Fonderie de Bretagne – Caudan : 244 salariés licenciés 21/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3038-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-10-21

Dans les entreprises

Fonderie de Bretagne – Caudan : 244 salariés licenciés

Jeudi 15 octobre, le tribunal de commerce de Lorient a prononcé la mise en liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, située à Caudan près de Lorient.

Créée par Renault à la fin des années 1960 suite à la fermeture des Forges d’Hennebont, l’entreprise appelée alors SBFM (Société bretonne de fonderie et de mécanique) fabriquait des pièces pour l’automobile et a employé plus de 1 000 salariés. En 1998, Renault a vendu la fonderie, qui comptait alors 920 salariés. Depuis, plusieurs repreneurs se sont succédé avec, à chaque fois, une diminution d’effectifs : départs en préretraite, plan amiante…

Le dernier en date, en mai 2025, le fonds d’investissement Europlasma a repris l’usine avec la promesse d’y fabriquer des milliers de corps d’obus. En réalité, il s’est avéré que le financier principal d’Europlasma, qui avait son siège aux Bahamas, n’était intéressé que par les aides de différentes collectivités.

La production n’a en fait jamais repris. Pourtant, tous les politiciens locaux, de droite comme de gauche, avaient accueilli ce nouveau repreneur en sauveur, le ministre de l’Industrie se vantant même d’avoir œuvré pour trouver une solution viable. Le tribunal de commerce a fini par écarter ce spéculateur et a décidé la fermeture de la fonderie. Ce sont 244 travailleurs qui se retrouvent à la porte. Comme le déclarait un licencié : « On a le sentiment d’une trahison, et puis nous faire languir comme ça… On nous a fait marner pour rien. »

Les députés du Morbihan et les élus de la Région ont fait semblant de s’occuper du sort de l’entreprise, mais ils n’ont aucun pouvoir sur les financiers. Les constructeurs automobiles, dont Renault pour qui travaillait la fonderie, auraient les moyens de maintenir les emplois, mais leurs profits passent avant la vie des centaines de familles qui se retrouvent dans l’angoisse du lendemain.

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