Soutien aux travailleurs de Philips-Dreux

Communiqué
16/02/2010

Indécent !

Sans même procéder officiellement à des licenciements, la direction de Philips a donc envoyé un courrier au personnel de l'usine de Dreux pour lui signifier qu'il était inutile de se présenter à l'usine, qui serait fermée. Elle a aussi osé lui proposer des reclassements en Hongrie, avec un salaire de 450 euros par mois... à condition de parler hongrois. On ne saurait se moquer plus ouvertement des travailleurs.

Le ministre de l'Industrie, Estrosi, a déclaré « prendre acte » de la décision de Philips, et s'est félicité de ce que Philips envisageait de créer ultérieurement un « centre d'appels » à Dreux... ce qui bien évidemment n'est pas une solution pour des salariés qui travaillent dans l'électronique depuis des dizaines d'années pour certains.

On ne sait pas, dans cette affaire, ce qui est le plus honteux, du comportement de Philips, ou de celui dont le vrai titre devrait être « ministre des licenciements ».

Nathalie ARTHAUD