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- Lutte ouvrière n°3038
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Dans les entreprises
Les patrons font chômer, les ouvriers trinquent !
À Stellantis, à Mulhouse, après plusieurs vendredis chômés en septembre, la direction impose au moins onze jours de chômage en octobre.
Pour les embauchés, c’est plus de 200 euros de salaire en moins. Pour les intérimaires, chaque journée chômée est une journée sans paie. Avec onze jours perdus, presque la moitié du salaire du mois disparaît ! Et ces intérimaires ont des contrats de 35 heures pour « surcroît d’activité ». On les fait travailler quand les chaînes tournent, puis on les renvoie chez eux sans salaire quand la production s’arrête. Depuis des années, des milliers d’entre eux se succèdent sur les mêmes postes.
La direction invoque la baisse des ventes et les stocks trop importants. Pourtant, c’est elle qui a imposé des cadences toujours plus élevées et supprimé des postes, pour produire davantage avec moins d’ouvriers. Aujourd’hui, elle réduit la production et fait payer la facture à ceux qui travaillent. Pour un ouvrier, perdre plusieurs centaines d’euros, c’est devoir choisir entre des dépenses pourtant indispensables.
Stellantis a accumulé des milliards de bénéfices et ses actionnaires ont encaissé des milliards de dividendes. Cet argent, c’est le travail de tous les salariés qui l’a produit. Il doit servir à garantir les salaires, à maintenir les emplois et à embaucher les intérimaires.
Les patrons ont décidé du chômage. Qu’ils le paient, jusqu’au dernier euro !