Région lyonnaise : les lycéens toujours déter ! 14/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P4-1_Manif_Lyon-13-10_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C75%2C800%2C525_crop_detail.jpg 2026-10-14

Les jeunes en lutte

Région lyonnaise : les lycéens toujours déter !

Illustration - les lycéens toujours déter !

Jeudi 8 octobre, près de 4 000 jeunes ont défilé en banlieue malgré la pluie. Le matin, des lycéens avaient bloqué les lycées populaires de Brossolette et Faÿs à Villeurbanne ou ceux du centre-ville, comme Saint-Just. Là, un petit groupe d’élèves de classes préparatoires filière économie a voulu mettre la pression en hurlant « blocus nique ta mère », avant de reprendre la Marseillaise. Face à eux, des lycéens jusque là observateurs ont fait bloc autour de la dizaine de militants du mouvement. Au prestigieux lycée du Parc, 250 lycéens et élèves de prépa ont organisé un blocus. S’ils pensent que leur avenir n’est pas aussi bouché que celui des jeunes des classes populaires, ils vivent les classes à 35 et réfléchissent à l’avenir de la société. Ils étaient nombreux à crier « plus d’argent pour nos lycées, moins d’argent pour Bolloré ». Le même jour dans la Loire, au lycée Mauriac d’Andrézieux, 200 lycéens se sont rassemblés dans une ambiance enthousiaste avec des pancartes pour exprimer leur révolte. Un peu partout, la police poursuit ses intimidations : devant le lycée Chabrière à Oullins-Pierre-Bénite, les CRS ont même confisqué les pancartes qui ne leur plaisaient pas.

La manifestation du mardi 13 octobre a encore rassemblé près de 15 000 personnes (25 000 le 6 octobre) dans un cortège jeune et dynamique, avec toujours une profusion de pancartes. Sous prétexte de vitrines de banque cassées, la police a chargé, gazé et interrompu la manifestation avant la fin. Cela a plutôt renforcé la colère. Lors des différentes assemblées de lycéens ou d’étudiants qui ont suivi, la question revenait de s’organiser pour tenir pendant les vacances et reprendre le mouvement à la rentrée. Tous ont en tête la journée du samedi 17 octobre, espérant que ce soit l’occasion de se retrouver, jeunes et travailleurs, pour exprimer une colère commune.

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