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Dans les entreprises
Salaires : les prix filent loin devant
L’Institut de la statistique, l’Insee, constate qu’en septembre, l’inflation a dépassé 3 % sur l’année, portée par une augmentation de 21,2 % du prix de l’énergie et de 9,9 % des produits frais. Le fossé se creuse avec les salaires.

Depuis 2024, la perte se chiffre en moyenne à 1200 euros pour une famille de deux adultes et deux enfants et de 600 euros pour un adulte seul, car l’ensemble des salaires ne suit même pas l’évolution du smic, pourtant bien modeste. Ainsi, dans plus de 70 % des branches professionnelles (126 sur 179) les salaires du bas de l’échelle sont désormais inférieurs au smic. Les patrons sont tenus de compléter pour se mettre en règle avec la loi, mais parfois ils intègrent des primes dans le calcul pour atteindre le smic. L’État lui-même incite aux bas salaires en accordant au patronat des allègements de cotisations sociales pour les salaires jusqu’à 1,6 fois le smic.
La situation n’est pas meilleure pour les salariés de l’État, des hôpitaux publics et des collectivités locales puisque 862 000 d’entre eux ont un salaire inférieur au smic, complété par une « indemnité différentielle » qui n’est même pas prise en compte dans le calcul de la retraite !
Dans d’autres secteurs comme La Poste, le salaire de départ avoisine le smic.
Mais qui peut vivre aujourd’hui avec 1 477 euros net par mois ? Aucun salaire ne devrait être inférieur à 2 200 euros net, et tous devraient être revalorisés chaque mois, en fonction de la hausse des prix.