Meeting du 26 septembre 2026 à Paris : discours de Jean Pierre Mercier 28/09/2026 2026 Brochure /static/common/img/contenu-min.jpg 2026-09-28

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Meeting du 26 septembre 2026 à Paris : discours de Jean Pierre Mercier

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Sommaire

    Camarades et amis,

    Aujourd’hui, quand on fait le plein d’essence, on se vide les poches, on se fait saigner. L’envolée des prix des carburants atteint des sommets et pour beaucoup de travailleurs, le budget consacré aux carburants représente, sur une année, l’équivalent d’un mois de salaire. Qu’en sera-t-il quand le litre sera à 3 € ?

    Le gouvernement prétend se préoccuper des « gros rouleurs » : il faut s’inscrire, justifier de plus de 30 km aller-retour chaque jour, justifier de ses revenus, et tout ça pour recevoir un chèque de 100 €. L’équivalent d’un plein, et ils osent appeler ça une aide ?

    Le gouvernement dit vouloir aider 5,5 millions de salariés avec ses nouvelles mesures. Mais les millions d’autres qui doivent prendre leur voiture pour aller travailler, ils font comment ? Et combien dans le pays de retraités, de chômeurs n’ont pas le choix parce qu’il n’y a pas de transports en commun ?

    Beaucoup doivent réduire leurs déplacements au strict nécessaire, qui se résume à aller au travail et à faire des courses.

    Macron a réuni les chefs de partis pour leur expliquer que l’augmentation des prix de l’énergie, ce n’est pas la faute du gouvernement, ce n’est pas la faute de Total, c’est à cause de la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine.

    Alors oui, il y a des guerres, mais il y a aussi des profiteurs de guerre !

    Il y a des spéculateurs qui font monter les prix pour empocher des profits en quelques coups de Bourse, et il y a la loi du marché, la loi dite de l’offre et de la demande : moins il y a de carburant, plus il est vendu cher, comme si c’était une loi de la nature !

    Le détroit de Bab el-Mandeb n’est même pas encore fermé, il suffit qu’il soit menacé de l’être et les cours du baril s’envolent sur les marchés. Et puis se rajoutent les raffineurs qui en profitent pour augmenter leurs marges.

    Et Total, qui contrôle toute la chaîne, depuis l’extraction jusqu’à la distribution, eh bien lui, il fait tout ça à la fois !

    Résultat, TotalEnergies a réalisé plus de 10 milliards d’euros au 1er semestre 2026, en hausse de 72 % sur un an. Et ça, même en ayant bloqué les prix des carburants dans son réseau de stations !

    Il ne l’a pas fait par générosité bien sûr. Les capitalistes ne connaissent pas ce mot. Il en profite pour rafler des parts de marché à ses concurrents et si possible les mettre en faillite.

    Son PDG, Patrick Pouyanné, a déclaré fin août que si le gouvernement augmentait les impôts sur les bénéfices de Total, il augmenterait les prix des carburants dans ses stations ! Le chantage et la rapacité des capitalistes sont écœurants !

    En réalité, la réponse aux interminables débats dans les médias sur la façon de baisser les prix des carburants et de mettre fin au racket de Total, c’est de prendre sur ses profits. Ces milliards de profits, il les a faits en profitant de la guerre, des morts et des massacres. Il n’y a aucune raison de les lui laisser, il faut les réquisitionner !

    Il n’y a pas que le carburant qui augmente. Les tarifs de l’électricité ont bondi de 20 % en 5 ans. La facture de gaz de millions de ménages a augmenté de près de 30 % depuis avril.

    Quels sont les travailleurs qui ont vu leur salaire augmenter dans de telles proportions ?

    La hausse des tarifs de l’énergie se répercute dans toute l’économie. Mais ça ne se pose pas de la même manière pour le petit boulanger, pris à la gorge par la flambée de ses factures d’électricité, que pour de grands groupes industriels qui en profitent, comme les compagnies pétrolières, pour augmenter leurs marges.

    Les prix des légumes n’augmentent pas seulement à cause de la sécheresse, mais pour garantir les profits des industriels de l’agroalimentaire et ceux de la grande distribution, comme les profits de Bonduelle et ceux de Carrefour.

    Si tous les gros capitalistes peuvent répercuter les hausses de leurs coûts de production, préserver voire augmenter leurs profits, les travailleurs, eux, doivent se serrer la ceinture parce que les salaires ne suivent pas l’augmentation des prix.

