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Armement : une aide... aux marchands de mort
Samedi dernier, Macron a annoncé qu’il allait livrer des missiles à l’Ukraine. Les médias français ont fait tout un plat de « l’expertise » de ce qu’ils appellent « nos armements », ajoutant des reportages au JT sur les quartiers de Kiev dévastés par des missiles russes.

Fallait-il stimuler l’enthousiasme du public ? En tout cas, ils semblaient dire que Macron, ses missiles et les industriels qui les fabriquent accouraient au secours des habitants de Kiev…
En fait, Macron venait de réaliser « un coup », prenant de vitesse ses alliés avant la nouvelle réunion de la Coalition des volontaires pour l’Ukraine. Ils se targuent tous de la soutenir mais Paris avait été le plus rapide à sortir le carnet de commandes.
Officiellement, ces pays disent vouloir aider l’Ukraine à se protéger des raids meurtriers de drones et missiles russes. Mais cette effroyable réalité, la France s’en sert, comme ses comparses, pour offrir toujours plus de commandes à ses industriels de la mort. Et s’il leur faut un prétexte, eh bien, aider l’Ukraine peut fournir une couverture de moralité à ceux qui poussent aux carnages pour pousser leurs profits.
En matière de course, drapée d’hypocrisie d’État, à qui sera le meilleur vendeur d’engins de mort, la concurrence est féroce avec l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et autres, mais la France réussit à se hisser sur le podium.
Un rapport récent du Parlement sur les exportations d’armes en 2025 s’en félicite. La France conserve sa deuxième place mondiale, avec 21,2 milliards d’euros d’armes vendues à l’étranger, loin, il est vrai, derrière les États-Unis, avec 283 milliards d’euros.
Les industries françaises d’armement, avec l’État comme VRP, profitent à plein de l’explosion mondiale des budgets militaires. Et, alors que nombreux pays de la planète sont en guerre, les occasions se multiplient de placer des Rafale à l’Inde, des sous-marins à l’Indonésie, un navire de guerre à la Grèce, des hélicoptères de combat au Maroc…
Tout cela s’ajoute aux commandes militaires croissantes de l’État français, qui n’a rien à refuser aux Dassault, Thales, Naval Group, MDBA, KNDS (ex-Nexter), etc.
Leurs profits valent bien tous les mensonges de nos gouvernants sur la prétendue aide à se défendre qu’ils apportent à de petits pays, dont les populations paient au prix fort ce soutien mortel. D’abord, comme chair à canon des guerres dans lesquelles les entraînent leurs gouvernants, et les nôtres. Et même sans cela, par les sommes colossales qu’ils leur extorquent, pour les remercier d’avoir aidé malgré eux les Dassault et compagnie à s’engraisser.