Elections législatives 2017 - Isère 9° circonscription

Article de presse
01/03/2017

Claude Detroyat et Vincent Robert vont défendre les couleurs de Lutte Ouvrière aux législatives pour la troisième fois

Ce qui est bien avec Lutte ouvrière, c’est que le programme et la vision de la société ne changent pas avec les années… Et sur la 9e circonscription, les candidats non plus ! Comme en 2007 et en 2012, Claude Detroyat se présente avec Vincent Robert comme suppléant.
Militante LO depuis 1983, Claude Detroyat (58 ans) s’était auparavant présentée aux législatives à Grenoble. La technicienne dans une administration est aussi militante syndicale. Vincent Robert (59 ans) est lui enseignant au collège de Tullins. Il milite à LO depuis 1972-1973.
« On soutient la candidature de Nathalie Arthaud à la présidentielle, nous avons les mêmes axes de campagne », résume Mme Detroyat. « Tous les autres candidats représentent la classe des capitalistes », ajoute M. Robert. Alors que les trotskistes, eux, « défendent les travailleurs ». Leurs principales revendications sont le Smic à 1 800 € nets et une hausse des salaires et retraites de 300 € nets, l’interdiction des licenciements, le partage du temps de travail, des embauches massives dans les services publics…

« Un programme de lutte »

Avec quel argent ? « Au lieu de donner 50 milliards sans contrepartie au patronat pour le CICE (Crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi), on aurait pu les mettre dans les services publics, lance Mme Detroyat. Il y a aussi les milliards de dividendes du Cac 40 et l’argent dans les paradis fiscaux ! »
Cependant, les candidats ne croient pas aux élections pour changer la société : « L’élection n’est qu’un moyen de se faire entendre », dit Claude Detroyat. « Nous avons un programme de lutte, mais c’est aux travailleurs de se faire entendre par des grèves et des manifestations puissantes », souligne Vincent Robert, qui en appelle au souvenir de 1936 et de 1968. Le binôme mènera campagne sur les marchés, à la porte des usines et dans les quartiers populaires mais ne tiendra pas de réunions publiques : « Ce qu’on veut, c’est discuter avec les gens, nouer des contacts » précise M. Robert. Et ainsi semer les graines de la révolte.

 
Par Sébastien DUDONNÉ

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