    La seule façon de nous protéger de l’inflation généralisée, c’est que les salaires, les allocations, les pensions de retraite augmentent et rattrapent l’augmentation des prix.

    Alors nous devons revendiquer une augmentation massive des salaires et des pensions avec un salaire minimum de 2 200 euros nets par mois !

    Et pour se protéger de l’inflation, il faut imposer que les salaires, les allocations et les pensions suivent la hausse réelle des prix !

    Face à la flambée des prix, et d’abord ceux du carburant, des appels à des mobilisations ont été lancés.

    Le 29 septembre, les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestation pour revendiquer des effectifs et des moyens, partout insuffisants, que ce soit à l’hôpital, dans les écoles ou chez les pompiers, et pour refuser le blocage des salaires programmé par le gouvernement.

    Dans le privé, des fédérations syndicales et des militants au niveau de leurs entreprises appellent à se joindre à cette journée d’action. Ils ont mille fois raison !

    Oui, la question des salaires doit être posée dans toutes les entreprises du pays et à l’échelle de l’ensemble de la classe ouvrière.

    Imposer leur augmentation est une question de rapport de force avec le grand patronat et l’État à son service, et se mobiliser tous ensemble est une nécessité vitale !

    Il y a aussi la date du 17 octobre qui circule sur les réseaux sociaux et qui appelle à « reprendre les ronds-points » et à refaire comme les gilets jaunes.

    Aujourd’hui, les raisons de se mobiliser sont encore plus nombreuses qu’en 2018.

    On ne peut que souhaiter que des millions de travailleurs, actifs et retraités, trouvent la force et la volonté de s’organiser et d’agir.

    Mais pour être efficace, la mobilisation ne doit pas être dirigée seulement contre le gouvernement ou contre Macron mais, aussi et surtout, contre le grand patronat.

    La revendication de la baisse des taxes sur les carburants revient souvent dans les discussions et beaucoup de travailleurs autour de nous pensent que ce serait un moyen de faire baisser les prix des carburants. Mais c’est un piège !

    Si l’État baissait les taxes, à qui présenterait-il la note de ce manque à gagner ?

    À coup sûr, aux travailleurs et aux classes populaires, en réduisant encore les dépenses qui leur sont consacrées, en dépensant encore moins pour les hôpitaux, la santé, les écoles…

    Pour ne pas avoir à payer d’une façon ou d’une autre les conséquences de la flambée des prix, et pas seulement ceux des carburants, il faut arracher une augmentation des salaires et des pensions en imposant au grand patronat de prendre sur ses profits.

    Et pour le faire reculer, la force des travailleurs, ceux qui font tourner toute la société, n’est ni sur les ronds-points ni devant les préfectures ou l’Élysée, elle est dans les entreprises, au cœur du système, là où des millions de travailleurs sont rassemblés chaque jour pour produire les profits des capitalistes.

    Les travailleurs doivent relever la tête et refuser de se laisser intoxiquer par la propagande patronale.

    Et il est insupportable d’entendre le grand patronat pleurer, comme le dirigeant du Medef, Patrick Martin, qui ose affirmer : « On a atteint le seuil de douleur. »

    À écouter le dirigeant du Medef, ils prennent des risques en créant des richesses. C’est un mensonge !

    Ceux qui prennent des risques, c’est nous, les travailleurs, qui risquons notre vie et notre santé. C’est nous que le travail démolit avec, souvent au bout, le prix du sang.

    À Stellantis, à Poissy où je travaille, cette semaine, lors de travaux de démontage d’une presse, un ouvrier a chuté et s’est retrouvé coincé par un vérin hydraulique de huit tonnes. Alors qu’il hurlait de douleur, les secours ont mis deux heures pour le désincarcérer. Transporté à l’hôpital en urgence absolue, il a dû être amputé d’une jambe et d’autres séquelles sont sans doute à venir. À l’âge de 35 ans, il restera handicapé à vie.

    Ces risques-là, aucun patron ne les prend et il faudra s’en souvenir quand la colère sociale explosera ! Ni oubli, ni pardon !

    Le patron du Medef, lui, a hérité de l’entreprise de papa, qui lui-même l’avait héritée de grand-papa… Il est entré dans l’entreprise familiale « par la petite porte », raconte-t-il. Comme ouvrier ? Bien sûr que non. En prenant la direction d’une usine du groupe.

