Après l'intervention de Sarkozy à Saint-Quentin : une mauvaise leçon de morale

Communiqué
24/03/2009

À Saint-Quentin, Sarkozy a prétendu marier ensemble les mots « capitalisme » et « morale », comme si le capitalisme cela n'avait pas toujours consisté pour les détenteurs de capitaux à rechercher le maximum de profits, en oubliant toute considération morale, au nom du célèbre « les affaires sont les affaires ».

Et il a eu le culot d'affirmer que « la crise nous rend libres ». Libres, les millions de chômeurs, de travailleurs qui se voient contraints de renoncer à l'appartement qu'ils n'ont pas fini de payer, à nourrir correctement leurs enfants, à cause de l'effondrement de leur niveau de vie ?

Il faut, a-t-il dit « se sentir responsable de tous les autres » ! Qu'il fasse semblant de vouloir en convaincre les banquiers, les industriels, tous les spéculateurs qui sont à l'origine de cette crise, en leur distribuant des milliards, c'est son rôle de serviteur des riches.

Mais pour les travailleurs, la seule solidarité qui a un sens, c'est celle de tous les exploités dans la lutte pour ne pas supporter tout le poids de la crise.

Arlette LAGUILLER