2027 : au secours, Hollande revient28/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3013-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-04-28

Leur société

2027 : au secours, Hollande revient

Samedi 25 avril, François Ruffin tenait un meeting en plein air devant l’hôtel de ville de Lyon, tout juste conservé par les écologistes. Il a mis en scène son « entretien d’embauche » par un ouvrier sidérurgiste, une infirmière, un pizzaïolo et une retraitée.

Si Ruffin se veut « le candidat du travail » qui se fait embaucher par « le peuple » et s’il a taclé à plusieurs reprises le Rassemblement national, il a aussi lourdement insisté sur le fait qu’il s’adressait « aux Français ». Se disant partisan du nationalisme économique, il veut instaurer des taxes aux frontières, et, pour se démarquer de Mélenchon, il a martelé qu’il n’y avait pas de « nouvelle France », mais une « seule France ». Les travailleurs, français ou immigrés, exploités ou licenciés par des patrons bien français apprécieront.

Le même jour en Bretagne, s’adressant à un tout autre électorat, l’ex-président socialiste François Hollande et l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann, posaient ensemble, aux côtés notamment de l’ex-ministre de l’Économie macroniste Éric Lombard, de l’écologiste Yannick Jadot et du financier de gauche Mathieu Pigasse.

De son côté, Boris Vallaud, chef des députés socialistes, concurrent à la fois de François Hollande et du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, cherche la lumière en publiant un livre, intitulé « Nos vies ne valent pas des marchandises ». Il y défend le concept de « démarchandisation », un mot qui sonne altermondialiste voire anticapitaliste. Il resterait à expliquer comment convaincre les capitalistes de se « démarchandiser ». Et on peut en dire autant de Hollande, de Ruffin, de Glucksmann, mais aussi de LFI, qui tous tentent de ressusciter une alternative de gauche qui ne voudrait surtout pas s’en prendre au capital, mais au contraire le servir.

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