    Aujourd’hui, il est à la 387e place au classement des 500 plus grandes fortunes du pays. Son héritage et sa fortune, il les doit à l’exploitation de plusieurs générations de travailleurs !

    Et ces grands patrons ont le culot de se présenter comme des « créateurs d’emplois », des entrepreneurs. Créateurs d’emplois, vraiment ? Alors qu’ils continuent à licencier à tour de bras, jetant au chômage des dizaines de milliers de travailleurs, ruinant des régions entières, alors que malgré la crise et les guerres, ils n’ont jamais été aussi riches !

    Les usines de Stellantis à Poissy, de Renault à Flins sont menacées de fermeture. 4 000 travailleurs seront sur le carreau s’ils ne s’organisent pas pour se battre et imposer leur droit à l’existence. 4 000 travailleurs auxquels il faut ajouter les milliers de travailleurs des équipementiers et les intérimaires.

    Sodexo, un créateur d’emplois ? Vraiment ? Le groupe vient d’annoncer son intention de supprimer près de 1 100 emplois en France. La direction le dit avec cynisme : le but, c’est de rapporter plus à ses actionnaires et à son premier actionnaire, la famille Bellon, déjà à la tête d’une fortune de 5 milliards d’euros.

    Et combien d’autres travailleurs vivent en ce moment la même situation ?

    Partout le patronat est à l’offensive. Des millions de travailleurs s’esquintent la santé à suivre des cadences qui augmentent, à effectuer le travail pour deux, tandis que des millions d’autres sont condamnés au chômage, aux emplois précaires.

    Pour sauver notre peau, il n’y aura pas d’autre solution que de se battre pour imposer la répartition du travail entre tous et l’embauche massive des chômeurs ! Aucun travailleur ne doit être privé de son salaire !

    Et quand on les écoute, ces patrons, embaucher leur coûterait extrêmement cher. C’est tout juste s’il ne faudrait pas les remercier ! Mais quelle bande de menteurs !

    La vérité est que le travail ne coûte rien, il rapporte gros, très gros au patronat.

    Quand le grand patronat parle du « coût du travail », c’est pour masquer que les travailleurs lui rapportent, qu’il n’y aurait pas les profits, les dividendes versés aux actionnaires sans le travail de dizaines de millions de femmes et d’hommes. C’est pour masquer l’exploitation !

    Un camarade de l’usine m’a montré sa fiche de paie : 1 700 € nets par mois, 200 € de plus que le SMIC pour 18 ans d’ancienneté en équipe sur la chaîne, pendant que les actionnaires de Stellantis se partagent 18 millions d’euros par jour.

    Et c’est nous qui produisons les voitures, les transportons, les vendons, les réparons… Et c’est vrai dans tous les secteurs de l’économie.

    Sans l’activité des dizaines de millions de femmes et d’hommes qui passent la plus grande partie de leurs journées, de leur vie, sur des chaînes de montage, dans les entrepôts, à mettre en rayon dans les supermarchés, à soigner, à construire des logements, à enseigner, à faire le ménage, à ramasser les poubelles, non seulement aucun profit ne serait réalisé, mais rien ne fonctionnerait dans la société.

    Ceux qui sont utiles, indispensables, ce sont les travailleurs.

    Alors ils doivent l’affirmer, en être fiers, et opposer cette fierté ouvrière à l’arrogance de la bourgeoisie, qui n’est qu’une classe d’exploiteurs qui accaparent la richesse créée par la classe des travailleurs !

    Le patronat et ses représentants de tout poil nous parlent régulièrement des cotisations sociales. Ça revient dans tous leurs discours.

    Ces « charges », car c’est ainsi qu’ils en parlent, seraient trop lourdes. Les porte-paroles patronaux répètent qu’il faudrait « rapprocher le salaire brut du salaire net », en faisant croire ainsi aux travailleurs que leur salaire pourrait augmenter de cette façon.

    Là encore, les patrons mentent comme des arracheurs de dents !

    Ces cotisations sociales, elles servent à financer l’assurance maladie, l’assurance chômage, la retraite et, pour ce qui nous concerne, nous les travailleurs, nous les payons entièrement, contrairement aux patrons qui ne paient quasiment plus rien.

