Le Dauphiné Libéré - Echirolles :  Chantal Gomez et Lutte Ouvrière : « Faire entendre le camp des travailleurs »

Article de presse
25/02/2014

Annoncer « qu'on va mettre un massif de fleurs ici, des caméras là...», très peu pour elle. Chantal Gomez, 57 ans, candidate pour la seconde fois aux municipales sur Échirolles, n'est pas là pour noyer le poisson. « Le vrai problème, c'est la précarité, l'angoisse des licenciements, des mutations, des salaires en baisse : voilà la préoccupation première de la population échirolloise ».

Une question de survie.

Alors la candidate (par ailleurs élue, depuis 2008, dans l'opposition) entend bien « être la voix de la colère contre ce gouvernement, qui mène la même politique que le précédent. Car on sait qu'après les élections, la situation se dégradera encore : tous les services publics vont subir des coupes budgétaires dramatiques. Mais ça, aucun candidat n'a le courage de le dire ! ». Si elle se représente, c'est qu'elle est décidée à « se servir de ces élections comme d'une tribune pour défendre un programme national  ». Pour des municipales, cela peut sembler incongru, mais elle n'y voit rien d'illogique. « Il n'existe pas de solution locale à ces problèmes-là : tous ceux qui disent qu'ils en ont baratinent ! »

Estimant que le conseil municipal, auquel elle participe depuis six ans, « est une chambre d'enregistrement  » et que le maire « n'a que les pouvoirs que préfet et État lui laissent  », Chantal Gomez entend bien, malgré tout, populariser sur Échirolles, le programme de Lutte Ouvrière. A savoir « l'interdiction des licenciements ; la répartition du travail entre tous, sans baisse des salaires ; la hausse des salaires et l'indexation sur les prix ; le contrôle des comptes des grandes entreprises et des banques  ».

Ces mesures, « il faudra les imposer, car c'est une question de survie pour beaucoup ». Elle est persuadée qu'existe aujourd'hui « une révolte de la classe ouvrière, et qu'il faut qu'elle s'exprime. Il faut un Juin 36 ou un Mai 68 ! ».

En attendant, Chantal Gomez mènera sa campagne « au plus près des Échirollois : on ira sur les marchés, dans les entreprises, dans les cités, on fera des réunions à la demande ». Pour montrer à tous qu'il est important que des minorités telles que Lutte Ouvrière « tiennent, car un jour ou l'autre, ça va péter, et il faudra s'organiser ! ».

Les phrases

« Dans ces élections, il est important de ne pas laisser à la droite et l'extrême droite le monopole de l'opposition. C'est le sens du vote pour les candidats de Lutte Ouvrière. Ce sera un vote contre le gouvernement et contre le patronat, un vote qui affirmera que les travailleurs ont leurs intérêts à défendre. Les élections ne peuvent pas changer la vie, mais elles permettent de dire ce qu'on pense d'un gouvernement [...]». Lutte Ouvrière Profession de foi

Isabelle CALENDRE

© Le Dauphiné Libéré (25/02/2014)

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