Nortel : la vraie-fausse faillite était programmée

Brève
16/07/2009

Les salariés de Nortel (Châteaufort, Yvelines) ont renoncé à faire sauter leur usine, mais pas à faire annuler le licenciement de 480 d'entre eux (sur 683). En fait, la liquidation de cette filiale de la multinationale canadienne n'a rien à voir avec une situation difficile. Le groupe Nortel s'est placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites, qui permet, tout en restant en possession de ses actifs, d'en liquider d'autres et de licencier, sans même avoir à payer de plan social. Les comptes de Nortel France auraient été délibérément asséchés, vidés de quelque 2,7 milliards de trésorerie. Quant aux dirigeants de la filiale, ils avaient quand même eu 43 millions d'euros de bonus au premier trimestre 2009.

Bref, le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises, c'est plus qu'une nécessité, c'est vital si nous voulons empêcher les capitalistes de nous plonger dans la misère pour augmenter ou maintenir leurs profits.

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