    Tous les gouvernements, depuis des années, de droite, de gauche, macronistes, ont réduit ces cotisations en nous servant toujours le même mensonge : ça permettrait aux entreprises d’embaucher. Le résultat est que pour un salaire au SMIC, un employeur paie moins de 6 % de cotisations sans qu’il y ait eu les embauches annoncées.

    En revanche, ça a augmenté le nombre de travailleurs dont le salaire plafonne au SMIC, car les patrons ne veulent pas perdre les avantages des exonérations de cotisations.

    Des économistes ont même inventé l’expression de « trappe à bas salaires » ! Et ce sont les travailleurs qui tombent dedans !

    Les gouvernements ont volontairement creusé le trou de la Sécurité sociale, le trou des caisses de chômage, le déficit des retraites. À chaque fois, ils ont promis de compenser ce manque à gagner, mais jamais ils ne l’ont fait.

    Et cela a été une perte pour les caisses de l’assurance chômage de 12 milliards d’euros. Mais qui rendent-ils responsables de ces déficits ? Les chômeurs, insultés en permanence en étant traités de fainéants ou de fraudeurs !

    Parallèlement, tous les gouvernements, toutes étiquettes politiques confondues, ont permis au patronat de puiser des centaines de milliards chaque année dans les caisses publiques. Il y a tellement de dispositifs qu’on ne sait pas précisément combien le patronat peut détourner à son profit.

    Une enquête du Sénat avait chiffré à 211 milliards d’euros, d’autres enquêtes chiffrent à 270 milliards d’euros le montant annuel des aides publiques versées sans contreparties aux entreprises, et principalement aux plus grandes entreprises qui n’ont pas besoin de ça pour afficher des bénéfices.

    Cela correspond à deux fois et demie le budget de l’Éducation nationale, onze fois celui de la santé !

    Alors oui, la vérité est que l’État organise un grand détournement au profit de la classe capitaliste. Les vrais assistés, ce ne sont ni les chômeurs ni les travailleurs. Ce sont les capitalistes !

    Le gouvernement a annoncé qu’il voulait faire 54 milliards d’économies dans son budget 2027. Tous ses ministres et porte-paroles, relayés par une campagne médiatique incessante, répètent en boucle que les caisses de l’État sont vides, qu’il y a une dette de plus de 1 300 milliards d’euros à payer…

    Est-ce que cette dette empêche le gouvernement d’augmenter le budget de l’armée ? Non. Est-ce qu’il se propose de prendre dans les milliards de cadeaux patronaux ? Non plus.

    Non, c’est aux travailleurs, aux classes populaires, aux plus pauvres que le gouvernement demande de payer !

    Les politiciens osent nous dire, en nous parlant de la dette, qu’il faut arrêter de vivre à crédit.

    Mais comme si cette dette était la nôtre !

    Les travailleurs n’ont pas à payer une dette dont ils ne sont pas responsables.

    Nous, on a assez payé comme ça, c’est aux milliardaires, aux capitalistes de payer !

    Cet été, les principaux groupes du CAC 40 ont annoncé des profits de 74 milliards d’euros pour les six premiers mois de l’année, une progression de 40 % sur un an.

    Entre avril et juin, en 3 mois, 61 milliards d’euros ont été reversés en dividendes aux actionnaires. Les actionnaires français du CAC 40 sont les champions d’Europe du versement de dividendes.

    Les caisses des familles bourgeoises débordent d’argent.

    Ces profits, c’est notre travail qui les a produits. Le but des capitalistes, ce n’est pas de produire des voitures, des yaourts ou des sacs à main, même quand ce sont des sacs Vuitton.

    Pour les capitalistes, les travailleurs sont là pour leur produire leurs profits. Et n’importe quel patron le sait d’instinct : à partir du moment où un salarié franchit le seuil de son entreprise, à partir du début de la journée de travail, chaque minute, chaque seconde qui n’est pas employée à suer du profit, c’est du temps gâché.

    Et les patrons nous font la guerre pour que ces minutes soient les plus productives possible, pour augmenter les cadences, la charge de travail.

    Le directeur de l’atelier du montage à l’usine de Poissy affirmait avec satisfaction qu’il avait réduit de 70 secondes le temps de fabrication d’une voiture. Pour les ouvriers sur chaîne, ça veut dire exécuter encore un peu plus vite les opérations de montage. C’est entre autres comme ça que se fabrique le profit. Et ce qui est vrai dans l’automobile l’est aussi pour tous les secteurs de l’économie.

