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Dans les entreprises
Atalian CEA – Saclay : la vengeance de la direction n’est pas passée
Sur le site du CEA à Saclay, en région parisienne, deux travailleuses de la société de nettoyage Atalian ont été convoquées pour un entretien en vue de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement.
C’est leur participation à une grève qui a provoqué l’acharnement de la direction d’Atalian contre elles. À l’automne 2025, les travailleuses et travailleurs de la société de nettoyage Atalian avaient en effet mené une grève de quatre semaines contre leurs mauvaises conditions de travail. Ce mouvement leur a permis de tisser des liens et de former un groupe solidaire, ce qui n’est évidemment pas du goût du patron.
Depuis, la direction essaie de casser ce groupe de travailleurs soudés et continue à essayer de faire des économies sur leur dos et de leur mettre la pression. Tout y passe : les produits de nettoyage manquent, ainsi que le matériel d’entretien et les vêtements de travail propres. Les irrégularités s’accumulent sur les fiches de paie, etc. La direction d’Atalian a même essayé d’imposer un tour de vis supplémentaire avec une note de service indiquant que les travailleurs ne pouvaient invoquer les vêtements de travail non fournis pour refuser de prendre leur poste, et pour leur rappeler les horaires !
Cette note a été prise comme une provocation et a suscité la colère des travailleurs, qui se sont rendus à la direction pour se faire entendre et réclamer de bonnes conditions de travail. En réponse, la direction a alors convoqué deux travailleuses. La solidarité s’est vite organisée sur le site : des lettres de soutien ont été rédigées et une pétition a obtenu en quelques heures plus de mille signatures des travailleurs du CEA. Bien qu’Atalian ait convoqué les travailleuses durant l’été, elles se sont rendues à leur entretien accompagnées d’une vingtaine de travailleurs d’Atalian et du donneur d’ordre CEA.
Au bout du compte, le patron a fini par reculer et aucune sanction n’a été prononcée contre les deux travailleuses. C’est le résultat concret de la pression collective des travailleurs et pour tous ceux qui refusent de se laisser faire, c’est loin d’être négligeable.