Attentat de Karachi : mensonges d'État

Brève
22/06/2009

En 2002, un attentat avait coûté la vie à 11 salariés français de la Direction des Construction Navales (DCN). Cette branche du ministère de la Défense les avait envoyé travailler dans le port pakistanais de Karachi en complément de la vente au Pakistan de sous-marins français.

Depuis 7 ans, officiellement Al-Qaida était la seule piste pour la responsabilité de l'attentat. Mais voilà qu'une autre version de ce drame vient d'être portée à la connaissance des familles des victimes.

Le contrat de vente des sous-marins a été accompagné, comme c'est très souvent le cas en cas de marché d'armement, par des clauses secrètes prévoyant des "commissions", en fait des dessous de table, pour les officiels pakistanais signant le contrat. En plus étaient prévues des "rétro-commissions", c'est-à-dire un partage de l'argent avec les officiels français.

Or Chirac, élu président de la république en 1995, avait ordonné la fin du versement de cet argent sale. Non pas pour des raisons de principes, lui-même venait de se servir des finances de la marie de Paris à son profit pendant 20 ans. Mais parce que cet argent aurait alimenté les caisses noires de son rival à la présidentielle : Balladur.

L'arrêt du versement des commissions aurait provoqué la colère des services secrets pakistanais qui ont commandité l'attentat.

Cela aurait été connu depuis le départ par les autorités françaises, au point que les services secrets français auraient a leur tour, par vengeance, assassiné au moins un officiel pakistanais.

La version servie aux familles des victimes et à l'opinion publique n'aurait été qu'un mensonge d'État destiné couvrir les aspects les moins reluisant du trafic d'arme officiel de l'État français.

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