Personnel médical harassé et patients en danger !

Brève
13/07/2009

Gironde - A Lesparre, dans le Médoc, non loin des plages bondées l'été, les urgences sont assurées par la clinique mutualiste de la ville, clinique privée ayant des missions de service public comme celle des urgences. Le médecin chef de ce service dénonce le sous-effectif et les horaires qu'y subissent les médecins : 323 heures par exemple pour le seul mois de juillet, le double d'un service normal, et seulement entre 3 et 4 médecins en activité alors qu'il en faudrait 10 pour que le service tourne normalement.

La direction de l'établissement a répondu que les effectifs étaient suffisants (à quel prix !) pour « répondre à l'urgence » et que de toute façon, ils avaient été calculés en coordination avec les autorités publiques (ARH) qui chapeaute la clinique. Tout s'explique : l'État démolit les conditions de travail et les effectifs dans les hôpitaux publics et impose ou couvre la même politique dans les établissements dont il est l'autorité de tutelle, quitte à mettre en danger les patients... et le personnel médical surmené.

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