Elections européennes - Liste Lutte ouvrière

56 - Liberto Plana

Employé d'hypermarché
Pyrénées-Orientales

Je m’appelle Liberto Plana. Je suis fils de parents espagnols et mon père, anarchiste, a participé activement à la lutte contre le coup d’état de Franco en 1936. Après des années de clandestinité et de prison dans les geôles franquistes, mon père et ma mère ont décidé de s’exiler en France. La vie de réfugiés politiques de mes parents les a conduits en Lorraine, où je suis né. Cette histoire m’a laissé des traces et je suis révolté de voir comment sont partout traités les réfugiés qui fuient les persécutions et la misère par les dirigeants des pays riches.

Refuser les injustices, les inégalités, comprendre pourquoi il y a dans la société l’exploitation, les difficultés à vivre du côté du plus grand nombre et une richesse indécente du côté d’une poignée de nantis, m’ont conduit dès l’adolescence à me placer dans le camp des opprimés.

Je suis un militant, communiste révolutionnaire, de Lutte Ouvrière, et un militant syndical, convaincu que la société doit être dirigée par celles et ceux qui produisent les richesses et que cette richesse, plutôt que de remplir les coffres forts des banques et des actionnaires, devrait servir à développer l’éducation, la santé, des logements dignes, enfin tout ce qui est utile à la population.

Au début des années 1980, j'ai vécu la grève, la lutte contre la fermeture de la dernière grande usine de Perpignan, celle des poupées Bella, où je travaillais depuis 5 ans. Un des résultats de cette lutte a été la création d’un hypermarché ou 230 travailleurs·euses ont été reclassé·e·s. Pendant 33 ans, j'y ai travaillé et avec mes camarades combattu au quotidien la politique de la direction : les bas salaires, le temps partiel imposé, le sous-effectif organisé, la dégradation de nos conditions de travail. Cela alors que les gros actionnaires de ce géant capitaliste de la grande distribution se distribuent chaque année des centaines de millions d'euros de dividendes.

A la retraite depuis 2 ans, je continue à militer au niveau syndical pour préparer les luttes indispensables pour améliorer les conditions d’existence du monde du travail (salariés, chômeurs, retraités) et combattre les régressions sociales.

Les gilets jaunes ont raison de se mobiliser pour défendre le pouvoir d’achat. Il faut que dans les entreprises les travailleurs et les travailleuses s’y mettent, en utilisant l’arme de la grève contre la classe capitaliste.

C’est le système capitaliste qui conduit la société dans la misère et la barbarie. Oui, il faut mettre collectivement la main sur les capitaux des grands groupes capitalistes en expropriant la bourgeoisie.

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