Elections européennes - Liste Lutte ouvrière

54 - Richard Blanco

Employé au ministère du Travail
Tarn-et-Garonne

Bonjour, je m'appelle Richard BLANCO, je vis et travaille à Montauban dans le Tarn-et-Garonne. Je suis militant à Lutte ouvrière mais aussi militant syndical.

Depuis plus de 40 ans, on peut constater une dégradation continue des conditions de travail, des conditions d'existence de notre classe sociale. C'est-à-dire des chômeurs, des travailleurs et des retraités.

Cette dégradation qui s’est accélérée ces dernières années est aussi une conséquence des modifications du droit social, que ce soit par des réformes des régimes de retraite, de l'assurance chômage ou bien encore celle du droit du travail. Et concernant cette dernière, il est particulièrement choquant, alors que le chômage ne cesse d'augmenter, de voir qu'elle permet aujourd'hui de faciliter les licenciements, d'en réduire leurs coûts, et de permettre aux patrons, par des accords d'entreprise, de faire reculer les droits des travailleurs.

Cela, c'est pour la France, mais à y regarder de plus près, on constate que dans la plupart des pays, il en est de même, et que ces pays appartiennent ou pas à l'Union européenne. Et ce, quelque soit la couleur politique des gouvernements en place.

Mais cela n'a en fait rien d'étonnant, car le droit social n'est qu'un reflet du rapport de force entre la classe sociale qui domine la société, c'est à dire le grand patronat et le monde du travail.

Alors ceux qui nous racontent que nos conditions d'existence pourraient s'améliorer dans le cadre d'une Europe plus sociale pour les uns, plus libérale pour les autres, en réformant les institutions, ou bien en étant en rupture avec l'Union Européenne, quitte à en sortir... Ce sont tous des menteurs ! Ce sont les mêmes qui, dans le cadre de scrutins nationaux, sollicitent nos voix en précisant « votez pour moi et je ferai le reste ». Et bien, on ne peut que constater que rien ne change... et même que cela s'aggrave.

Alors, le droit de vivre dignement de son travail, il ne faudra pas l'attendre d'une énième réforme... mais d'un rapport de force contre les exploiteurs.
Les travailleurs, dès lors qu'ils relèvent la tête, qu'ils se mobilisent et expriment collectivement leurs intérêts par la grève, les manifestations, font la démonstration que l'on peut faire reculer le grand patronat.

Alors exprimer l'idée qu'il est non seulement nécessaire mais possible que les travailleurs contestent le pouvoir du grand patronat sur la société, on ne pourra le faire le plus clairement possible, qu'en votant pour la liste Lutte ouvrière menée par mes camarades Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.

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