvier 2019

La direction de STMicroelectronics vient d’annoncer le 28 octobre le blocage des salaires pour l’année 2020. Pourtant, malgré la crise du COVID, les usines ont tourné à plein, les carnets de commande sont pleins et le chiffre d’affaire et les bénéfices de cette année seront comparables aux années précédentes. D’après les chiffres de la CGT, l’entreprise a bénéficié par l’Etat français en moyenne ces dernières années de 342 millions d’euros annuels de subventions diverses (programme spécifique aux nanotechnologies, Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), Crédit d'Impôt Recherche, etc.).

Le PDG justifie le blocage des salaires par l’exigence toujours accrue des marchés financiers et le risque de voir se fermer des marchés aux Etats Unis et en Chine dans un premier temps à cause de la montée des surenchères protectionnistes des Etats.

Les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. Pour que les salaires soient augmentés, ils ont débuté des débrayages sur l’usine de Crolles et dans un atelier sur le site de Grenoble.

Elior - Saint-Fons (Rhône) :  “Héros” au travail mais zéro sur la paye

Echo d'entreprise
08/07/2020

Les salariées du nettoyage de l’entreprise Elior, travaillant à l’usine chimique Elkem à Saint-Fons sont en grève depuis trois jours. Elles ont travaillé pendant toute la période de confinement, pris les transports en commun et exposé leur santé comme tous les “derniers de corvée” qui sont montés au front, sans masque au départ.

Dans cette  usine classée Seveso, elles n’ont droit ni à la prime de risque comme les travailleurs d'Elkem, ni à la prime Covid réservée aux seuls nettoyeurs des hôpitaux et cliniques. Toutes ces injustices ajoutées aux salaires minables à vie,  ont fait éclater la colère. En plus des primes, elles réclament 300 euros d'augmentation par mois.

Les actionnaires d’Elior et d'Elkem, planqués à l’arrière doivent passer à la caisse !

Renault Trucks - Vénissieux :  Chômage partiel : l’État paie, les patrons profitent !

Echo d'entreprise
28/05/2020

     À l’Usine Moteurs de Renault Trucks, après avoir fait reprendre le travail en présentant des mesures censées assurer la sécurité des travailleurs, la direction s’est empressée de supprimer une des deux séances de nettoyage prévue dans chaque équipe. Il n'y a pas de petit profit et comme par hasard cela lui permet d'augmenter le nombre de moteurs produits dans l’espoir de revenir à une production la plus proche de celle d’avant la crise.

     Dans le même temps, elle annonce que beaucoup de secteurs seront concernés par des journées de chômage technique, y compris dans les secteurs où la production est augmentée. De cette façon, Renault Trucks fait payer par l’État une partie des salaires des travailleurs… Mais s'il y a moins de travail, le patron doit payer lui-même les salaires en entier mème si on ne vient travailler que certains jours.

La Poste :  Le virus a bon dos

Echo d'entreprise
26/05/2020

     À Lyon, Saint-Étienne,… l’organisation des journées de travail des facteurs a été réorganisée en profondeur dans le cadre de l’épidémie. Auparavant, chacun avait un « jour glissant » par semaine, c’est-à-dire un second jour de repos en plus du dimanche. Mais avec la réduction du nombre de jours de distribution du courrier, ce jour a disparu.

     Les remplacements sur ces « jours glissants » étaient assurés par des travailleurs, souvent en intérim ou en CDD : leurs contrats sont en train d’être arrêtés. A l’échelle du pays, cela pourrait représenter des milliers de postes. Pour ceux qui restent, le travail sera plus intense, notamment avec l’augmentation du nombre de colis et de recommandés, ainsi que les gestes de protection sanitaire.

     Rien d’étonnant à ce que Philippe Wahl, le PDG de la Poste, fasse partie du « club Montaigne », le mal-nommé club de patrons adeptes du travailler plus et gagner moins… pour les travailleurs !

SNCF - Gares lyonnaises :  Derrière la com’, la pénurie et les risques

Echo d'entreprise
07/05/2020

Des beaux ronds dans une gare vide... dérisoires quand la gare sera pleine

Dans sa charte « en train, tous responsables », la SNCF explique que les voyageurs devront tous porter un masque. Mais sur le terrain, les travailleurs des entreprises sous-traitantes n’en ont pas assez : les agents de sécurité de l’entreprise BSL, qui intervient dans les gares lyonnaises, n’ont ainsi pour l’instant qu’un seul masque par jour. Au nettoyage, la situation est similaire.

Le gouvernement a annoncé que les agents SNCF assermentés, tels que les contrôleurs, pourraient infliger des amendes aux voyageurs sans masque, mais aujourd’hui, il est compliqué d’en avoir un, que l’on soit voyageur ou salarié intervenant dans les transports en commun ! Les cheminots reçoivent bien deux masques par jour, mais ce sont de simples masques chirurgicaux. Or, dans un règlement interne de 2007, la SNCF prescrivait des masques FFP2 pour les agents en contact avec le public.

