Mouvement lycéen : La révolte de la jeunesse doit nous servir d’électrochoc 02/10/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/10/Manifestation_le_futur_en_carton.png.420x236_q85_box-0%2C0%2C1671%2C941_crop_detail.jpg 2026-10-02

Brève

Mouvement lycéen

La révolte de la jeunesse doit nous servir d’électrochoc

Illustration - La révolte de la jeunesse doit nous servir d’électrochoc

Alors que la mobilisation des lycéens continue de s’étendre dans tout le pays, y compris dans des petites villes, le gouvernement maintient sa stratégie : faire disparaître leurs revendications aussi réelles que légitimes derrière les images de casseurs et de locaux incendiés tout en intensifiant la répression.

Darmanin, ministre de la Justice, exige des magistrats « une grande fermeté », Nunez à l’Intérieur fait donner sa police et encourage « l’usage proportionné de la force » contre des jeunes mineurs tandis que Geffray, ministre de l’Éducation, ferme les lycées. Quant au Premier ministre, il accuse LFI et d’autres organisations de manipuler la jeunesse, comme si elle n’était pas capable de réfléchir et de se révolter toute seule !

Pourtant les revendications formulées par les lycéens, sur leurs pancartes ou les vidéos postées, sont claires : assez des locaux vétustes et inadaptés, des classes surchargées, des professeurs non remplacés, du manque d’infirmières et d’autres personnels. Les lycéens, notamment en banlieue d’où est parti le mouvement, expriment aussi leur ras-le-bol du mépris social ou du racisme qu’ils subissent. Si le mouvement s’étend, c’est que la nouvelle génération s’inquiète à juste titre de son avenir dans une société dirigée par des irresponsables qui provoquent le réchauffement climatique, préparent la guerre et n’ont que la précarité et les bas salaires à offrir à la jeunesse.

Les questions soulevées par les jeunes nous concernent tous. Les lycéens, c’est-à-dire nos enfants ou ceux de nos proches, ne pourront pas gagner seuls. Ne les laissons pas se faire matraquer ou traiter par le mépris. Les travailleurs seraient les mieux placés pour offrir une politique, des perspectives et des formes d’organisations au combat engagé par la jeunesse. A la condition qu’ils se mobilisent eux-mêmes pour défendre leurs propres intérêts, c’est-à-dire les intérêts du plus grand nombre contre la poignée de capitalistes richissimes qui transforment la planète en un terrain de spéculation, de pillage et de guerre.

Les lycéens ont ouvert la voie avec l’enthousiasme de la jeunesse, l’ensemble des travailleurs doit les rejoindre !

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