Après les déclarations de Sarkozy

Communiqué
06/02/2009

Ceux parmi les travailleurs, les chômeurs, les retraités, qui n'attendaient rien du discours de Sarkozy ce soir n'auront pas été déçus. Sarkozy n'avait rien à leur dire, si ce n'est quelques mots hypocrites de compassion. En une heure et demie, il n'a cessé de défendre la politique qui est celle de son gouvernement avant et depuis la crise : tout pour les riches, tout pour les banquiers, pour les patrons des grandes entreprises, et rien pour les travailleurs.

Il a tenté de présenter la crise comme un malheur venu d'ailleurs, des États-Unis, qui frappe tout le pays et qui ne pourrait être surmonté qu'à condition de se serrer les coudes. Mais c'est la classe capitaliste et son système économique qui porte l'entière responsabilité de la crise, pas les travailleurs ! Et c'est pourtant aux travailleurs que le gouvernement en fait payer le prix, pendant que le patronat et les banquiers encaissent les aides de l'État.

Sarkozy gouverne en fonction de l'intérêt des groupes financiers et industriels. Il ne changera de politique que contraint et forcé par une réaction massive du monde du travail.

La responsabilité des organisations syndicales est de tirer du discours de Sarkozy la conclusion qui s'impose, de refuser de se laisser berner par la promesse d'une rencontre le 18 février et d'appeler à une nouvelle journée de grèves et de manifestations. Il faut que le mouvement s'élargisse, s'approfondisse et acquière la force nécessaire pour déboucher sur la grève générale jusqu'à satisfaction des exigences du monde du travail à un salaire qui permette de vivre et à un emploi garanti quitte à répartir le travail entre tous. Seule une mobilisation croissante allant vers la grève générale peut faire céder le grand patronat et le gouvernement.

Arlette LAGUILLER