Alors, les chartes et autres stickers collés au sol dans les gares pour montrer les distances nécessaires font jolis, mais concrètement, sur le terrain, les inquiétudes sont grandes.

Renault Trucks - Lyon :  Renault Trucks tombe le masque

Echo d'entreprise
06/05/2020

Pour BFM, tout était prêt pour la reprise

A Renault Trucks, le travail a repris depuis maintenant plus d’une semaine. Et même si au départ la direction a multiplié les réunions pour tenter de rassurer sur la reprise, le naturel a assez vite repris le dessus. La direction avait promis des masques pour tous les salariés. Au début des masques chirurgicaux ont été distribués. Mais ensuite, l’épaisseur des masques a eu de quoi susciter l’inquiétude : bien plus fins que des masques chirurgicaux, plus fins même que le papier toilette. En diminuant d’épaisseur, le prix de ces masques avait-il lui aussi diminué ? Nul ne le sait mais devant les questions que se posaient pas mal de travailleurs, la direction les a retirés de la circulation, en attendant des tests.

De même il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des responsables se plaignent d’un manque de production, alors que nous devons nettoyer nos postes de travail et respecter toute une série de consignes avec le port du masque en permanence.

La direction était pressée de faire reprendre le travail avant même la fin du confinement. Et si elle répétait sans cesse, dans l’usine ou devant la presse, que la santé des salariés était sa première priorité, les responsables ont vite retrouvé leurs préoccupations : nous faire travailler toujours plus avec toujours moins.

Agglomération de Grenoble :  Les locataires HLM vont payer pour les patrons du BTP

Echo d'entreprise
29/04/2020

La SDH (Société dauphinoise pour l’habitat) est un gros bailleur social privé du groupe “Action Logement”, piloté par le MEDEF. Elle vient d’annoncer la prise en charge “des surcoûts générés par les mesures de protection sanitaire sur ses chantiers”, un cadeau aux entreprises du BTP qui oscille entre 700 000 et un million d’euros, afin, dit-elle, “de préserver leur équilibre financier déjà très éprouvé”.

Le patronat du BTP bien arrosé par l’Etat, la Région et la Métro (communauté d’agglomération) sera donc aussi “aidé” par l’argent des loyers des locataires modestes des HLM à qui, bien sûr,  on n’a pas demandé l’avis.

Quant aux employés de la SDH, comme les gardiens d’immeubles, ils ont reçu seulement deux masques... fait main.

APF – Annonay (Ardèche) :  Reprise sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
23/04/2020

     APF fabrique des bâches et liner en plastique pour piscines. Comme d’autres, l’usine a repris (le lundi de Pâques !) sans attendre la levée du confinement. Des mesures de sécurité minimales ont été prises. Elles n’annulent pas les risques et rendent le travail encore plus difficile. Le travail est physique, avec masques et lunettes, on étouffe vite, alors qu’il ne fait pas encore très chaud. Et en plus de la production, c'est aux ouvriers de désinfecter les postes régulièrement.

     Un atelier a repris avec des horaires de plus de 47h par semaine. Et les ouvriers sont sollicités pour venir le samedi. Sous prétexte de sécurité, la machine à café est supprimée, ainsi que la pointeuse… alors que le pointage se fait sans contact ! Le patron espère rendre plus difficile le décompte des heures, un moyen de voler les ouvriers.

     Produire du matériel de piscine en pleine épidémie, n'a rien de nécessaire. Les machines d’APF pourraient servir à produire des blouses pour les hôpitaux si les travailleurs en décidaient.

Solvay Saint-Fons (Rhône) :  Une épidémie porteuse d’opportunités pour le patron

Echo d'entreprise
23/04/2020

Sur le site de Saint-Fons, qui produit entre autres de la vanille de synthèse, le mois de mars a vu battre des records de production. Pour certains produits, Solvay a pu conquérir des parts de marché face à des concurrents forcés d’arrêter leurs activités avec la crise sanitaire. Une production d’autant plus rentable avec la chute du prix des matières premières. Cette guerre économique, Solvay la mène avec la santé des travailleurs en produisant coûte que coûte malgré le confinement.

En même temps, Solvay donneur d’ordre impose à certaines entreprises sous-traitantes de mettre une partie de leurs travailleurs en congés ou en chômage partiel. En maintenance par exemple, seules les tâches urgentes sont assurées. Les premiers perdants sont les travailleurs de ces entreprises, qui ne toucheront que 84 % de leurs salaires, et sans les primes.

Le gagnant c’est Solvay, qui va économiser sur les contrats de prestation en ne payant pas ces heures… tout en gardant le même niveau de production et de bénéfices. Tout cela aux frais de l’État et de l’Unedic, qui payent le chômage partiel !