Licenciements provocateurs

Brève
11/05/2009

Une entreprise textile, Carreman, prépare un plan pour licencier une partie des 150 employés de son site de Castres (Tarn).

Le patron ne s'est pas gêné : il a convoqué neuf travailleurs pour leur proposer un poste en Inde payé 69 € brut par mois pour 6 jours de travail par semaine ! Et devant l'indignation soulevée par ce mépris pour les salariés qui ont fait sa fortune, il a rejeté la responsabilité de cette provocation sur « la stupidité de loi » qui l'oblige à proposer trois reclassements.

Ce qui est sûr c'est que, tant qu'elles ne sont pas contrôlées par les travailleurs, les entreprises ne se privent pas de contourner les quelques lois qu'elles jugent contraignantes pour leur soif de profit. Mais que la loi permette de faire des propositions de "reclassement" aussi indécentes, et dont on avait déjà eu d'autres exemples dans le passé, illustre le fait que le sort des salariés licenciés était le dernier des soucis de ceux qui l'ont rédigée et votée. Car même quand l'État essaie de se donner un air "social", il reste au service des capitalistes.

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