La Dépêche du Midi :  Auch. Lutte ouvrière entre en campagne régionale

Article de presse
15/10/2010

« Il ne fait pas bon se présenter aux élections sous l'étiquette Lutte ouvrière, surtout si vous êtes salariés », explique Tristan Lalanne. Il tirera cette liste dont il ne révélera tous les noms que dans quelques jours. Pour l'instant, ils sont trois, Tristan Lalanne, Jean-Louis Chareton et Clotilde Barthélemy qui tireront cette formation gersoise. L'avantage de Lutte ouvrière est d'être clair et précis. « Notre programme ne porte que sur l'emploi, en trois points, que l'on pourra réaliser si on se met en lutte ».

Lutte ouvrière interdira les licenciements. Elle se prononce pour le partage du travail, s'il y a trop de chômeur, mais un partage sans réduction de salaire. Enfin, le mouvement trotskiste exigera d'avoir une vision et une connaissance totale des comptes des entreprises.

C'est là une base de travail qui permettra de lancer la discussion devant la porte des usines, comme tout dernièrement à Gimont, sur le site de Latécoère. « Les ouvriers nous ont dit leur malaise face à l'attitude de la direction qui souhaiterait rogner sur leurs avantages », explique Tristan Lalanne. Devant les usines, sur les marchés, lors d'un meeting à Toulouse, on retrouvera militants et candidats jusqu'au scrutin du 14 mars.

Lutte ouvrière, qui souhaite être présente dans toutes les élections, défend ainsi sa position : « Permettre au monde du travail de lutter contre la crise et de préparer l'avenir ». On a licencié à Molex, mais on le fait, aussi, dans le Gers avec beaucoup moins de médiatisation. Mais hier soir, on a verbalement tiré les oreilles aux capitalistes qui veulent faire payer la crise aux salariés alors que les spéculateurs conservent toujours leurs dividendes. On a condamné le mal logement, les emplois précaires et/ou partiel, exigé que l'argent public n'aille pas conforter des entreprises privées. « C'est un programme de lutte car les travailleurs ne peuvent que compter sur eux ». Le souffle de Lutte ouvrière est toujours aussi pur et déterminé. Une voix, sans la moindre compromission, qu'il fait toujours plaisir d'entendre dans une campagne électorale. C'est au résultat du vote que le mouvement mesurera la mobilisation des salariés.

© La Dépêche du Midi, le 6 février 2010