Elections européennes - Liste Lutte ouvrière

64 - François Meunier

Instituteur
Hautes-Pyrénées

Je suis François Meunier, instituteur dans les Hautes-Pyrénées.

La première chose qui m'a révoltée dans cette société, c'est de voir les ravages causés par le capitalisme sur la nature lors du naufrage du pétrolier géant Amoco-Cadiz qui a souillé les côtes bretonnes et l'impunité de la Shell à qui il appartenait.

Les Hautes-Pyrénées, comme les autres départements, sont victimes des attaques sur les services publics. Dans le domaine de la santé, la création de l'hôpital unique de Tarbes-Lourdes implique la fermeture des deux hôpitaux existants et causera la suppression d'une centaine de postes ainsi que de nombreux lits, cela entraînera des risques supplémentaires liés à l'éloignement pour les patients.

Dans l'éducation, ce sont plusieurs dizaines de suppressions de postes d'enseignants qui sont annoncées pour la rentrée prochaine, rendant encore plus complexe l'apprentissage des élèves, spécialement de ceux qui sont déjà en difficulté. Avec les parents d'élèves et mes collègues, nous nous sommes souvent battus contre les fermetures programmées.

Dans les transports, la fin du train de nuit entre Tarbes-Lourdes et Paris pèse sur les usagers et les cheminots

Puis, on vient d'apprendre qu'après la fermeture de nombreux bureaux de postes dans les petites communes, c'est celui du Marcadieu à Tarbes qui est le suivant sur la liste : les postiers et les usagers mènent un combat pour s'y opposer.

Ce sont tous les travailleurs qui font les frais de cette destruction des services publics pendant que les cadeaux aux groupes capitalistes se multiplient.

Pour les travailleurs, c'est aussi une exploitation accrue pendant que les grandes entreprises prospèrent. La famille qui possède les 4 hyper et supermarchés Leclerc est la plus riche du département, alors que de nombreux travailleurs y ont à peine le Smic, et souvent moins, du fait des temps partiels.

Dans l'agroalimentaire, par exemple, le groupe Euralis fait suer 11000€ de profit à chacun de ses salariés, pour gaver les actionnaires.

Et, plus récemment, ce sont les 76 salariés de l'entreprise Toupnot qui se voient menacés de licenciement. A la suite de l'incendie des bâtiments, le groupe Cofigéo qui possède William Saurin, entre autres, veut en profiter pour fermer le site, alors qu'il a reçu plus de 500 000€ ces 4 dernières années en CICE ou CIR.

Je suis convaincu que l'on doit exproprier les banques et les grands groupes capitalistes car ils en veulent toujours plus. Aucun gouvernement ne le fera à notre place. C'est pourquoi je suis communiste révolutionnaire et que je pense qu'il faut en finir avec cette société d'exploitation.

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