Le 5 novembre à Angers : Un succès qui encourage à aller plus loin 06/11/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/11/2026_11_05_m%C3%A9taux_avec_MG.jpg.420x236_q85_box-0%2C426%2C1805%2C1441_crop_detail.jpg 2026-11-06

Brève

Le 5 novembre à Angers

Un succès qui encourage à aller plus loin

Illustration - Un succès qui encourage à aller plus loin

Plus de 15 000 manifestants selon les syndicats, près de 10 000 selon la presse et la police : l’affluence dans les rues d’Angers jeudi 5 novembre a retrouvé le niveau des plus grandes marches de protestation, par exemple contre la réforme des retraites en février 2023.

Jeunes, actifs, chômeurs et retraités se sont mêlés, pour dire leur ras-le-bol d’une vie de plus en plus difficile. Les pancartes manuscrites ont de nouveau reflété, par des formules bien senties, tout ce qui cause la colère : le bas niveau des salaires, pensions et allocations ; la précarité de l’emploi ; le mépris des gouvernants à plat ventre devant les riches et durs envers les pauvres, surtout lorsqu’ils se rebellent ; et plus largement le manque de perspectives qu’offre cette société capitaliste synonyme d’inégalités, de guerres et de catastrophe climatique.

En plus des travailleurs du public et des plus grandes entreprises (Valeo, Scania...), souvent syndiqués, des salariés de plus petites structures ont tenu à être présents, de même que les agriculteurs de la Confédération paysanne et même des petits commerçants.

Le cortège lycéen et étudiant, en tête, a repris quantité de slogans anti-répression, anti-RN et pour l’union avec les travailleurs contre les capitalistes. À l’assemblée générale qui a suivi, plusieurs jeunes ont exprimé l’espoir que leur mouvement soit une étincelle pour le monde du travail, conscients que l’entrée de la contestation dans les entreprises sera le facteur décisif.

À Cholet et Saumur aussi, les rassemblements ont été réussis, avec 1000 et 600 manifestants respectivement. Partout les manifestants, confortés par le nombre et l’ambiance, à la fois festive et combative, se sont donnés rendez-vous samedi 7 novembre pour continuer à donner de la voix.

Il faudra plus que la « conférence sociale » bidon du lundi 9 novembre pour éteindre les colères.

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