- Accueil
- Lutte ouvrière n°3030
- Les prix augmentent : salaires et pensions doivent suivre
Leur société
Les prix augmentent : salaires et pensions doivent suivre
Face à la hausse des prix, ministres, commentateurs et candidats à l’élection présidentielle rivalisent d’imagination, et surtout de promesses fumeuses.

Pour ce qui dépend directement des pouvoirs publics, on annonce au 1er septembre une hausse sur certaines cigarettes et la fin du tiers payant lorsqu’on refuse de prendre un générique plutôt que le médicament prescrit. Et, surtout, une augmentation de 5,6 % du prix du gaz, après celle de 7,4 % du 1er juillet. Les prix des carburants continuent de jouer au yo-yo, mais en montant plus vite et plus souvent qu’ils ne redescendent. Le litre de diesel reste autour de 2,20 euros.
Aucun des prétendants au fauteuil présidentiel ne prétend ignorer l’effondrement du pouvoir d’achat des classes populaires. Chacun y va de sa proposition d’aide ciblée, de taxe ou de suppression de charge pour la muscler un peu.
En plus d’être totalement inefficace, ce type de mesure est un piège politique tendu aux travailleurs. D’abord parce que, comme le disait si justement un certain Macron, il n’y a pas d’argent magique, toute aide doit être financée. Or aucun dirigeant politique ne demande au grand patronat de passer à la caisse. Pas question non plus de réduire les budgets militaires. Donc, le peu qu’on alloue aux travailleurs sous forme d’une aide au logement, au chauffage, au déplacement ou autre, ils le payent, et plutôt deux fois qu’une, en fermetures de classes, de maternité, de services sociaux, etc.
Enfin et surtout, ces mesures et ces discours masquent volontairement le fait que le pouvoir d’achat des gens modestes, c’est-à-dire des travailleurs actifs, sans emploi ou retraités, dépend du niveau des salaires, lequel dépend, en définitive, du rapport de force entre la classe travailleuse et la classe exploiteuse.
La revendication d’une augmentation générale, conséquente et immédiate des salaires et des pensions et de leur indexation sur les prix est donc une double nécessité pour les travailleurs. C’est à la fois la seule voie pour défendre réellement leur niveau de vie et c’est en même temps une revendication politique, l’affirmation d’être une classe qui se bat pour l’intérêt général contre les intérêts particuliers d’une poignée d’industriels et de financiers.