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- Lutte ouvrière n°3013
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Leur société
1er Mai : pas une fête, une journée de lutte
Non, le 1er Mai n’est pas la fête du Travail, ni celle du muguet, ni la fête de « ceux qui aiment le travail parce qu’ils savent que par le travail on construit son avenir et l’avenir du pays », comme avait osé le dire Macron, le 1er Mai 2019.
Le 1er Mai est une journée de lutte des travailleurs pour leurs revendications, leur droit à vivre dignement dès maintenant et pour débarrasser la société de l’exploitation capitaliste.
La date fut choisie par la Deuxième Internationale pour rappeler le massacre de Haymarket aux États-Unis en 1886. Par la suite, les gouvernements ont oscillé entre la répression, des interdictions musclées, ou même la récupération comme sous Pétain qui travestit le 1er Mai en une « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Après la Seconde Guerre mondiale, en en faisant une journée de fête légale « du Travail », chômée et payée, la bourgeoisie a voulu le réduire à des bals populaires et à un symbole fleuri de la paix sociale.
Avec le concours des organisations syndicales et des partis de gauche réformistes, les drapeaux tricolores ont souvent remplacé le drapeau rouge. Au moment où la crise et les guerres explosent un peu partout dans le monde, cet alignement sur la bourgeoisie est dramatique.
Née des luttes et de l’internationalisme revendiqué par les révolutionnaires du 19e siècle, cette journée marque la volonté de faire vivre une organisation internationale des travailleurs du monde entier visant à mettre fin à l’exploitation à l’échelle mondiale. Lutte ouvrière appelle d’autant plus à y participer aujourd’hui, dans une période marquée par la montée des tensions guerrières et des tendances réactionnaires, pour affirmer une perspective communiste révolutionnaire.
Dans de nombreuses villes, des manifestations sont organisées. À Paris, elle partira à 14 heures de la place de la République.