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Dans les entreprises
Assurance chômage : le gouvernement “se sert dans le frigo”
Lors d’une conférence de presse, le 21 octobre, les dirigeants de l’Unédic, qui gère l’assurance chômage, ont dénoncé la ponction de 2,1 milliards d’euros que le gouvernement a programmée, cette année encore, sur les excédents de l’organisme.
Agissant comme « un squatteur qui se sert dans le frigo », selon les propres mots du vice-président Medef de l’Unédic, le gouvernement, à la recherche fébrile d’économies budgétaires, a donc l’intention de prélever une somme telle que l’organisme devra emprunter pour continuer à assurer le versement des indemnités.
Ce vol pur et simple est opéré aux dépens des chômeurs et des travailleurs susceptibles de perdre leur emploi, car l’Unédic, soumis aux taux d’intérêts en hausse comme tout emprunteur, le leur fera payer. Avec un budget en déficit suite aux ponctions gouvernementales, comment seront indemnisés les chômeurs ? À quelles nouvelles restrictions seront-ils soumis sous prétexte de caisses vides ? Pourtant, les recettes de l’Unédic sont exclusivement réalisées à partir des cotisations patronales sur les salaires – du salaire différé, donc – et d’une fraction de la CSG prélevée sur le travail.
L’argumentation fumeuse du gouvernement, pour tenter de justifier les ponctions annuelles (14 milliards depuis 2023), est que celles-ci participeraient au financement de l’apprentissage et de la formation, via France Travail, et tendraient donc à réduire le chômage, et donc les dépenses en indemnités, et donc… participeraient aux recettes.
Cette défense ridicule du voleur pris la main dans le sac ne trompe personne, pas même les dirigeants patronaux de l’Unédic. Quant aux travailleurs sans emploi, ils y croiront d’autant moins que ce sont eux les victimes de ce vol.