    Tous les jours de l’année, le patronat nous fait la guerre pour intensifier l’exploitation. Il mène sa lutte de classe. Eh bien, du côté des travailleurs, nous devons mener la nôtre, pour défendre nos intérêts de travailleurs sous peine de nous faire écraser.

    Depuis des semaines, le gouvernement se livre à une campagne médiatique contre les retraités présentés comme des privilégiés. Il veut faire payer ce qu’il appelle « les retraités aisés ». Alors, il ne s’agit pas de Bernard Arnault. Non, selon Lecornu, on commence à être « aisé » avec une pension de 2 000 € ! Il fallait oser !

    Comment ne pas être révolté, en colère ! Après une vie passée à s’esquinter la santé en travaillant, des millions de femmes et d’hommes doivent entendre, du matin au soir, dans tous les médias, qu’il n’y a plus assez d’argent pour leur permettre de vivre correctement, que défendre leur droit à profiter de la vie dans des conditions dignes, ce serait de l’égoïsme et que chacun doit « prendre sa part des sacrifices », comme ils disent.

    Ceux qui osent dire ça n’ont rien à redire face à l’égoïsme des Arnault, Dassault, Peugeot, Bolloré, de ces grandes familles bourgeoises, qu’il ne faudrait pas faire fuir en augmentant leurs impôts parce qu’ils ne veulent pas payer un centime de plus !

    Cette campagne odieuse est une insulte contre des femmes et des hommes qui ont travaillé et cotisé toute leur vie active, c’est une insulte contre l’ensemble des travailleurs !

    Quand ce ne sont pas les retraités qui sont désignés comme coûtant trop cher, ce sont les malades, qui consommeraient trop de médicaments, qui prendraient trop d’arrêts maladie… Depuis ces multiples campagnes contre les soi-disant « faux arrêts maladie » et les pressions de plus en plus fortes des patrons, quand un salarié est malade, il se demande d’abord comment il va l’annoncer à son chef avant de penser à se soigner.

    Et le gouvernement s’attaque aux plus vulnérables, à ceux qui souffrent d’une affection de longue durée, aux handicapés qui n’ont plus le droit de cumuler leur allocation avec l’ASS… Il réduit les remboursements des médicaments, il durcit les conditions de prise en charge des transports sanitaires…

    Et à la grande satisfaction de Le Pen, il s’attaque à la fraction immigrée de la classe ouvrière en proposant de supprimer les APL pour ceux qui n’auraient pas un certain nombre d’années de présence sur le territoire. Les travailleurs immigrés auront le droit de se casser le dos sur des chantiers pour construire des logements mais pas celui d’y habiter !

    C’est une honte ! Avec ou sans papiers, quelle que soit leur origine ou leur religion, tous les travailleurs appartiennent au même camp, ils sont frères dans l’exploitation, et demain, c’est sûr, ils seront frères de combat !

    Les ignobles campagnes orchestrées pour mettre en accusation les retraités, les chômeurs, les immigrés, les malades servent à faire oublier qui sont les vrais privilégiés, et pire encore, cela sert à nous diviser, à dresser des pauvres contre d’autres, plus pauvres encore. Cela sert à susciter une guerre entre travailleurs.

    Il ne faut pas tomber dans ce piège ! La seule guerre que les travailleurs doivent mener, c’est la guerre contre leurs exploiteurs, les capitalistes !

    Oui, les capitalistes sont responsables de la misère. Ils sont responsables de ce système fondé sur la loi du profit, la loi du marché, la loi de la concurrence, un système complètement fou qui entraîne toute la société vers la catastrophe.

    Une société qui réduit à la mort sociale ceux qui sont à la base de la création de richesses ne peut pas être l’avenir de l’humanité. Elle est condamnée.

    Et, camarades, je vous le garantis, une société organisée et dirigée par les travailleurs, par les exploités, sera mille fois, dix mille fois plus juste et plus efficace que celle dans laquelle nous sommes enfermés.

    Et pour développer toutes ces idées, je laisse la parole à notre camarade Nathalie Arthaud, candidate à l’élection présidentielle !

    Vive la classe ouvrière et vive le communisme !

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