Lycée Paul Éluard – Saint-Denis : une arrestation de trop 21/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P7-2_Devant_le_lyc%C3%A9e_Paul_Eluard_le_20_octobre_C_LO.jpg.420x236_q85_box-126%2C38%2C667%2C343_crop_detail.jpg 2026-10-21

Les jeunes en lutte

Lycée Paul Éluard – Saint-Denis : une arrestation de trop

Juste après la manifestation du 13 octobre, au lycée Paul Éluard, les jeunes ont recommencé à bloquer, laissant passer ceux qui tenaient à avoir cours.

Illustration - une arrestation de trop

La police n’a cessé de provoquer les lycéens, au moindre prétexte, comme si le fait qu’ils aillent sur la rue, par exemple, l’autorisait à gazer. Le jeudi 15 octobre, alors qu’il y avait déjà eu trois arrestations, un policier a arraché la pancarte d’un jeune de 16 ans, sur laquelle figurait ce slogan pour le moins subversif : « Notre avenir, on veut le construire pas le subir.» L’élève s’est alors énervé et a insulté le policier, pour finir par se réfugier dans le lycée.

Deux policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) sont entrés dans l’établissement pour procéder à son arrestation. Normalement une telle intrusion dans un établissement scolaire est exceptionnelle et n’a lieu que pour des faits graves. Mais le nouveau proviseur est connu pour travailler en étroite collaboration avec la police.

Quand les enseignants ont appris que les policiers étaient présents pour arrêter le jeune, ils sont montés à une cinquantaine pour protester. Les conditions d’interpellation du jeune les ont révoltés. Le policier le tenait par le col, le poussait sur les adultes et lui faisait mal. Enseignants et assistants d’éducation ont donc protesté et fait bloc, tandis que l’un des policiers brutalisait un enseignant.

Finalement les deux policiers ont renoncé à arrêter le jeune. Une délégation d’enseignants, de parents d’élèves et d’élèves a été reçue au rectorat le lendemain. Ils ont dénoncé la violence de la police et aussi souligné que la confiance était rompue avec le proviseur. Nombreux sont ceux qui ne se voient pas reprendre à la rentrée avec le proviseur maintenu dans le lycée. Un appel à la grève est déjà lancé, d’autant que les deux policiers ont le culot de prétendre que ce sont eux qui ont été agressés.

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