Le Dauphiné Libéré :  Rémi Adam veut faire… rougir la première circonscription !

Article de presse
12/01/2013

Professeur de Lettres et d'histoire au lycée André-Argouges, à Grenoble, où il habite dans le quartier de la Mutualité, Rémi Adam ne compte plus ses candidatures, au gré de ses mutations professionnelles, sous les couleurs de Lutte Ouvrière. Aussi est-ce sans frémir qu'il s'est lancé dans ce combat législatif pour lequel « nous n'avons pas de message local ».

À 45 ans, Rémi Adam, qui aura Rachel Catheline pour suppléante, portera les couleurs de Lutte Ouvrière sur les cantons de Grenoble I, II et IV, Meylan et Saint-Ismier.

En d'autres termes, « on se place dans la continuité du programme de Lutte Ouvrière qu'a présenté Nathalie Arthaud lors de la campagne présidentielle ». Et qui s'articule, ici comme ailleurs, autour du triptyque suivant : « Interdiction des licenciements, augmentation des salaires, pensions et retraites » bien au-delà de la simple inflation, « et contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises ».

« Bien des scandales auraient pu être évités », estime le militant communiste révolutionnaire, qui cite pêle-mêle les laboratoires Servier et « les mesures de sécurité qui ne sont pas remplies, comme sur la

plateforme chimique aux portes sud de Grenoble ! Ce serait aux habitants de s'en emparer... »

Sur le fond, « face à la crise, il est plus important que jamais d'affirmer l'existence d'un courant politique communiste révolutionnaire ». Et puisqu'il y a « un nouveau contexte », il convient de « mettre ce gouvernement sous surveillance ».

Rémi Adam se plaît à insister : « Il n'y a aucune raison de lui faire confiance, pas plus qu'à la nouvelle majorité parlementaire » si celle-ci venait à changer. Le message se révèle aussi clair que simple : « Il faut que celles et ceux qui ont voté pour Nathalie Arthaud votent pour moi ».

« C'est sur le terrain social que tout va désormais se jouer »

Et bien d'autres encore « maintenant que Sarkozy est parti ! Beaucoup de gens ont exprimé la colère et la haine qu'ils avaient pour lui, mais on ne peut pas dire qu'en face Hollande suscite l'enthousiasme... » Plus prosaïquement, « personne ne pense que les problèmes vont disparaître ! »

En conséquence, « c'est sur le terrain social que tout va désormais se jouer » dans la mesure où « les satisfactions réelles restent à conquérir par les luttes. On n'a aucune raison de se taire et de taire ce qui fait notre identité communiste ».

Du coup, « on ne participe pas aux discours protectionnistes anti-Bruxelles, anti-allemand ou anti-grec », car ce serait « se condamner à la division face à un capital et des bourgeoisies qui savent s'entendre ! On le voit bien avec les banques renflouées à grands coups de milliards avec l'argent du contribuable... »

Se présente-t-il contre Geneviève Fioraso, la députée sortante socialiste devenue ministre ? « Non ! On défend nos idées dans un système antidémocratique qui fait qu'on sera éliminé du second tour... »

Philippe GONNET

© Le Dauphiné Libéré (Edition Isère sud)