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Dans les entreprises
Duralex : le rachat supprime 60 emplois
La verrerie Duralex, reprise en 2024 par ses travailleurs sous forme de scop, vient d’être cédée au patron de Tomé, holding spécialisée dans le rachat d’entreprises, et propriétaire de Tupperware.
Le ministre délégué chargé de l’Industrie, le maire d’Orléans de droite et le président de Région socialiste se félicitent de cette reprise. Selon eux, celle-ci sauve « un savoir- faire, une marque emblématique et une industrie fleuron du « made in France ».
Le nouveau patron entend bien faire des bénéfices en réduisant la masse salariale et en remplaçant le vieux four à gaz par un four électrique. « On va produire le verre le plus vert du monde », a-t-il affirmé. Certes, mais surtout un verre subventionné par de l’argent public, car si le patron a mis dix millions sur la table, l’État en a mis quatre, tandis que la métropole et la Région en ont apporté deux.
Pour les 220 travailleurs, qui ont appris que 60 emplois seraient supprimés, le soulagement se mêle au scepticisme et à la résignation. C’est le troisième repreneur en cinq ans et l’échec de la scop a laissé un goût amer. Malgré les millions apportés par les collectivités locales, un carnet de commandes plein et le succès de la levée de fonds participative, les comptes de la scop sont restés dans le rouge.
La scop prouve que les travailleurs sont tout à fait capables de gérer et d’organiser le travail, mais à l’échelle d’une seule entreprise, ils restent soumis aux lois du marché et à la mainmise des banquiers. C’est toute l’économie que les travailleurs doivent arracher aux capitalistes pour la mettre au service de tous.